Success story : Alain Afflelou revient sur ses débuts…


Du 3 mars 1972 au 3 mars 2022 : 50 ans plus tard Alain Afflelou revient sur ses débuts à Bordeaux.

Afflelou franchit la porte de son premier magasin.Nolwenn Tournoux

Afflelou franchit la porte de son premier magasin.

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Publication PUBLIÉ LE 15/03/2022 PAR Nolwenn Tournoux

Le 3 mars, Alain Afflelou s’est rendu au magasin dans lequel il a débuté sa carrière, au Bouscat, en Gironde. Equipé de lunettes rectangulaires de son propre modèle magic, l’opticien a choisi ce jour-là des clips d’un noir sobre, assortis à sa tenue. De retour à Bordeaux 50 ans après l’ouverture de sa toute première boutique au Bouscat, le célèbre entrepreneur a franchi la porte de l’endroit où tout a commencé. Trois de ses fils, Lionel, Laurent et Anthony Afflelou, membres du groupe éponyme, étaient également présents.

Alain Afflelou a passé 17 ans de sa vie à Bordeaux. Il y est allé au lycée, y a passé son bac. « J’ai un attachement particulier à Bordeaux, affirme Alain Afflelou. J’y ai créé mon entreprise, ma famille, je me suis marié avec une bordelaise, mes enfants sont nés à Caudéran… » Amateur de sport, l’opticien a même été président du club de foot des Girondins de Bordeaux de 1991 à 1996. Lorsqu’il raconte ses souvenirs, le septuagénaire ne semble pas fouiller dans sa mémoire et pourtant, il n’oublie pas les détails. A 20 ans, Alain Afflelou part faire ses études à Paris. « Je ne connaissais pas un seul opticien, je voulais faire la bringue… » confie-t-il. Avec un diplôme d’opticien lunettier en poche, celui qui se qualifie de « bordelais d’adoption » est de retour et ouvre sa première boutique à l’âge de 24 ans.

« Je me souviens de tout »

Tout a commencé le 3 mars 1972, au 14 avenue de la Libération, au Bouscat précisément. « Je me souviens de tout. L’ouverture, la couleur de la clé, de la porte, le ménage, l’attente des clients », témoigne l’entrepreneur  qui a alors reçu beaucoup plus de clients qu’il n’imaginait. « Je peux vous garantir que je connais la météo de tous les jours de ce mois. Quand il faisait beau, on vendait des lunettes de soleil. Le mois de mars 1972 a été particulièrement ensoleillé et chaud », conte-t-il. « Les gens aux terrasses des cafés et dans les rues de Bordeaux étaient en t-shirt. Ce n’était pas la plus grosse affaire que j’ai pu faire dans ma vie, mais c’était mon premier magasin, » souligne Alain Afflelou. C’est là qu’il a tout appris.

Dans les années 70, les opticiens portaient des blouses. Mais Afflelou ne ressemble pas aux autres : « Je m’en foutais de la blouse. Je n’en mettais que quand je travaillais à l’atelier. » Environ 5 ans après l’ouverture de son premier magasin, l’homme d’affaires se voit concurrencé par des opticiens qui passent des accords d’exclusivité avec certaines mutuelles. Ces dernières font le tiers payant et leur envoient des clients. Afflelou perd de sa clientèle. « On venait me dire : C’est dommage, j’aimerais acheter chez vous, mais je n’aurai pas de remboursement, » raconte l’opticien. Alors, il décide de faire des prix et une grosse campagne de pub. Il vend des montures à moitié prix, baisse sa marge et se rattrape avec le nombre de clients. Sa clientèle augmente à nouveau, et il ouvre un autre magasin, rue Sainte-Catherine, où il met en avant ses prix bas.

Une renommée qui s’étend

Si cette évolution a plu aux clients, cela n’a pas été le cas pour les concurrents. Les opticiens de Bordeaux et de la région ont boycotté les fournisseurs qui travaillaient avec Alain Afflelou, qui a tout de même « réussi à [se] débrouiller. » Le jeune opticien faisait parler de lui, et le bouche à oreille allait bien au-delà de Bordeaux. « En bien ou en mal l’essentiel c’est qu’on parle de vous, » conclut-il. Finalement, « j’ai vu arriver des opticiens d’autres villes qui voulaient que je les aide à faire la même chose. » En 1978, le nom d’Alain Afflelou devient une franchise. Aujourd’hui, Afflelou compte 850 magasins en France, 1500 avec l’étranger. « Quand on dit opticien on pense Afflelou », assure l’entrepreneur. « On a passé notre vie à innover. » L’aventure Afflelou, qui a commencé à Bordeaux en 1972, s’étend aujourd’hui au-delà de la France et continue de s’écrire.

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