“Impôt LGV” : « La taxe était prévue dès le début ! »


Au cours de ses vœux centrés autour de la mobilité, le Président de la Métropole Alain Anziani s'est attaché à défendre le projet ferroviaire controversé.

Photo d'Alain Anziani, Président PS de Bordeaux Métropole.YD

GPSO, ZFE, RER, Tramway : pour la Métropole, l'enjeu, c'est la mobilité urbaine.

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Publication PUBLIÉ LE 13/01/2023 PAR Léo Marchandon

Après l’appel des maires de  Bordeaux-Bayonne-Irun, impossible d’échapper au sujet du grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO), qui englobe les projets de lignes à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. Un « vrai projet écologique » que l’ancien sénateur défend face aux critiques. « Je pense que le GPSO est un atout important. Quel est l’impact carbone des véhicules qui font ce trajet aujourd’hui ? ».

Des critiques qui se ravivent après l’annonce des 2340 communes de Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie qui seront soumises à une nouvelle taxe pour financer le projet. Pourtant, relève Alain Anziani, « la taxe était prévue dès le début, dans tous les schémas ». Elle représenterait entre 3 et 4€ en plus pour un contribuable qui paie 1000€ de taxe foncière. Un coût en plus, mais qui permettra « beaucoup de retombées économiques pour le territoire […] C’est un pari que l’on fait », explique-t-il.

Mobilité, mobilité, mobilité

La mobilité urbaine est l’enjeu clé de 2023 pour la Métropole. Cela passe par deux axes concomitants : l’augmentation des alternatives disponibles, et la réduction du trafic routier. Sur ce point, ce sont les zones à faibles émissions (ZFE) qui sont au cœur des débats. « Il faut qu’on le fasse », martèle l’élu PS. « C’est entre 500 et 600 morts par an à cause de la pollution. Notre espérance de vie diminue de 2 à 3 ans. C’est un enjeu de santé avant même d’être un enjeu de transition ». Il tempère, tout de même : « tout ça va être progressif ». L’interdiction concernera 7% du parc automobile métropolitain en 2035. Surtout, « il faut accompagner » ceux qui n’ont pas les moyens. Ce sera une « aide précise, ciblée », sans plus de concret à proposer pour le moment.

Pour les alternatives, le Président de la Métropole met en avant les RER métropolitains, adoubés par le Président de la République, qui offriront des alternatives pour les liaisons périphériques, traversantes, et internes à la métropole. « Je suis enchanté qu’Emmanuel Macron découvre l’idée. A l’entendre, on dirait qu’il l’invente. Mais ça existe déjà, les pionniers, c’est nous », s’amuse-t-il.

L’extension du tram A sera elle, mise en service en avril de cette année, mettant l’aéroport de Mérignac à 35 minutes de Pey-Berland. Elle devrait permettre de déplacer 6 500 voyageurs par jours, selon les estimations de la métropole. Près de 13 000 arbres ont été plantés le long du parcours. 

Et le reste

L’une des grandes nouveautés pour la métropole, c’est la création d’une régie de l’eau. « On a tenu parole ! », se réjouit-il. Après trente ans de délégation, la nouvelle régie publique « L’Eau Bordeaux Métropole » prend en charge l’ensemble des missions de pilotage, gestion, production et distribution de l’eau potable depuis le 1er janvier. Elle s’accompagne de l’engagement de Bordeaux Métropole sur le maintien des prix non indexés sur l’inflation, malgré un manque à gagner d’un million et demi d’euros.

« J’avais pris un engagement de trouver 3 aires de grand passage, c’est fait ». Sur la commune d’Artigues-près-Bordeaux, un terrain de 4 hectares sur le site de « La Blancherie » est en cours d’aménagement, alors qu’une autre est prévu sur la commune de Mérignac. « On leur disait “vous êtes hors la loi donc on vous expulse”, alors que les maires sont eux-mêmes dans l’illégalité », fustige l’élu socialiste. Ces projets porteront à trois le nombre d’aires sur la Métropole, qui sera enfin en conformité avec la loi.

C’est désormais acté, Hydrogène de France installera une usine à Blanquefort, dans le cadre du plan de revitalisation du site Ford. Un projet qui convainc Alain Anziani. Avec une livraison prévue fin 2023 ou début 2024, elle devrait à terme créer 100 emplois autour de la production de piles à combustible hydrogène et amener des perspectives porteuses pour le territoire en matière de technologies vertes.

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