Jérémie Combelles,Pompier Solidaire raconte son intervention


Le membre girondin de Pompiers Solidaires (à droite sur la photo) a participé à l’installation de 42 douches au centre d’accueil de réfugiés du Tesco.

Jérémie Combelles, ses deux collègues Pompiers Solidaires et un intervenant polonais sur place.Pompiers Solidaires

Jérémie Combelles, ses deux collègues Pompiers Solidaires et un intervenant polonais sur place.

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Publication PUBLIÉ LE 21/04/2022 PAR Nolwenn Tournoux

Jérémie Combelles, pompier professionnel à Libourne (33), s’est récemment rendu en Pologne pour venir en aide aux réfugiés ukrainiens. Aider est une vocation chez le quadragénaire. Déjà jeune pompier à l’âge de 12 ans, il est aussi membre de l’association de solidarité internationale Pompiers Solidaires depuis 2011, année de sa création. Le 5 mars, Jérémie a entamé une mission à la frontière Pologne – Ukraine à côté de Medyka, dans la ville de Przemyśl, en tant que Pompier Solidaire. Il a participé à la création d’une indispensable base hygiène sur le site.

Au poste-frontière, une longue file de ressortissants se dessine, principalement des femmes et des enfants. « On sait pourquoi ils viennent en Pologne, ça remue les tripes. Je n’ai jamais entendu une femme se plaindre ou un enfant pleurer. Leur visage est marqué, mais ils sont très dignes, » témoigne Jérémie. Initialement, ses collègues et lui prévoyaient, lors de cette mission d’évaluation, de prendre rapidement en charge des femmes enceintes. Les Pompiers Solidaires s’y étaient engagés avec leur partenaire Action Santé Femmes. « Finalement, il s’est avéré que ce n’était pas nécessaire dans l’immédiat », relate Jérémie. « Nous nous sommes réorientés vers l’installation de modules de douches, au centre d’accueil de réfugiés Tesco. »

« Il faut se mettre des œillères »

Au moment de cette première mission, selon Jérémie, 5 000 réfugiés occupent les lieux. Le flux varie de jour en jour dans ce centre commercial reconverti, voué à fermer avant le conflit en Ukraine. « On y a vu des gens ayant passé des jours dans des caves, qui ont passé la frontière en marchant dans le froid, ou bien en bus, en voiture… » Au bout de plusieurs jours de périple, les réfugiés arrivant au centre d’accueil n’y trouvaient malheureusement pas de douches. A leur retour en France, Jérémie et ses collègues se lancent dans la recherche d’une entreprise polonaise pour l’installation des douches, et de fonds pour lancer le projet. Une semaine plus tard, le 19 mars, le pompier repart en direction du Tesco, accompagné de ses collègues Virginie Jouve et Nicolas Perrazi.

Les cabines de douches, en cours d'installation, au centre d'accueil de réfugiés Tesco.Jérémie Combelles

Les cabines de douches, en cours d’installation, au centre d’accueil de réfugiés Tesco.

Dans l’ancien centre commercial réaménagé, notamment muni d’un poste médical, les galeries et les rayons sont vides. L’espace est occupé par des lits de fortune. « Là-bas, il faut se mette des œillères pour se concentrer sur ce que nous devons faire, » explique Jérémie. Tous les soirs, afin de libérer des émotions parfois pesantes, l’équipe discute de son ressenti de la journée. A la fin de la semaine, 42 douches sont installées. « Nous avons ouvert les douches un vendredi matin. Le jeudi soir, les réfugiés avaient été temporairement évacués du centre afin que le site soit totalement désinfecté. A cause de l’hygiène, il y avait des épidémies comme la gastro, témoigne le pompier. Les douches tombaient vraiment à point. »

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