A Pau, les « bougeuses » boostent l’entrepreneuriat féminin 


Un nouveau réseau professionnel dédié aux femmes cheffes d'entreprise vient de se lancer à Pau : Bouge ta boîte

Les ''bougeuses'' du cercle Bouge ta boîte à Pau , au centre Elise Garrigues, la ''boosteuse'' du groupeAqui.fr

Les ''bougeuses'' du cercle Bouge ta boîte à Pau , au centre Elise Garrigues, la ''boosteuse'' du groupe

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Publication PUBLIÉ LE 01/02/2022 PAR Solène MÉRIC

Il y a Chrystèle, Véronique, Camille, Emilie, Marianne, Amandine, Elise… Elles sont 13 et elles se sont toutes lancées dans l’aventure de l’entrepreneuriat. Certaines depuis 17 ans, d’autres depuis 6 mois. Experte comptable, directrice d’un centre de formation, courtier, traductrice, agent immobilier, artiste graphiste… Elles sont les premières membres dynamiques et motivées du cercle « Bouge ta Boite », lancé à Pau en octobre dernier. Leur objectif : élargir leur cercle du partage et de l’échange mais aussi bien sûr des opportunités d’affaires.

« Nous avons toutes, à un moment de notre parcours, ressenti le besoin de se rassembler sur un réseau professionnel qui nous ressemble », synthétise Elise Garrigues, la « boosteuse » (comprendre l’initiatrice) de ce groupe de « bougeuses »… En effet, fidèle à l’esprit d’entreprise, le réseau Bouge ta boîte a sa « novlangue ». Qu’on se le dise, être 100% féminin n’y change rien.

Ce réseau professionnel réservé aux femmes entrepreneures existe depuis 3 ans au niveau national. Et avec succès : installé dans 90 villes de France, « Bouge ta boîte » réunit 110 cercles et 1700 adhérentes. Il a aussi son propre réseau social et documentaire interne, le « Workplace » ainsi qu’une méthode bien établie pour tenir au mieux sa promesse principale : accroître les chiffres d’affaires de ses membres. Après tout, « 75% du chiffre d’affaires d’un dirigeant travaillant seul est généré par son réseau », affirme Alexandra Coté animatrice du réseau Bouge ta Boite au niveau national.

Entraide, conseils et recommandations
Si bien sûr l’idée de gagner en visibilité et de faire croître leur activité est une des raisons de leur adhésion au cercle palois « Bouge ta Boîte », les 13 bougeuses béarnaises citent en réalité bien d’autres motivations à leur démarche. