Pour Guillaume Guérin « La POLT est le seul combat viable »


Développement économique, durabilité et une liaison POLT plus rapide vers Paris, Guillaume Guérin a affiché ses priorités lors de la cérémonie des vœux à la presse.

Guillaume Guérin président de Limoges MétropoleCorinne Merigaud | Aqui

Guillaume Guérin président de Limoges Métropole, a évoqué les sujets auxquels est confrontée la collectivité territoriale.

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Publication PUBLIÉ LE 25/01/2023 PAR Corinne Merigaud

Parce que dans un « contexte général compliqué », la hausse des taux, touche aussi Limoges Métropole, sa capacité à investir aussi massivement que prévu initialement pourrait ralentir. Son président, Guillaume Guérin, mise sur le projet de territoire, sa feuille de route, pour projeter la métropole dans les deux prochaines décennies en ciblant le développement économique et la durabilité.

Pour ce faire il veut « garder un budget offensif avec des investissements qui ont augmenté. Mais on se laisse jusqu’à la fin du printemps pour réduire peut-être la voilure sur certains sujets si la conjoncture venait à se détériorer.»

Vingt millions d’euros pour ESTER

Le maintien des services publics de qualité passera par « la création de richesses » avec le développement des entreprises et l’accueil de nouvelles. Le territoire peut compter sur ses deux pôles de compétitivité dédiés à la céramique et aux lasers pour capter de nouveaux talents. Le dispositif novateur “Champions du territoire” a vocation à accompagner les entreprises, notamment dans le contrôle de gestion et le recrutement. « ll y a de la création d’emplois à aller chercher » lance-t-il.

Pour conserver la technopole ESTER comme tête de pont de l’innovation , Limoges Métropole va engager 20 M€ pour sa rénovation, « un choix qu’on assume avec le maire ». Un bâtiment y sera construit pour accueillir des start-ups et entreprises innovantes, un investissement de 3M€. En outre, une enveloppe de 800 000 € par an est disponible pour l‘immobilier d’entreprises. « Trop peu d’entreprises sont informées de ce dispositif, constate-t-il. Idem pour celui d’aide à la transformation numérique des entreprises de moins de 10 salariés, nous n’avons pas suffisamment de dossiers à traiter malgré une enveloppe d’un demi million par an.»

L’eau, “il faut en faire une force”

Concernant la durabilité, second pilier du projet de territoire, Limoges Métropole a une carte à jouer sur la ressource en eau. « Nous avons un avantage relatif sur d’autres territoires car nous disposons d’une eau de qualité et en quantité importante, il faut en faire une force. » Limoges Métropole investit sur la station d’épuration de Limoges qui sera « résiliente et novatrice.» Quant au budget assainissement, il a augmenté pour limiter les fuites sur le réseau. Objectif à 2050, faire de Limoges « une ville pionnière dans la gestion de l’eau » alors que ses usages deviennent de plus en plus conflictuels.

Pas favorable à la taxation incitative sur les déchets

Alors qu’une consultation a été lancée en septembre sur le projet de nouvelle centrale énergie déchets, il ne mâche pas ses mots. « Beaucoup ont plein de belles idées mais quand on leur demande concrètement comment on fait pour traiter les déchets, il n’y a pas vraiment de solution alternative crédible. On va probablement se diriger vers la construction d’une nouvelle unité de valorisation énergétique qui alimentera les deux réseaux de chaleur, avec un plan de réduction de déchets à l’échelle de l’aire urbaine de l’Entente qui inclut Evolis 23 et le Syded 87. » Dans cette optique, il n’est « pas favorable à une taxation incitative qui pénalisera les plus précaires » préférant changer les habitudes avec « les collectes inversées.»

« Un combat collégial pour la POLT »

Il ne pouvait éluder le sujet qui fâche localement, les retards, suppressions et annulations qui ponctuent le quotidien de voyageurs de la ligne POLT en raison du manque d’entretien. Six rotations quotidiennes ont été supprimées par la SNCF. Bercy avait alloué 1,6 milliard en 2016 pour rénover les voies. « Ce budget est consommé à 40 % uniquement au Sud de l’île-de-France note-t-il, il n’y a rien sur le centre, le Limousin et l’Aquitaine. Il n’est pas consommé car SNCF Réseau n’est pas en mesure de faire les travaux dans les délais impartis, faute d’ingénierie et de moyens humains. C’est honteux et scandaleux ! La POLT concerne 4,8 millions d’habitants et douze départements. C’est une ligne d’aménagement du territoire vitale et cruciale pour continuer à avoir des aires urbaines moyennes. »

Pour faire avancer ce dossier, il propose une action conjointe. « Ma priorité c’est le rail, il faut mener ce combat collégialement. Relancer le barreau LGV, comme le propose Michel Bernardaud, est illusoire car ce n’est pas dans l’air du temps sur 150 km. » Pour cela, il demande le retour aux 14 rotations par jour, la régénération des voies et la livraison du matériel roulant neuf promis car la « POLT est le seul combat viable et attendu massivement par la population . Il ne faut pas mener vingt-cinq combats à la fois.»

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