Population: toujours plus de 6 millions de Néo-Aquitains


Avec un peu plus de 6 millions d'habitants au 1er janvier 2020, la Nouvelle-Aquitaine conserve sa place de 3eme région française. Ce sont les nouveaux arrivants plus que les naissances, qui sont le moteur de cette dynamique démographique.

Photo du tramway bordelais place de la bourseMarie-Michèle Mailhot, CC BY-SA 3.0,
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Publication PUBLIÉ LE 29/12/2022 PAR Cyrille Pitois

L’incontournable et très officiel institut de la statistique (INSEE) vient de publier ses données les plus actualisés. Au 1er janvier 2020, pas moins de 6 033 952 femmes et hommes résident en Nouvelle-Aquitaine, soit 9,2 % de la population nationale. Pour la deuxième année, la région confirme sa troisième place parmi les régions françaises, derrière l’Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes.

Entre 2014 et 2020, la population augmente de 0,4 % par an en moyenne dans la région, soit + 25 800 habitants chaque année. L’équivalent d’une jolie petite ville -pas si petite- supplémentaire. Un rythme de croissance cependant légèrement inférieur à la période précédente 2009-2014.

Avec 1 636 391 habitants, la Gironde se taille évidemment la part du lion, suivie par les Pyrénées-Atlantiques (687 240), la Charente-Maritime (655 709) et la Vienne (439 332). Les deux départements les moins peuplés sont la Corrèze (239 190) et la Creuse (115 995).

Deuxième région la plus attractive

Cette croissance de la population ne repose pas sur le solde naturel. Alors qu’il était équilibré dans la période précédente, il est déficitaire de 0,1% en moyenne depuis 2014. Il y a cette fois plus de décès que de naissances, situation assez rare parmi les autres régions françaises.

C’est le solde migratoire qui fait le développement de la démographie : + 0,6 % soit un gain de 33 800 habitants, en moyenne par an entre ceux qui quittent la région et les nouveaux arrivants. La Nouvelle-Aquitaine s’offre ainsi la deuxième place parmi les régions les plus attractives, derrière l’Occitanie.

Plus du quart de la population en Gironde

Dans ce paysage régional, la Gironde se distingue en devenant le troisième département métropolitain pour la hausse de population et le sixième département français. Elle pèse plus du quart de la population régionale et c’est le seul département de la région avec un excédent naturel significatif (plus de naissances que de décès) et un excédent migratoire élevé.

Le solde migratoire positif permet de gagner de la population dans les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, en Charente-Maritime et dans une moindre mesure dans la Vienne. Les Deux-Sèvres sont stables.

La Charente, la Corrèze, la Creuse, la Dordogne et le Lot-et-Garonne perdent des habitants. Les nouveaux arrivants ne compensent pas les décès plus importants que les naissances. En Haute-Vienne, la population diminue sous l’effet du déficit naturel et d’un solde migratoire nul.

Le littoral, aimant pour les nouveaux habitants

Les intercommunalités ont une croissance de population souvent forte. Parmi les dix premières, huit sont girondines et proches de Bordeaux Métropole, à l’instar de la Communauté de communes des Coteaux Bordelais, Médullienne ou encore du Bassin d’Arcachon Nord. « Ces fortes croissances sont à chaque fois portées par un solde migratoire largement positif, et le plus souvent soutenues par un solde naturel également positif, à mettre en relation avec davantage de population en âge d’avoir des enfants, » observe Laurent Brunet de l’Insee.

La croissance démographique est supérieure à la moyenne, essentiellement dans des intercommunalités de zones littorales ou rétro-littorales. Par exemple sur la côte landaise, Maremne Adour Côte-Sud, tout comme le Médoc, le nord de la Charente-Maritime et le Pays Basque. « Les gains de population des intercommunalités se réduisent au fur et à mesure de l’éloignement des métropoles et du littoral, poursuit Laurent Brunet. Les plus fortes baisses se situent dans le nord-est de la région, souvent confronté au vieillissement de la population, même si le solde migratoire, reste le plus souvent positif dans ces intercommunalités. »

 

Six ans au lieu de cinq

La méthode du recensement annuel est basée sur des cycles de collecte de cinq ans. Pour plus de pertinence, les données sont donc
traditionnellement analysées avec un pas de cinq ans. Toutefois,
la situation sanitaire a conduit à reporter à 2022 l’enquête annuelle de recensement initialement prévue en 2021. Pour toutes les communes de moins de 10 000 habitants, il y aura donc dorénavant un intervalle entre deux collectes de recensement de six ans au lieu de cinq habituellement. La comparaison des évolutions de la population, du solde migratoire et du solde naturel avec les périodes précédentes demeure pertinente, car les données sont présentées en moyenne annuelle.

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