En Périgord, les résultats économiques sont encourageants


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En Périgord, les résultats économiques sont encourageants

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Temps de lecture 3 min

Publication PUBLIÉ LE 15/02/2020 PAR Claude-Hélène Yvard

La Banque de France et la chambre économique ont dressé le bilan économique de la Dordogne en 2019 et les perpectives pour 2020. “Les résultats sont bons et les perspectives sont encourageantes. Et ce magré les turbulences sociales de fin d’année, des positions américaines sur les barrières douanières et les incertitudes liées au Brexit. La croissance s’est ralentie en fin d’année mais elle a globalement plutôt bien résisté », indique Jean Luc Demesure, le directeur de la banque de France en Dordogne. “L’économie régionale reste solide et favorablement orientée. Dans l’industrie, la vigueur de la demande intérieure a alimenté les commandes et les projets d’investissements, les services ont enregistré une nette progression.” Seul bémol, l’emploi progresse peu. En Dordogne, les résultats de l’enquête menée par la Chambre économique auprès de 544 entreprises entre le 10 et 17 janvier suivent cette tendance favorable. La reprise d’activité se confirme.
La Chambre économique constate également une progression du chiffre d’affaires des entreprises périgourdines de 2,5% tous secteurs d’activité confondus. En fin d’année, les chiffres d’affaires se soldent par des résultats en progression : 36 % des entreprises ont pu améliorer le montant de leurs ventes, même si 19 % ont vu le montant de leurs ventes réduit.  Ces performances sont d’autant plus réjouissantes, qu’elles concernent presque tous les grands secteurs (commerce, artisanat, services, industrie, construction). Les entreprises industrielles sont en progression de 2,7% en Nouvelle-Aquitaine, et le chiffre d’affaires des services (comptabilité, informatique, etc.) augmente de 3,4% dans la région. Le tourisme et notamment les campings ont bien progressé en 2019. Seul le secteur industriel a accompagné sa croissance de moyens supplémentaires : création d’emplois et investissements. Le bâtiment s’en sort bien. Toutefois, la situation financière peut s’avérer plus fragile, notamment pour le commerce et les services, qui ont souvent sacrifié leurs marges. L’enquête révèle des progressions plus timides en Périgord vert : le territoire de Nontron  a connu une baisse importante de fréquentation de la clientèle. A noter, que le nombre de créations d’entreprises enregistre une forte hausse (+ 30 %) en raison notamment d’un bond des micro entreprises (+ 54 %). 

Baisse du chômage et recrutements
Le département de Dordogne suit la tendance nationale de la baisse du chômage, avec 820 chômeurs de moins en une année, soit une une baisse du chômage 4% en 2019. L’Institut national des statistiques relève 19 440 chômeurs sans aucune activité en Dordogne fin 2019.  « On constate une amélioration de la courbe du chômage également en Dordogne » – Jean-Luc Mesure, directeur de la Banque de France mais pour Jean-Luc Mesure « on pourrait avoir davantage d’embauches ; il n’y a pas assez de jeunes en formation. » Surtout que contrairement aux années précédentes, les chefs d’entreprises envisagent d’embaucher de manière significative, notamment dans les secteurs de la construction, l’industrie, l’hôtellerie restauration. Bon nombre de chefs d’entreprises éprouvent des difficultés à recruter, surtout du personnel qualifié. En Dordogne, la confiance en l’avenir de son entreprise demeure à un excellent  niveau, à  80 %, chez les dirigeants interrogés. Les indicateurs sont au vert pour 2020 : les chefs d’entreprises comptent majoritairement sur une amélioration de leur trésorerie et une nouvelle progression significative de leur chiffre d’affaires. 

 Bilan plus mitigé pour l’agriculture

La Chambre d’agriculture a également présenté le bilan de l’activité agricole départementale. L’année a été marquée par des conditions climatiques qui ont fortement pertubé la quasi totalité des filières : la production de noix a été mise à mal par les fortes gelées de mai. La production de fraises a souffert d’un engorgement des marchés au printemps due à une concentration de l’offre. Celle ci est due aux changements climatiques qui pertubent la production. Les filières basées sur le volume sont à la peine cette année ( ovins, bovins viande). En bovin lait, les prix retrouvent un niveau plus en phase avec les coûts de production mais le secteur ne parvient pas à enrayer la baisse des effectifs. Le bio poursuit sa bonne orientation en filières végétales où la demande est en progression, plus difficilement en filières animales.

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