Industrie, innovation, climat : Alain Rousset garde son cap


« La vraie République qui tiendra sur ses racines est une République décentralisée ». C'est dans la permanence des idées et des actions que le président de la Région Nouvelle-Aquitaine, décentralisateur toujours aussi convaincu, entame l'année 2023.

Alain Rousset debout derrière un pupitre présente ses vœux aux médiasSolène MÉRIC | Aqui

Dans un contexte morose, "le rôle de la Région est de réenchanter l'avenir", telle est la vision d'Alain Rousset en ce début d'année 2023.

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Publication PUBLIÉ LE 17/01/2023 PAR Solène MÉRIC

Dans un contexte international et national global de « morosité », Alain Rousset, plaide plus que jamais pour la décentralisation et une prise en compte de la justice sociale « comme fil rouge des grandes politique nationales ». Il n’est en effet pas rassuré face aux risques de mouvements sociaux, « et pas qu’à cause des retraites », glisse-t-il.

Justice sociale et réenchantement

Sur son périmètre régional, à propos de justice et d’ascenseur social, il maintient son engagement de « ne fermer aucun lycée en Nouvelle-Aquitaine » et cite en exemple, « la fierté gigantesque » du lycée de Felletin, et les 46M€ mis sur la table pour en faire (les travaux sont toujours en cours) le centre national du patrimoine. Dans le même sens « [sa] bataille pour une école vétérinaire à Limoges ». Deux éléments cités par le patron de la Région, qui ne vise rien de moins, en cette période de voeux, qu’à tenir le pari de « réenchanter l’avenir ». Justice sociale et réenchantement qui passent aussi par l’emploi, « la réindustrialisation, l’innovation et la lutte contre le réchauffement climatique ».

Des négociations pour l’implantation d’une et peut-être deux usines de fabrication de cellules photovoltaïques en Nouvelle-Aquitaine

Dans quelques semaines, annonce-t-il, se tiendra « un séminaire sur la transition climatique et l’innovation à l’Estia à Bidart », n’oubliant pas de souligner que « le sillon de la Région est de travailler sur le long et le moyen terme ». Une échelle de temps qui va bien aussi à cette autre annonce, et pas des moindres : la négociation en cours avec « un industriel intéressé à l’implantation d’une et peut-être deux usines de fabrication de cellules photovoltaïques en Nouvelle-Aquitaine ». Peut-être le début de « la reconquête de la fabrication de ces cellules confiées aujourd’hui à 98% à la Chine », s’enthousiasme Alain Rousset. Une sorte d’enchantement, qui doit encore se frotter aux diverses réalités administratives et de terrain avant sa concrétisation, nuance-t-il tout de même.

Déjà bien lancé pour le coup, le 1,7 Md d’euros d’investissement programmé sur l’économie circulaire, l’hydrogène, et les nouveaux carburants sur le Bassin de Lacq, ou encore le chantier de massification de la géothermie dans les lycées.

GPSO et Pau-Canfranc

Sur le terrain de la transition, la stratégie Néo Terra prépare sa deuxième version s’alliant à la stratégie Néo Societas portée quant à elle par le CESER (conseil économique, social et environnemental régional). « Une stratégie qui porte », en ce qu’elle démontre selon le président de la région qu’ « il n’y a pas de contradiction entre réindustrialisation et lutte contre le réchauffement climatique ». De quoi être enchanté, encore. Pas de contradiction non plus en agriculture, à entendre Alain Rousset, si celle-ci se mue en agroécologie, thème toujours aussi cher au président de Région pour l’année qui démarre.

Autre « ambition » qui se poursuit : le ferroviaire, même s’il tacle un contrat de plan Mobilités, proposé par le gouvernement, « qu’on attend toujours ». Entre un projet GPSO et une ligne Pau-Canfranc, Alain Rousset oscille entre espoir et « perpétuel agacement ». Mais malgré la lenteur des avancées sur la Pau-Canfranc, le président engagé depuis de nombreuses années sur le projet reste toujours persuadé que cette ligne « va être un succès formidable ». Déclaration d’intérêt publique, espérée pour 2024.

Pas de changement de cap non plus concernant la LGV, avouant son « incompréhension » des positionnements favorables à la rénovation de la ligne actuelle, que ce soit sur le coût financier ou environnemental que cela engendrerait. Des additions intenables par rapport au projet LGV, compare-t-il.

Enfin, évoquant aussi la stratégie régionale de santé globale, One health, il annonce, dans le cadre de la création de l’Oncopole (réseau régional de cancérologie), le lancement de projets pour la lutte contre le cancer. L’ambition ici, « apporter une petite pierre à l’édifice pour booster la bataille contre la maladie ».

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