Biosécurité maximale contre le risque de grippe aviaire


« Alors que nous rentrons dans la période à risque, notre priorité quotidienne est de maintenir le niveau de biosécurité », soutient Bernard Tauzia, Président de l’organisation des producteurs de volailles de chair de Maïsadour. Idem côté palmipèdes.

Une troupe de canards dans un élevageOlivier Gachen

Face au danger que représente cette année encore l'influenza aviaire, les filières volailles et palmipèdes à foie gras mettent l'accent sur la prévention.. en attendant le vaccin.

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Publication PUBLIÉ LE 10/11/2022 PAR Solène MÉRIC

Début novembre, 55 cas d’influenza aviaire ont déjà été détectés sur le territoire français, tant sur la faune sauvage qu’au sein d’élevages. Si pour l’heure Landes, Pyrénées-Atlantiques, Gers et Haute-Pyrénées ne sont pas impactés, un foyer infectieux a d’ores et déjà été confirmé dans un élevage de Lunas en Dordogne. A la même époque l’an dernier, un seul cas avait été recensé.

Face à ce risque sanitaire « bien réel », la pression monte, et les structures, à l’image du groupe coopératif Maïsadour, se préparent à tenter d’éviter ce qui pourrait être une 5ème crise d’influenza aviaire. Durant l’hiver 2021-2022, le groupe a perdu 5,5 millions d’animaux en lien avec l’épizootie.

Lors des récentes assemblées générales des organisations de producteurs palmipèdes et volailles de chair de Maïsadour, le Groupe coopératif, à travers la voix de ses élus, a ainsi rappelé l’urgence de travailler à un vaccin, tout en insistant sur « la nécessité absolue de respecter toutes les mesures de biosécurité ». Autre élément d’importance dans cette stratégie de prévention face au danger du virus H5N1 : la mise en œuvre d’une restructuration des exploitations, à travers le déploiement du plan “ADOUR” à l’automne-hiver 2022-2023 et pour lequel le groupe coopératif prend sa part.

Réorganisation des structures : moins 100 000 canards pour Maïsadour

Ce plan de biosécurité, a en effet été travaillé à l’échelle du Sud-Ouest avec l’ensemble des parties prenantes des filières volailles et palmipèdes à foie gras, depuis le mois de février dernier. Il vient poser le principe de la réorganisation de la production afin de baisser la densité des élevages et de disposer pendant la période à risque (du 15 décembre au 15 janvier) d’un nombre limité d’animaux dans les communes les plus à risque. Objectif : « éviter plusieurs mois d’arrêt de nos élevages et pérenniser l’activité de toute nos filières », soulignent les élus de la coopérative landaise, dans un courrier à leurs éleveurs adhérents.

Ce plan concerne le territoire de la Chalosse dans les Landes mais aussi le Gers et les Pyrénées-Atlantiques. Le vide sanitaire est estimé à 500 000 canards et 600 000 volailles dans ce périmètre.

Nos éleveurs vivent ce cauchemar depuis 4 ans


À l’échelle de Maïsadour, la diminution du nombre de canards sera de 100 000. « Notre motivation est commune : il faut impérativement stopper ces crises à répétition ! A l’heure où la vigilance reste de mise, nous sommes convaincus de l’intérêt de ce plan de prévention qui, en complément du futur vaccin, apporte une solution à nos éleveurs qui vivent ce cauchemar depuis 4 ans », a insisté le Président Michel Prugue lors des assemblées générales.

Pour ce faire, le plan Adour s’organise plus précisément autour de quatre axes de travail :  le renfort et le respect des mesures de biosécurité, le développement de plans de contrôle efficaces, la mise en place d’un zoning spécifique de production et l’optimisation du pilotage de la gestion de la crise.


La biosécurité sur les exploitations, concrètement c’est quoi ?

Dans un courrier adressé à ses adhérents en date du 8 novembre, le groupe coopératif rappelle “les règles de biosécurité impératives” à suivre sur chaque exploitation.

  • la protection de l’unité de production : fermeture de l’accès à l’unité de production par une chaîne, protection de la paille, mise en abri des animaux en fonction des niveaux de biosécurité, protection contre l’avifaune sauvage nuisible, etc
  • la gestion des flux : interdiction de l’accès aux unités de production sauf au vétérinaire, une aire de lavage et de désinfection opérationnelle, registre de visite à jour, mise à disposition d’équipement de protection individuelle pour le personnel de transport, etc
  • l’observation des animaux : troubles de l’alimentation ou du comportement, suivi de la mortalité, etc
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