L’innovation, les lycéens peuvent en faire un métier


La French Tech Pays basque expose les innovations à impact mises en œuvre dans le territoire, pour inciter les lycéens et leurs familles à intégrer les métiers de la Tech dans leur projet de formation. A découvrir vendredi 14 et samedi 15 octobre.

Les organisateurs autour d'une table à Estia BerriCyrille Pitois | Aqui

Les différents acteurs de la French Tech Pays basque et leurs partenaires sont convaincus de montrer les métiers de l'innovation aux jeunes lycéens.

Copier le lien Partager sur FaceBook Partager sur Twitter Partager sur Linkedin Imprimer
Temps de lecture 3 min Nombre de vues

Publication PUBLIÉ LE 13/10/2022 PAR Cyrille Pitois

L’innovation ce n’est pas forcément loin et compliqué. La French Tech Pays basque, l’école d’ingénieurs Estia et surtout les nombreuses start-ups en cours de développement dans le bassin d’emploi, se mettent en scène devant 500 lycéens vendredi et devant les familles samedi.

« Nous avons des difficultés de recrutement dans nos entreprises, » concède Hubert Forgeot président de la French Tech Pays Basque, une association qui regroupe depuis 2020, les acteurs locaux de l’éco système innovation, à savoir 140 membres représentant 200 entreprises ou institutions.


 L’innovation c’est aussi la vie quotidienne de nos entreprises.

La French Tech a donc décidé de se confronter à l’inclusion des jeunes sur son territoire en lien, bien sûr, avec les métiers de l’innovation. « Nous voulons être force de proposition vers le public jeune 16-25 ans en montrant qu’il y a des opportunités sur ce territoire et en les accompagnant vers les formations puis dans un second temps vers l’emploi. Nous avons besoin d’intégrer des forces vives à brève échéance,» prévoit encore Hubert Forgeot.

Pas moins de six lycées, dont l’école de la deuxième chance, sont attendus ce vendredi avec l’ambition de leur faire vivre une journée immersive pour toucher du doigt des sujets aussi divers que l’intelligence artificielle, la biodiversité, les cryptomonnaies ou la prise de parole en public.  « Semer des graines, élever les consciences et pourquoi pas susciter des vocations ! L’innovation c’est aussi la vie de nos entreprises.»

Une journée pour créer une entreprise


Outre le format classique des conférences, un hackathon est organisé pour mettre en scène des petits groupes de jeunes autour d’une création virtuelle d’entreprise dans une bulle d’une journée. De l’idéation du modèle ou du service, à la cible, jusqu’au concours de pitch le lendemain qui sera proposé à six équipes. 

« C’est un travail de long terme, » reconnaît Barbara Sayous, membre du board jeunes de la French Tech Pays basque. « Mais c’est essentiel de remettre les jeunes au cœur de nos métiers : responsable marketing, chef de projet digital, développeur, ingénieur, chef de prod… il y a de multiples exemples. A nous de lever les doutes en montrant ce que sont réellement nos start-ups.»

Du bio-plastique à base de laine

Une journée couvée aussi par l’école d’ingénieurs du Pays basque, l’Estia, qui depuis 25 ans, forme à Bidart des ingénieurs pluridisciplinaires. « Les jeunes générations demandent du sens. Elles n’ont pas besoin de penser Paris ou Bordeaux, alors qu’il y a des éco systèmes qui ont de belles choses à faire valoir, qui sont accessibles localement, » explique Jérémy Fahame, chargé de l’accompagnement des jeunes entrepreneurs et des startups innovantes à l’Estia. Et pas forcément réservées aux têtes de classe. « Plus d’un tiers de l’effectif qui étudie à l’Estia suit une cursus sous le format apprentissage. Les jeunes titulaires d’un bac pro ou d’une filière professionnelle peuvent aussi accéder aux filières de l’Estia et au métier d’ingénieur.»

Muriel  Morot dont l’entreprise Traille, valorise la laine de brebis est la jeune entrepreneuse qui a remporté le concours de pitchs, l’an dernier. Elle a été marquée par cet « événement hybride qui mêle avec bienveillance les choses les plus constructives économiquement et socialement devant le grand public. Pour moi c’était inédit. » Même si elle se souvient aussi du stress et de la tension autour du chronomètre. « La dotation de 2 000 euros m’a permis d’aboutir dans la préparation d’une diversification autour d’un bio plastique à base de laine. Et j’ai aussi été invitée au salon de l’agriculture par le département 64! »

Ça vous intéresse ?
Partagez l'article !
Copier le lien Partager sur FaceBook Partager sur Twitter Partager sur Linkedin Imprimer
Laissez vos commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

On en parle ! Pyrénées-Atlantiques À lire ! ÉCONOMIE > Nos derniers articles