L’audace, ce moteur pour imaginer le monde de demain


Les plus de 600 participants à l'université hommes-entreprises du CECA se sont réunis dans un lieu d'exception, le château Smith Haut Laffite.

UHE du CECA organisée au Chateau Smith Haut LaffiteLéo Marchandon

UHE du CECA organisée au Chateau Smith Haut Laffite

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Publication PUBLIÉ LE 26/08/2022 PAR Léo Marchandon

La 28ème édition de l’Université Hommes-Entreprises s’est tenue ces mercredi & jeudi 24 & 25 août, sur le site d’exception du château Smith Haut Laffite en périphérie de Bordeaux. Plus de 650 décideurs de tous les horizons et de tous les secteurs et dix conférenciers d’exception ont réfléchi ensemble et ébauché le monde de demain.

La thématique centrale de cette édition tient en un mot : l’audace, ce « cadeau » (les deux mots sont des anagrammes!) qui permet de sortir des sentiers battus et de créer une autre voie.

Oser pour réussir

L’audace, les conférenciers la perçoivent et l’utilisent différemment. Des économistes aux musiciens en passant par les philosophes et les colonels, le mot s’applique différemment, porte différentes valeurs et entraine différentes conséquences, pourtant la finalité reste la même : il faut avoir de l’audace, il faut oser.

Oser, comme la championne paralympique Marie-Amélie Le Fur. Oser pour se retrouver soi même face à une pathologie, la sclérose en plaque, comme la réalisatrice Marine Barnérias. L’Audace, elle se retrouve en politique de Charles de Gaulle à Emmanuel Macron, analyse Franz-Olivier Giesbert. Gaël Giraud, économiste et prêtre jésuite,  appelle lui à l’audace pour oser repenser nos modèles économiques face au changement climatique. L’audace est l’étincelle que l’on retrouve à l’origine de tous les propos des conférenciers.

Oser pour soigner

Parmi les témoignages apportés par les conférenciers, il en est un, plus touchant, qui se démarque des autres. Pour Claire Oppert, l’audace est celle qui a fait sortir son instrument – le violoncelle – des salles de concerts remplies pour le faire entrer dans les hôpitaux. Maîtresse de son art qu’elle a pratiqué auprès des plus grands conservatoires du monde, elle est convaincue depuis toujours du pouvoir curatif de la musique, ce même pouvoir qui est aujourd’hui cliniquement étudié, et de plus en plus utilisé par les soignants du monde entier. Son rêve ? « Relier le monde de l’art à celui du soin », explique-t-elle.

Son art, elle l’a d’abord utilisé auprès d’enfants autistes en travaillant auprès d’Howard Buten, auteur américain, psychologue spécialiste de l’autisme et clown connu sous son nom de scène « Buffo ». Elle développe sa musicothérapie au centre clinique Saint-Denis, à Paris. Elle y travaille pendant plusieurs années, et transforme son art en outil pour communiquer avec des enfants autistes non-parlants.

Howard Buten dans son costume de “Buffo” le clown

Avec la musicothérapie, elle développe aussi ce qu’elle appelle « le pansement Schubert ». La musique aide à détourner de la douleur. « Qu’est-ce qu’un violoncelle qui chante au milieu d’une pratique médicale peut apporter ? » interroge-t-elle. Si Schubert ne remplace pas la morphine, il a un impact quantifiable sur la douleur des patients, qui lui ont témoigné l’aide apportée par sa musique face à des épreuves difficiles. « Avec l’audace, on peut changer le monde, même si c’est très modestement », conclut-elle.  

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