Les viticulteurs bordelais commencent à se laisser tenter par le bio


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Publication PUBLIÉ LE 20/03/2008 PAR Nicolas César

Le 26 mars, à Lansac, en Gironde, dans les Côtes de Bourg, le Château Fougas va poser des capsules de phéromones tout autour du vignoble pour lutter contre les vers de la grappe. Cette méthode joue de la confusion sexuelle. Les papillons mâles sont attirés par les capsules qui diffusent des hormones femelles au point que ceux ci en oublient de féconder leurs femelles, qui ont la mauvaise habitude de pondre leurs œufs dans les grains de raisin. Une méthode qui évite d’utiliser des insecticides, qui sont neurotoxiques pour l’homme, polluent les nappes phréatiques et détruisent la faune auxiliaire ( abeilles, thyphlodromes…). Cette démarche s’inscrit dans une politique plus globale. Le Château Fougas (18 hectares) est en cours de certification bio. “Depuis quelques années, nous prenons conscience qu’il faut prendre soin de l’environnement. Nous étions déjà en culture raisonnée, nous avons donc décidé de passer au bio” explique Jean-Yves Bechet, le propriétaire de Château Fougas. Il doit pour cela réunir trois conditions : traiter uniquement avec des insecticides naturels, ce qui suppose de ne pas utiliser de produits phytosanitaires de synthèse et de désherbants. Aujourd’hui, certains viticulteurs hésitent à passer au “bio” de peur que leurs vignobles soient moins protégés contre les insectes et maladies. Pour Jean-Yves Bechet, c’est un faux problème. “Certains viticulteurs bio ont été fortement touchés par le mildiou, d’autres non. Parce qu’il faut simplement être plus présent sur son vignoble” souligne t-il.

Le vin bio se porte bien à l’exportation

Le bio est-il porteur au niveau des consommateurs ? ” Il n’y a pas véritablement d’attente des consommateurs français de vin. Le vin bio n’est pas encore aussi tendance que les fruits et légumes bio. Les clients français nous disent, c’est bien, mais n’en profitez pas pour augmenter vos prix !” regrette le propriétaire du Château Fougas. D’ailleurs, selon lui, produire du vin bio ne coûte pas plus cher, étant donné que les produits naturels pour lutter contre les insectes sont souvent moins chers que les produits chimiques. Par contre, il note une très forte demande à l’exportation, notamment du côté du Japon, de la Suisse et des pays nordiques. De bon augure en attendant que le marché français se développe.

Nicolas César


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