Carriet, troisième rencontre citoyenne de la ville


C'est à Carriet qu'a eu lieu la troisième rencontre citoyenne de l'édition 2021-2022, toujours sous le patronage de Jean Touzeau, maire de la ville.

C'est à Carriet qu'a eu lieu la troisième rencontre citoyenne de l'édition 2021-2022, toujours sous le patronage de Jean Touzeau, maire de la ville.Emmanuelle Diaz | Aqui

C'est à Carriet qu'a eu lieu la troisième rencontre citoyenne de l'édition 2021-2022, toujours sous le patronage de Jean Touzeau, maire de la ville.

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Publication PUBLIÉ LE 22/12/2021 PAR Emmanuelle Diaz

Troisième des huit rencontres citoyennes prévues lors de cette édition 2021-2022, Carriet fait suite au Bourg Doyen et aux Hauts de Lormont. Une réunion qui s’est tenue le 15 décembre dernier salle Colmet et à laquelle ont assisté une vingtaine de personnes venues débattre des problèmes du quartier tels que le logement ou les problèmes de circulation. Jean Touzeau, Maire de la commune, Yasmina Boultam, conseillère régionale et adjointe ville vivante et citoyenneté, Eric Leroy, adjoint de quartier ainsi que d’autres élus tels que Jeoffrey Ruiz, (mobilités, stationnement et sécurité routière) et Nicolas Le Bigot, (mobilités douces) leur ont répondu.

Exercice de démocratie participative par excellence, instauré sur le territoire de la commune depuis 2014, les rencontres citoyennes ont donc repris cette année, après une interruption de plus de dix-huit mois en raison de la crise sanitaire. Et c’est à Carriet que s’est donc tenu le troisième opus de cette nouvelle édition.

Une réunion qui a débuté par une présentation par Jean Touzeau, des « choix courageux impactant la ville » et mis en place par sa municipalité. Et parmi eux, le passage de la ville à 30km/h depuis le mois de novembre. L’objectif étant « freiner la vitesse et de sécuriser le plus possible la voie publique » pour « une ville plus apaisée ».

Autre réalisation évoquée, la question des cheminements doux (voie verte et ligne de bus Bassens Campus permettant aux étudiants de rejoindre le campus rapidement) était également une des orientations politiques premières du maire et de son équipe. Enfin, des efforts quant à l’augmentation des effectifs de la police municipale et des Agents de Sécurité de la Voie Publique (ASVP) ont été faits puisqu’ils ont été doublés, passant de 5 à 11 intervenants.

Lors de cette session et comme d’habitude, des sujets particuliers et propres au quartier ont également été abordés. Et notamment les mutations envisagées sur le secteur.

La question des mutations du quartier

Des mutations qui font suite aux travaux entrepris il y a quelques années sur la partie haute de Carriet (arrivée du tramway et démolition de bâtiments obsolètes) et qui s’inscrivent dans le cadre du renouvellement urbain du secteur, réalisé avec l’aide de Domofrance. « Aujourd’hui, on est sur la phase 2 de ce renouvellement (Carriet intermédiaire et bas Carriet). Les buts poursuivis sont proches de ceux d’avant : diversifier le type d’habitat, implanter de l’accession à la propriété, ne pas faire que du collectif mais aussi de l’individuel et surtout, faire des bâtiments à faible consommation d’énergie et dotés d’un niveau de confort très différent de celui en vigueur dans les années 60 », a précisé la mairie.

Parallèlement, une étude de Bordeaux Métropole est également en cours quant à la reconquête des friches industrielles. « Sur tout un foncier, il y a plusieurs vestiges d’entreprises (brasseurs, garagistes, casses autos) qui, avec l’aide de Bordeaux Métropole, doit être transformé en habitat, en activités, pour passer de l’état de friche industrielle à celui de quartier attractif », a expliqué Jean Touzeau. Des travaux qui devraient démarrer en 2022 pour la rénovation urbaine de Domofrance et à peu près en même temps pour l’étude sur les friches foncières. L’idée générale étant qu’à l’occasion de ce renouvellement urbain, tout le quartier soit transformé.

« Dans cette reconquête de renouvellement urbain et des friches, il a de forts atouts, a souligné le maire, dont proximité avec le front de Garonne pour une partie de ce foncier. C’est un lieu très attractif: donc c’est là qu’on peut sans doute avoir des bâtiments collectifs et des commerces au rez-de-chaussée. A l’inverse, plus on s’éloigne de la Garonne et moins le foncier est attractif (car encaissé entre le Haut Carriet et le fleuve). Là, l’idée serait d’y faire des produits attractifs et notamment des logements ». Autant de pistes éventuelles qu’il reste à déterminer.

La piscine municipale : une réalisation d’envergure

Autre projet évoqué à cette occasion : la rénovation de la piscine sur la partie haute de Carriet. « Une rénovation d’envergure et pour laquelle on a sollicité aussi la Région car il s’agit d’un équipement majeur », a précisé l’élu.

Enfin, concernant le budget participatif (120 000 € ont été attribués aux habitants qui souhaitaient porter des projets de quartier avec la municipalité), onze projets ont été retenus pour 2021 dont cinq pour Carriet, dont les boîtes à livres et les pompes à vélos.

Une participation mitigée et des débats relatifs au logement

Seule une vingtaine de personnes ont répondu à l’appel du Maire et de son équipe sur le quartier et seuls trois coupons-réponses sont remontés. Une faible participation qui interroge. A ce sujet, Jean Touzeau a tenu à préciser que « nous savions quand même qu’il y avait des difficultés sur ce quartier (qu’on retrouve d’ailleurs dans les autres) : le stationnement sauvage et les vitesses excessives de circulation, mais aussi des questions relatives à la propreté, à la collecte des déchets et à tranquillité publique, notamment sur le Haut Carriet, ainsi que la sécurité routière autour des écoles ».

Une question qui interpelle le maire de la commune puisqu’il a tenu à souligner que les écoles primaires de la ville étaient toutes à moins de 400 mètres du bassin d’habitat et que « c’est tellement plus agréable d’amener les enfants à pieds quand on a si peu de distance à parcourir ».

Quant aux questions des habitants présents, elles ont surtout porté sur le logement, qu’il s’agisse de rénovation, de réhabilitation ou de remplacement des logements les plus vétustes, par des neufs.

Des interrogations auxquelles Denis Sibrac, délégué territorial Domofrance a répondu en expliquant que dés 2022, une organisation de proximité avec les habitants serait mise en place ; un accompagnement avec du personnel de relogement et des gestionnaires qui iraient rendre visite à chacun pour prendre son cahier des charges pour le relogement. La ville assurant la coordination avec la future Maison de projet qui sera située dans le Bas Carriet.

Ces sujets sur le logement devraient être renvoyés vers un atelier propre au bailleur et à la Maison de projet.

Prochaine rencontre : le 10/01/2022 à Brassens-Camus pour les quartiers Saint-Hilaire et La Ramade

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