Venez faire bombance à la Frairie des Petits Ventres


C’est le retour de la Frairie des Petits Ventres, l’événement le plus attendu de l’année par des Limougeauds privés de fête depuis deux ans. Estomacs sensibles, évitez la rue de la Boucherie le 21 octobre !

foule dans la rueVille de Limoges

Des milliers de gourmands sont attendus rue de la boucherie vendredi.

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Publication PUBLIÉ LE 20/10/2022 PAR Corinne Merigaud

Cette grande ripaille devrait attirer des milliers d’amateurs de bonne chère qui viendront sans doute de loin pour s’agglutiner, de 9h30 à minuit, rue de la Boucherie et sur les places Saint-Aurélien et Barreyrette. Absente du calendrier depuis 2019, la Frairie compte faire le plein. Ils seront entre 20 000 et 30 000 à jouer des coudes pour déguster sur le pouce de la tripe. Des petites ventres (estomacs d’agneaux farcis avec des pieds d’agneaux), du girot (gros boudin), de la fraise de veau, du boudin aux châtaignes, des couilles de mouton, des andouillettes, du nez de porc sans oublier le pâté de pommes de terre, les galétous et le vrai clafoutis, celui aux cerises.

La renaissance de cette fête populaire remonte à 1973. Le maire de Limoges voulait alors raser ce quartier décrépi, qui fut longtemps le ventre de la ville, pour construire de jolis immeubles. Des amoureux du patrimoine fondent l’association Renaissance du Vieux Limoges et relancent la Frairie. Leur but : sauver le quartier. Les milliers de Limougeauds venus ce soir-là firent plier l’édile. Dans ce quartier historique, on vénérait déjà la tripe… au Xème siècle. La corporation des bouchers honorait son patron Saint-Aurélien. Autour du 15 septembre, ils fabriquaient les produits tripiers. La pittoresque chapelle atteste de leur puissance comme la maison de boucher transformée en musée.

foule qui mange dans la rueVille de Limoges

Du girot, du boudin aux châtaignes et autres produits tripiers seront dégustés ce soir-là.

Aujourd’hui, la Frairie des Petits Ventres a conservé son aspect religieux sous la houlette de la confrérie Notre-Dame-de-Pitié. La statue de la chapelle sera portée en procession à 17 h, rythmée par le groupe folklorique l’Eicola du Barbichet. « Ce sera la même configuration qu’en 2019 annonce Bernadette Cibot-Voisin, présidente de la confrérie. Un échafaudage barre la rue suite à un incendie, les commerçants du haut iront place Barreyrette. »

Depuis qu’elle a succédé à sa mère Geneviève Mausset, elle a imposé un retour à la tradition. « On a mis les pieds dans le plat, finis les kebabs et les cannelés lance-t-elle, on veut de l’authenticité, des produits Limousin. Tout ce qui est vendu est fabriqué localement. Les gens jouent le jeu car ils ont conscience que la Frairie peut disparaître comme la Saint-Loup.» Cette année, le nombre de vendeurs est passé de 58 à une trentaine. « Seuls les commerces de la rue déballeront, quelques-uns des Halles et deux tripiers. »

400 kilos de boudins à préparer

Chez Tripes et Cie, on est sur le pont pour rassasier les gourmands. Les quantités seront à la hauteur de l’événement nous promet-on. « Vu la popularité de l‘évènement, mon collègue Sébastien, qui est à la production, a prévu en conséquence avec 400 kg de boudins, produit le plus vendu, annonce Morgane. Il ne devrait pas rester grand-chose dans le frigo à la fin. »

A fête exceptionnelle, produits exceptionnels avec du girot préparé spécialement pour la Frairie. « Ce n’est pas tous les ans car la cuisson est délicate ajoute-elle, et avec du sang de porc désormais car le sang d’agneau est interdit. Il se consomme en tranche de 1 à 2 cm grillée à la poêle. » On trouvera sur leur stand un pâté d’automne aux châtaignes cuit en boyau et l’andouille limousine 3 en 1. « Elle représente les 3 départements du Limousin avec de l’ail, des oignons et des échalotes dans un même boyau. Ce sont deux spécialités parmi un panel de 27 produits tous faits maison. »

On ne résistera pas non plus à l’andouillette, aux grillons, aux tripes (« les mêmes que celles servies au restaurant Chez Alphonse », pour les connaisseurs) , au saucisson à l’ail et au jambon à l’os cuit au bouillon. De quoi s’en faire éclater la panse !

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