Nautisme : quelle stratégie en Nouvelle-Aquitaine?


La Région a lancé une feuille de route pour définir une stratégie de développement de la filière nautique d'ici six ans

Salon du nautisme Grand Pavois à La Rochelle, en 2019Anne-Lise Durif | Aqui

Salon du nautisme Grand Pavois à La Rochelle, en 2019

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Publication PUBLIÉ LE 15/10/2021 PAR Anne-Lise Durif

La nouvelle a été annoncée lors de l’édition 2021 du Grand Pavois, début octobre. La Région va lancer en 2022 sa « feuille de route des industries nautiques et navales de Nouvelle-Aquitaine ». Objectif : se doter d’une vision stratégique à plus long terme, partagée entre les acteurs publics et privés de cette filière. De janvier à avril prochains, des ateliers collectifs de concertation répartis sur le littoral néo-aquitain, se tiendront en Charente-Maritime, en Gironde et dans les Pyrénées-Atlantiques. Rencontre avec Fabienne Baron Roucayrol, présidente d’Atlantic Cluster et directrice générale de Lalou Multi.

@! : Cette feuille de route des industries nautiques et navales est portée conjointement par la Région et l’Atlantic Cluster. Pouvez-vous nous rappeler les actions portées par ce cluster et son origine ?

Fabienne Baron Roucayrol : Atlantic Cluster a été créé en 2019 dans le but de fédérer les acteurs de la filière des industries nautiques et navales. On compte aujourd’hui une centaine d’adhérents, sur une filière régionale estimée à 1600 entreprises. Ce cluster a pour objectif de développer la filière, et d’en avoir également une meilleure connaissance pour cerner ses besoins. L’Observatoire régional des métiers de la mer nous aide actuellement à établir une fiche d’identité précise de la filière en Nouvelle-Aquitaine. D’ici fin 2022, on devrait notamment pouvoir savoir ce que représente le secteur en termes de chiffre d’affaires .

@! : Vous avez lancé officiellement la constitution de cette feuille de route à l’occasion du Grand Pavois. En quoi cela consiste-t-il ?

F. B. R. : Il s’agit de se doter d’une vision stratégique à long terme, c’est-à-dire 3 à 6 ans, partagée entre les acteurs publics et privés de cette filière. Cette feuille va définir le cadre dans lequel nous allons travailler pour aider la filière dans son développement. Plusieurs axes de réflexion sont envisageables : la formation, l’export, la commercialisation, la transition écologique et le recyclage. Nous allons commencer à travailler dessus en janvier prochain, avec les acteurs de la filière. Ce sera l’occasion pour eux de nous faire part de leurs ambitions, de leurs besoins et de leurs stratégies internes. L’objectif à terme est de pouvoir monter des actions de groupes, mutualiser les moyens pour pouvoir être plus forts. Ce temps de réflexion durera jusqu’en avril avec l’écriture du projet, puis un passage devant la commission régionale en septembre 2022.

@! : Qui peut participer à ces ateliers ?

F. B. R. : La consultation est ouverte à tous les acteurs de la filière, qu’ils soient dans le privé ou le public : associations, organismes d’Etat, entreprises, centres de recherches, organismes de formation… Nous allons d’abord les rencontrer par secteur géographique, avec des réunions en Charente-Maritime, en Gironde et dans les Pyrénées-Atlantiques. Puis nous organiserons des rencontres par thème ou par secteur d’activité. Notre objectif est d’avoir le plus de participants possibles, pour trouver un consensus. Une plateforme numérique sera notamment lancée pour que chacun puisse poster des idées ou des pistes de réflexion.

@! : Selon vous, quelles seront les actions prioritaires ?

F. B. R. : La filière a beaucoup de mal à recruter donc il faudra se pencher au plus vite sur l’attractivité de nos métiers. C’est une des stratégies que les ateliers devraient permettre de définir. On a repéré bien d’autres sujets au cœur des problématiques de la filière, que j’ai cité auparavant, comme le recyclage et le réemploi des matériaux. On s’appuie notamment sur la feuille de route de Neo Terra. Il nous faudra également penser à des moyens de financements, privés ou publics, et aller les chercher – L’Etat, la Région et l’Europe seront bien évidemment sollicités. »

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