Jour 2 : De Marans à l’île d’Aix


Au départ de Marans à la fraîche ou presque. Cap sur l'île d'Aix, un petit croissant de terre échoué entre les îles de Ré et Oléron.

Départ à la fraîche de Marans. Aujourd'hui, nous emprunterons l'itinéraire de la VélodyséeJulien PRIVAT

Départ à la fraîche de Marans. Aujourd'hui, nous emprunterons l'itinéraire de la Vélodysée

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Publication PUBLIÉ LE 19/07/2021 PAR Julien PRIVAT

Le périple à vélo se poursuit pour le journaliste d’Aqui! et son ami qui veulent rallier la Dordogne. Aujourd’hui place à une étape 100% Charente-Maritime entre Marans et l’île d’Aix. Un itinéraire qui longe, dans un premier temps, le canal reliant Marans à La Rochelle, puis la côte atlantique tout en voyant de loin notre objectif l’île d’Aix. Terre en vue. Enfourchez vos vélos, on vous emmène avec nous.

Départ à la fraîche ce dimanche aux environs de 9h car le soleil devrait taper toute la journée et les températures annoncées pourraient avoisiner les 30 degrés. Un vrai temps d’été certes mais gare aux coups de soleil. La crème solaire est obligatoire dans ces conditions et les gourdes d’eau également. 

Notre campement replié, nous voilà déjà sur la route, direction La Rochelle qui sera la première grande étape de notre journée. La ville connue pour ses deux tours qui surveillent son Vieux Port n’est qu’à 25 kilomètres de Marans. Pour nous y rendre, nous prenons la Vélodyssée – partagée entre chemins blancs et des portions bitumées. La route suit le canal reliant les deux villes. Certains l’empruntent d’ailleurs en paddle ou en kayak. Comme la veille, des pêcheurs jouent de l’hameçon et du moulinet sur les rives. Certains prennent d’ailleurs le temps de nous encourager dans notre aventure. Des petits mots amicaux qui nous motivent  dans nos efforts. Car les 64 kilomètres de la veille se font un peu sentir. Sur cette portion-là, nous profitons d’un peu d’ombre et la route est agréable et roulante. Nous n’avons quasiment croisé aucune voiture. Le parcours est vraiment sécurisé et plutôt bien balisé. Même si en arrivant à Dompierre-sur-Mer, il a fallu chercher la balise du regard : à cet endroit, la signalisation pourrait clairement être améliorée.

La Rochelle : ville historique du vélo 

Après deux heures de vélo, nous voilà enfin à La Rochelle. Changement d’ambiance. On se retrouve un peu au milieu de la circulation. Petit paradoxe lorsque l’on se souvient que la cité charentaise fut l’une des premières d’ailleurs à proposer les vélos en libre service en 1976. Le maire de l’époque, Michel Crépeau, souhaitait déjà réduire le trafic automobile en ville. Nous arrivons rapidement et en toute sécurité sur le Vieux Port de la Rochelle devenu piétonnier. Une petite photo souvenir. Pas le temps de trop flâner car nous devons poursuivre notre route. Petit conseil, si vous avez le temps, faites étape à La Rochelle. Une belle ville maritime. Quelques musées semblent incontournables : le musée maritime, le musée des miniatures et des automates ou encore le célèbre aquarium. Il est indispensable de s’offrir une balade dans le centre-ville avec ses arcades moyenâgeuses qui font partie intégrante du patrimoine historique de la ville. Et pour ceux qui ont le pied marin, un petit tour aux Minimes offre un panorama sur le pertuis d’Antioche. Et si la vue est suffisamment dégagée, on peut voir les îles d’Aix, d’Oléron et de Ré, sans oublier le charismatique Fort Boyard. Le tout avec le bruit des drisses qui tapent contre les mâts des bateaux de plaisance : une sorte de berceuse maritime.

Au bout de 25 kilomètres. Arrivée à La Rochelle. Arrêt au Vieux Port et ses emblématiques deux tours.Julien PRIVAT | Aqui

Au bout de 25 kilomètres. Arrivée à La Rochelle. Arrêt au Vieux Port et ses emblématiques deux tours.

Malheureusement nous n’avons pas le temps de nous attarder et de profiter de La Rochelle. Nous poursuivons la route puisque nous voulons essayer d’emprunter le bac qui effectue la liaison entre la pointe de la fumée à Fouras et l’île d’Aix à 16h30. Nous mettons donc le cap sur Châtelaillon plage. Nous empruntons toujours la Vélodyssée. Elle passe par Aytré où il a fallu mettre le pied à terre car le sable recouvrait la piste cyclable à plusieurs endroits. Puis nous continuons vers Angoulins après avoir parcouru une quinzaine de kilomètres à Châtelaillon-Plage. Il est 12h30, c’est l’heure de la pause déjeuner. Nous nous installons à l’ombre que nous commençons à chercher, car le mercure ne cesse de monter et sur les pistes qui bordent l’océan, il n’y a pas d’ombre du tout. 

