Vins de Bordeaux: 2013, un millésime «inégal» et «jaloux»


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Publication PUBLIÉ LE 11/02/2014 PAR Solène MÉRIC

Si les millésimes 2009 et 2010, sont, selon Olivier Bernard, «deux références historiques», il reste tout aussi persuadé que «dans les 10 prochaines années, nous allons sortir un millésime encore supérieur». C’est en tous cas, vers cet objectif que tendent ses propres équipes sur le Domaine de Chevalier dont il est le propriétaire en Pessac Léognan. Pour autant, ce futur, et au moins 3ème millésime du siècle, ne sera pas celui de 2013. «Après 2 millésimes d’exception, depuis 3 ans, 2011-2012-2013, la nature nous rappelle qu’elle est forte, elle met un bazar incroyable dans nos cultures et nos drainages. 1,45 m d’eau en cumulé alors que normalement on a 800 mm à l’année…»

Pour autant, tous les grands crus classés ou assimilés ont un caractère commun, «ils ont un grand terroir, même dans des conditions compliquées». De quoi pouvoir assurer que «2013 ne sera pas moins bien ni mieux que 2011 et 2012, ça dépendra un peu des propriétés». Pour qualifier le millésime, le mot qui lui vient c’est «inégal», car «sur 2013 tout le monde n’a pas réussi de la même façon». Inégal et «jaloux». En effet, «à quelques kilomètres près, avec un orage vous pouvez vous prendre 30mm d’eau, et votre voisin, 5mm.»

“Les moyens pour faire un grand vin”Cela dit, il n’est «pas inquiet» pour la présentation des primeurs les 1, 2 et 3 avril 2014. Dans les dégustations de l’Union des Grands Crus, il n’y aura «que des bons vins, aucun Grand Cru ne peut se permettre de mettre quelque chose en bouteille qui ne soit pas représentatif de sa réputation.» En outre, reconnaît-il, les Grands Crus «ont les moyens pour faire un grand vin», que ce soit «à la vigne, lors des vendanges, ou lors de la sélection». Mais, si ces «moyens» peuvent jouer sur la qualité, il admet que les volumes des grands vins seront revus à la baisse, au profit notamment des seconds vins.
Côté prix, «la spéculation est finie, 2013 est enterré depuis le début». Les propriétaires n’auront donc le choix que de «mettre les bons prix, c’est à dire les prix du marché», insiste-t-il. L’occasion pour lui d’un appel clair, à ceux qui ont vu leur prix s’envoler «de redescendre sur terre, grave». Un message qu’il n’adresse pas à tous les grands crus, mais à «environ la moitié des 50 marques les plus connues». Celles-ci peuvent envisager des baisses de prix «de 20 à 30%», estime-t-il. Seul «petit bémol» qui pourrait freiner cette baisse de prix, «la baisse des volumes qui pourrait inciter les gens à ne pas assez baisser les prix».

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