Quelques semaines avant la Toussaint, Enquête de région se penche sur le douloureux sujet de la mort. « Notre objectif est de dédramatiser le passage de la vie vers la mort et d’aborder des thèmes de société par ce biais, en répondant à un certain nombre d’interrogations et en montrant les diverses pratiques funéraires, qui sont également en pleine évolution, de la crémation à l’humusation », explique le rédacteur en chef François Privat, « les rites en la matière restent très importants, quelle que soit la religion, y compris pour les laïcs puisqu’il existe des cafés de la mort à Bordeaux. » Enquête de région est allée tourner dans différentes communautés religieuses – juive, musulmane ou hindouiste. L’émission a également posé ses caméras dans le plus grand cimetière de France, à Limoges, et dans le plus vieux cimetière juif d’Europe, à Bayonne. Une occasion d’expliquer la loi de 1873 qui avait permis d’éloigner les cimetières des centres-villes. Remontant un peu plus dans le passé, l’émission fait aussi une halte aux tumulus de Bougon, dans les Deux-Sèvres, pour revenir sur les rites funéraires des premiers hommes.
Evoluant au gré des époques, la gestion de la mort reste une problématique constamment contemporaine. Ses écoles des personnels funéraires sont bien placées pour le savoir, et adaptent leurs formations. Comme au Cipecma de Chatelaillon, dont le diplôme de « conseiller funéraire » attire à chaque session une dizaine d’étudiants de tous âges. En plus d’y enseigner la législation et l’hygiène, la formation dispense une approche psychologique des personnes en deuil, des bons gestes et des bons mots pour accompagner. Parce que la mort, au final, est avant tout le problème des vivants.
Note / “La mort, et si on en parlait?” à voir sur France 3 Nouvelle-Aquitaine mercredi 9 octobre à 23h. Rediffusion sur Noa le 15 octobre à 21h10.