La Vélodysée longe la côte atlantique entre La Rochelle et Châtelaillon-Plage. Point de vue à Angoulins. Julien PRIVAT | Aqui

La Vélodysée longe la côte atlantique entre La Rochelle et Châtelaillon-Plage. Point de vue à Angoulins.

Cap sur l’île d’Aix

Après le repas et une pause qui nous permet de recharger les batteries (les nôtres, pas celles de nos vélos qui n’ont aucune assistance! ), nous nous dirigeons vers l’île d’Aix. Encore 25 kilomètres. Au niveau temps, cela risque de faire juste pour avoir le dernier bateau avant la coupure liée à la marée. (Petit conseil, vérifiez les horaires des bateaux à l’avance ils sont disponibles sur le site de la liaison maritime Fouras-Aix. Mais jetez aussi un œil sur la marée. En général, il y a un bateau toutes les trente minutes en haute saison (juillet-août) sauf quand la marée est basse et entre midi et deux). Revenons à la route. Nous passons par les Boucholeurs. Un village, comme son nom l’indique, de conchyliculteurs et ostréiculteurs. Puis nous allons vers Yves. On longe la voie ferrée qui descend jusqu’à Bordeaux. Attention à Yves, il y a un embranchement (parcours de la Vélodyssée normal qui part en direction Rochefort), ici il faut prendre la direction de Fouras, ce que nous faisons. Nous arrivons finalement à l’embarcadère. Le bateau que nous voulions prendre est parti sans nous. Il va falloir patienter jusqu’à 19h30 et la marée montante pour que l’on puisse rallier l’île d’Aix. Sur ce trajet entre Châtelaillon plage et Fouras, nous avons subi la chaleur. Mon thermomètre indiquait – en plein soleil certes – 37 degrés. Il y a très peu de coin d’ombre en général sur les pistes côtières. Heureusement que nous avions rechargé nos gourdes avec de l’eau bien fraîche ! 

Après une pause déjeuner bien méritée à Châtelaillon-Plage, direction Fouras. Arriverons-nous à temps pour prendre le bac ou profiterons nous de Fouras ?Julien PRIVAT | Aqui

Après une pause déjeuner bien méritée à Châtelaillon-Plage, direction Fouras. Arriverons-nous à temps pour prendre le bac ou profiterons nous de Fouras ?

Nous avons patienté en nous promenant à Fouras. Nous découvrons le fort Vauban appelé injustement ainsi, car sa construction est antérieure à l’illustre bâtisseur de fortifications : ici on préfère parler de sémaphore… mais aussi les petites rues de cette cité balnéaire aux airs de village… petite visite à la plage sud très marquée par les années 30, ce qui fait encore tout son charme. Et surtout nous trouvons de l’ombre à la terrasse d’un café. Il est 18h, nous voilà à la jetée de la pointe de la fumée. L’île d’Aix est à portée de vue. Le bac dénommé Pierre Loti arrive à l’embarcadère chargé à ras bord. Ce sont les derniers touristes qui profitent de l’île le temps d’une journée ou d’un week-end. 

La plage Nord de Fouras avec un arrière plan le fort de Fouras.Julien PRIVAT | Aqui

La plage Nord de Fouras avec un arrière plan le fort de Fouras.


Nous embarquons pour vingt minutes de traversée. Arrivés sur l’île où nous dormirons sur place, pas le temps de faire un tour. Nous sommes fatigués par nos efforts. Nous découvrirons ce petit bout de terre en forme de croissant demain.  

Bilan de l’étape 64,86 kilomètres parcourus. Presque autant qu’hier. Notre moyenne a un peu chuté (parfois le vent de face assez fort nous a ralenti énormément). Elle est de 16 km/h. En deux jours nous sommes à 129,81 kilomètres effectués en 8h. 

19h30, l'île d'Aix est en vue. Un petit croissant échoué en les îles de Ré et Oléron dans le pertuis d'Antioche.Julien PRIVAT | Aqui

19h30, l’île d’Aix est en vue. Un petit croissant échoué en les îles de Ré et Oléron dans le pertuis d’Antioche.

Demain ce sera une étape de repos et de découverte de l’île d’Aix avant un départ pour Saintes en empruntant la Flow vélo inaugurée voilà plus d’un an. Une étape qui dépassera les 80 kilomètres. On se prépare aussi bien dans la tête que dans les jambes.

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