Cité du vin: une première année réussie


Solène Méric

Cité du vin: une première année réussie

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Temps de lecture 5 min

Publication PUBLIÉ LE 06/06/2017 PAR Solène MÉRIC

Il y a à peine plus d’un an, c’est François Hollande, alors Président de la République, qui inaugurait sur les Bassins à Flot la toute nouvelle La Cité du Vin. Une Cité dont les politiques, Alain Juppé en tête, fixaient un objectif « à terme » de 450 000 visiteurs par an. Dès cette première année, selon la billettique de l’équipement, ce sont déjà 425 000 visiteurs qui se sont laissés séduire. Un véritable pouvoir de séduction en effet, puisque les baromètres trimestriels de satisfaction révèlent des chiffres impressionnants : 99% des personnes interrogées se disent satisfaites ou très satisfaites de leur visite du parcours permanents et 90% d’entre eux, se disent même prêts à recommander La Cité du Vin à leur proches. De quoi laisser dire à Philippe Massol, Directeur général de la Fondation pour la Culture et les Civilisation du Vin, confirmé en cela par le dernier baromètre réalisé : « notre premier vecteur de communication est le bouche à oreille. Or, ça ne marche que si les gens sont satisfaits de ce qu’ils ont vu et vécu ici ». Un point sur lequel il peut donc être rassuré.
Les visiteurs viennent de 150 pays différents, « à l’image du tourisme bordelais », indique Philippe Massol. Plus précisément 27% des visiteurs viennent de l’étranger selon les données du système billettique. Un chiffre qui dénote déjà une certaine reconnaissance à l’international, mais qui est sans doute sous-évalué estime le directeur général. Celui-ci, outre son ressenti quotidien au sein du bâtiment, met en avant que « de nombreux billets sont achetés par des organismes français voire bordelais au profit de visiteurs internationaux, telles les agences de voyage par exemple, or c’est à l’achat que l’on demande d’où vient l’acheteur ». Dans la même logique, le chiffre de 38% de visiteurs originaires de la métropole est pour lui un peu trop élevé. C’est d’ailleurs ce que semble confirmer les baromètres de satisfaction effectués en sortie de visites, affirme-t-il.

Asseoir la fréquentation par la diversification du visitorat

Quant à la saisonnalité des visites, la première année d’ouverture révèle « une surprise » : il n’y a pas d’écart extrêmement important entre les saisons. « On est seulement de l’ordre de 1 à 2,5. Les mois d’août et d’avril sont tous deux équivalents tout comme le mois de juillet l’est avec octobre ou mai par exemple », note le directeur avant d’ajouter : « on est un équipement urbain dont le visitorat réagit à la météo. Les fois où nous avons dépassé la barre des 3000 visiteurs, c’était des jours de mauvais temps. » Un équipement bel et bien urbain et perçu comme tel aussi puisque 50% des visiteurs viennent en tram. L’arrivée de la LGV Bordeaux-Paris ne contredira pas cette tendance puisque celle-ci pourrait (devrait…) affirmer plus encore à Bordeaux, la présence de touristes dits « city breakers » certes parisiens mais aussi européens. Un visitorat urbain et culturel, que la Cité du Vin espère bien attirer jusqu’à elle, indique Olivier Kolleck, son directeur marketing et commercial.

La LGV est en effet un des quatre axes stratégiques de diversification du visitorat qu’il met en avant. Une diversification nécessaire puisque avec cette deuxième année qui démarre, La Cité du Vin pourra naturellement moins compter sur l’effet de la puissance d’ouverture et de nouveauté qu’elle a pu provoquer cette année. Or l’objectif désormais est bien de parvenir à « asseoir » la fréquentation du site.
Dans ce but, l’idée est également d’attirer davantage de visiteurs en provenance de Nouvelle-Aquitaine, dans le giron de la politique mise en œuvre par le Comité régional du Tourisme. En collaboration avec l’Office de Tourisme de Bordeaux Métropole la Fondation CVV, souhaite aussi augmenter la part des touristes internationaux en promouvant la Cité du Vin « comme lieu incontournable dans la destination Bordeaux ». Enfin quatrième axe, mais pas des moindres, la Fondation CCV vise la fidélisation des visiteurs du territoire grâce à une programmation culturelle fournie et diverses formules d’adhésion. A ce propos, le dernier baromètre de satisfaction révélait que 12% des visiteurs sont déjà venus à La Cité du Vin plus d’une fois…

« Le renouvellement de la programmation culturelle, un pilier pour la visite et la revisite »

Mais si pour l’équipe dirigeante il s’agit bien de conforter la fréquentation du site c’est dans l’objectif premier de parvenir à maintenir l’autre belle réussite de la Fondation CVV dès cette première année d’exploitation à savoir l’équilibre financier de la structure. Les recettes de l’année 2016 avec 7 mois d’ouverture s’élèvent à 7,5M€ dont 90% en recettes propres (billetterie, la boutique et la privatisation de ses espaces) et 10% issus du mécénat. Dans cette optique, le renouvellement de la programmation culturelle est un élément d’importance pour donner des occasions de visites supplémentaires de revisite mais aussi pour communiquer auprès de nouveaux visiteurs. Un renouvellement qui se fait selon trois cycles rappelle le Directeur général. « Un cycle court autour d’évènements créés autour de l’auditorium, soit environ 70 par an ; un cycle moyen, au travers de 2 expositions temporaires par an, et enfin un cycle long qui vise au renouvellement à plus long terme, d’ici 3 à 4 ans, de certains modules du parcours permanents ».

« Géorgie, berceau de la viticulture » en exposition du 31 juillet au 5 novembre

Sur les expositions temporaires, « qui permettent de résoudre l’équation entre équipement touristique et lieu culturel », selon Laurence Chesnau Dupin, la Directrice de la culture, l’exposition en cours « Bistrots ! De Baudelaire à Picasso » (jusqu’au 21 juin) a déjà accueilli 31 500 visiteurs payants à fin mai. « C’est une dimension différente et très complémentaire à l’offre du parcours permanents », poursuit-elle.
Après cette exposition de printemps, produite et imaginée par la Fondation CVV, viendra l’exposition dite d’automne autour d’un « Vignoble invité ». Du 31 juillet au 5 novembre, c’est la Géorgie qui sera mise à l’honneur à travers sa longue histoire de la vitiviniculture (dès 6000 ans avant JC). Une exposition baptisée « Géorgie, berceau de la viticulture », produite par la Géorgie et le Musée National de Géorgie, charge à la Fondation CVV de l’accueillir et de se charger de la communication. Une exposition qui sera accompagné de toute une programmation culturelle et scientifique, associée à des ateliers de dégustation et de découverte de vins et cépages géorgiens. Le tout en parallèle à une riche programmation de rencontres littéraires, dégustations, spectacles vivants, conférences, tables rondes ou autres dégustations cinématographiques…
La Cité du Vin, pour sa deuxième année d’existence, compte bien être à la hauteur de la première : « plus qu’un musée, un lieu de vie ! » se plaît à considérer Sylvie Cazes, la Présidente de la Fondation CVV.

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