1,3 milliard d’euros pour les 296 lycées néo-aquitains


La Région Nouvelle-Aquitaine va engager 1,334 Md d'euros dans ses lycées d'ici à 2028. Objectif : faire évoluer les lycées pour répondre aux mieux aux enjeux démographiques, pédagogiques et énergétiques.

Personnes assises autour du table. Au centre Alain Rousset et Jean-Louis NembriniSolène MÉRIC | Aqui

Alain Rousset et Jean-Louis Nembrini ont présenté le PPI Lycées 2022-2028 à la presse régionale.

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Publication PUBLIÉ LE 09/12/2022 PAR Solène MÉRIC

La Nouvelle-Aquitaine compte 296 lycées publics dédiés à l’éducation et l’enseignement de 180 000 jeunes Néo-Aquitains, soit un peu plus de 4,2 millions de mètres carrés bâtis. Tel est le cœur de la compétence régionale en la matière : la construction, la rénovation et l’équipement des lycées publics.

Pour autant, considérant les lycées comme « des éléments de cadre de vie et d’ascenseur social », la Région ne se prive pas de mettre en place d’autres dispositifs : gratuité des livres, ressources pédagogiques, accompagnements aux échanges internationaux, mobilité culturelle des jeunes… Alain Rousset répète même volontiers son ambition « de faire des lycées, des universités de proximité dans toute la région », et particulièrement « dans des endroits où le sentiment de déprise est fort ». Sans négliger les enjeux de pression démographique de la Gironde et de sa métropole.

Un lycée : 5 ans de préparation, 2 ans de construction

En application du précédent Programme prévisionnel d’investissements (PPI), deux nouveaux lycées s’apprêtent à ouvrir au Barp (en 2023) et à Créon (en 2024), pour soulager l’ouest et l’est de la métropole,  mais c’est « une extrême difficulté pour construire un lycée neuf sur des territoires vierge », souligne Jean-Louis Nembrini, vice-président en charge des lycées. « Cinq à six ans de préparation et d’autorisations diverses et deux ans de construction ».

Dans ce nouveau PPI l’accent est donc mis, le plus possible, sur « la recherche de solutions pour travailler avec du patrimoine existant » explique-t-il. Manière aussi de répondre à l’objectif d’une moindre artificialisation des sols. Une recherche active du côté de Bordeaux Nord, mais aussi, par anticipation, au Sud de la métropole. Si pour Bordeaux Nord l’hypothèse d’agrandissement du lycée Condorcet est envisagée, au Sud-Est, « du côté de La Brède ou La Réole, où la zone pavillonnaire s’est beaucoup développée, il faudra sans doute trouver une solution de construction », admet l’élu.

Des formations au plus près des besoins des entreprises

Ce PPI à plus d’un milliard d’euros, qui sera présenté aux élus le 15 décembre, c’est aussi une attention particulière aux Campus des métiers et des qualifications. Ce label régional développé autour des lycées professionnels vise à mettre en place des formations au plus près des besoins en emplois des entreprises du territoire. Dans ce cadre, la Région envisage au nombre de ses « opérations majeures », la poursuite de la restructuration et modernisation du lycée des Métiers du Bâtiment de Felletin en Creuse (pour 27,9 M€). Mais aussi, la création de l’Ecole Régionale de la Restauration Collective (30 M€) sur le site de l’ancien lycée agricole de Grand Pont à Chasseneuil-du-Poitou, en partenariat avec le chef étoilé Régis Marcon.

Sur la géothermie l’objectif est d’aller le plus vite possible

Enfin, face à la pression environnementale et à la crise énergétique en cours, l’effort d’investissement en géothermie pour le chauffage (et le rafraîchissement) des lycées va être amplifié. Neuf des 293 lycées néo-aquitains, en sont équipés, 13 sont en travaux ou en cours d’études. « Les résultats sont spectaculaires, assure Alain Rousset. On réduit drastiquement les émissions de gaz à effet de serre et on divise nos factures d’énergie par 3 ou 4 ».

Plus de 90 % des lycées encore en énergies fossiles ont une possibilité de substitution géothermale par nappe ou par sonde. « L’objectif est d’aller le plus vite possible ». Seul frein à ce déploiement : seules « deux entreprises ont les compétences pour effectuer ces forages. Et elles sont mobilisées à fond », assure-t-il.

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