Mais au fait, que fait-on pour les personnes âgées ?


La caisse de retraite CARSAT Aquitaine déploie chaque année 1400 actions pour favoriser l'autonomie des personnes qui vieillissent.

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Publication PUBLIÉ LE 03/06/2022 PAR Cyrille Pitois

Le lundi de Pentecôte est un jour férié, travaillé (ou pas, ou peu, ou plus) pour financer la solidarité au bénéfice de la prévention de la perte d’autonomie des personnes âgées. D’où vient cette journée différente? Comment ça marche? Et surtout qu’est-ce qui est réellement mise en place en Aquitaine?

A cours de l’été 2003, une canicule provoque le décès de 15 000 personnes en France, pour la plupart des personnes âgées. Le Premier Ministre de l’époque, Jean-Pierre Raffarin, propose de supprimer un jour férié pour le remplacer par une journée dite de solidarité. Objectif : financer des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées. Les salariés sont alors priés d’aller travailler une journée supplémentaire ce jour-là pour que leurs entreprises puissent financer cet effort : environ 2,5 milliards d’euros collectés par an.

La mesure est assouplie dès 2008 : la journée de solidarité est déconnectée du lundi de Pentecôte. Un salarié sur trois environ continue de travailler une journée supplémentaire dans l’année, tandis que les employeurs des autres acceptent de financer la dépendance sans imposer de jour de travail supplémentaire. Cette journée de solidarité pèse environ 0,3% de la masse salariale annuelle dans les comptes de l’employeur.

Redevenu un jour férié assez semblable aux autres, le lundi de Pentecôte sert cependant “à attirer l’attention sur la prévention de la perte d’autonomie, une question importante et toujours d’actualité” plaide Sophie Paillet, cadre de l’action sanitaire et sociale à la Carsat Aquitaine.

Favoriser l’envie de faire et nourrir le besoin d’être reconnu

Cette branche de l’assurance maladie verse chaque mois, 750 000 pensions de retraite à des habitants des départements de l’Aquitaine historique. Elle mène cette année une huitième campagne de prévention dont les enjeux sont de maintenir la capacité de cognition et les activités physiques, de veiller à la qualité du sommeil et de l’alimentation. « Et surtout de travailler sur le maintien et le développement du lien social, ce que l’on peut appeler la vitalité, l’envie de, le besoin de se sentir utile et reconnu » insiste Sophie Paillet.  

La Carsat associée à plusieurs institutionnels déploie des programmes pour sensibiliser les jeunes retraités  au bien vieillir en bonne santé. « Ce n’est pas parce qu’on parle des problèmes de santé que la maladie arrive. Il faut travailler cela de manière ludique en amont, pour modifier ses pratiques de vie quotidienne et surtout préserver ses capacités à faire ce qu’on a envie de faire. » Par exemple le besoin de retisser des liens pour les personnes qui vivent leur retraite sur un nouveau lieu de résidence.

La comédie musicale pour en parler sur un ton léger

Les différents programmes se déclinent dans de multiples formats. Les jeunes retraités peuvent par exemple  s’inscrire gratuitement dès 55 ans et quel que soit leur régime de retraite, à une session en trois séances qui permet faire le point sur ses envies. L’accès au numérique, la conquête du lien social ou le yoga du rire pour améliorer son sommeil ou faire baisser la tension figurent également au catalogue des actions de prévention.

Et la Carsat Aquitaine a même recours au spectacle vivant. Une comédie musicale réunissant huit comédiens pour évoquer ces questions sur un ton léger va tourner dans les départements d’ici un an. (En juin, à Langon le 21, à Bordeaux le 22, à Marmande le 28 et à Tonneins le 29)

Un théâtre d’improvisation « Si on se disait tout » par la compagnie En un seul mot est également proposé dans de plus petites salles par exemple le 7 juin à Saint Denis de Pile. Il s’agit de reprendre en chansons les anecdotes du quotidien que les participants voudront bien livrer.

Enfin un troisième spectacle sous forme de théâtre forum assuré par la compagnie arcachonnaise Don qui choque met en scène l’aidant professionnel dans la place qu’il occupe auprès de l’aidé.  « En 2030, 30% de la population aura plus de 60 ans. C’est compliqué de parler de la perte d’autonomie,” reconnaît Sophe Paillet. “Nous nous efforçons de rendre attractifs ces sujets parfois difficiles. La prévention doit devenir banale.”


L’info en plus

En 2019, dans les cinq départements de l’Aquitaine historique, 15 000 retraités ont bénéficié de 1400 actions sur le thème de la prévention de la perte d’autonomie, menées dans 704 communes. “L’objectif est que toutes les personnes concernées puissent en profiter à moins de 15 minutes de chez elles,” souligne Sophie Paillet. Renseignements complémentaires ici

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