Au Conseil d’Etat, le commissaire du gouvernement rejette le recours des associations contre l’A65


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Au Conseil d'Etat, le commissaire du gouvernement rejette le recours des associations contre l'A65

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Publication PUBLIÉ LE 15/04/2008 PAR Nicolas César

“Si on met en balance les inconvénients et l’intérêt du projet il nous semble que l’utilité publique devrait être reconnue”, a déclaré Yves Struillou, le commissaire du gouvernement devant le Conseil d’Etat qui examinait les requêtes contre la déclaration d’utilité publique et contre le décret ayant officialisé la concession des travaux au consortium A’liénor.Ce projet d’autoroute est contesté par des associaltions de protection de la nature comme la fédération Sepanso, qui reproche au projet d’être contraire à l’esprit du Grenelle de l’environnement. L’A65 va traverser huit zones classées Natura 2000 et “menace” des espèces en voie de disparition, comme le Vison d’Europe et les écrevisses à pattes blanches. Battant en brèches chaque moyen de recours, Yves Struillou a souligné que le tracé de l’autoroute “ne pouvait être considéré comme portant atteinte à la protection” des sites naturels traversés. Il a cité une étude du conseil général des Ponts et Chaussées attestant de la rentabilité du projet.

“L’A 65 est prioritaire”
De son côté, Alain Juppé, le maire UMP de Bordeaux, a rappelé le même jour que « cet équipement autoroutier est nécessaire. D’abord pour la sécurité – la route telle qu’elle existe aujourd’hui entre Pau et Bordeaux est extrêmement dangereuse -, ensuite pour la cohésion économique et sociale de l’Aquitaine ». Pour lui, “l’A65 est prioritaire”. Pourtant, « cette autoroute est inutile et ne sera pas rentable. L’axe Bordeaux-Pau n’est fréquenté que par 7 500 véhicules par jour. Elle va coûter plus d’un milliard d’euros et au final, c’est le contribuable qui va payer » dénonce Philippe Barbedienne, directeur de la Sepanso, fédération régionale des associations de protection de la nature du Sud Ouest. La décision du Conseil d’Etat sera rendue dans plusieurs semaines. D’autres recours ont également été déposés au tribunal administratif.

Nicolas César

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