Le Lot-et-Garonne dit « NON » au gaz de schiste


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Publication PUBLIÉ LE 16/11/2012 PAR Sybille Rousseau

« La mission est en mesure d’attester de la dangerosité de la fracturation hydraulique utilisée comme principal procédé d’extraction. » Le message est clair et il est signé Georges Denys, le président de la Mission d’information et d’évaluation sur l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste du Conseil général de Lot-et-Garonne. Pour arriver à cette conclusion là, cette Mission, créée le 21 mars dernier, a travaillé d’arrache pied. Auditions d’experts de la société civile, du sol et du sous-sol ou encore des milieux aquatiques. Rencontres avec des scientifiques, des géologues et des collectifs associatifs. Déplacement à Cahors pour rencontrer des élus confrontés aux mêmes interrogations. Enfin, voyage d’études au Canada et aux Etats-Unis pour aller constater sur le terrain les conséquences liées à l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique, car les Etats-Unis furent les premiers à puiser les gaz dans leur sous-sol. Les conseillers généraux en ont aussi profité pour dialoguer avec des élus québécois ayant établi un rapport sur les avantages et inconvénients du gaz de schiste.


Nocif pour la santéA la suite de tout ce travail d’étude, les membres de la commission ont rendu un rapport mentionnant notamment le fait qu’afin de préserver les secteurs économiques stratégiques, la ressource en eau et surtout la santé des Lot-et-Garonnais, ils s’opposaient à l’exploration, l’exploitation et à l’expérimentation du gaz de schiste par fracturation hydraulique. La mission a également constaté l’incompréhension qui régnait entre deux catégories d’acteurs, d’une part certains industriels et les compagnies dont l’activité économique est basée sur l’exploitation des hydrocarbures et, d’autre part le grand public. Georges Denys de conclure : « de par sa formation géologique karstique, notre département voit les risques de pollutions des eaux souterraines et de surface renforcés. Les répercussions sur la santé publique ne semblent pas être prises en compte à leur juste mesure. (…) Selon nous, aucun avantage ne pourra compenser les risques observés liés à l’exploitation du gaz de schiste. »

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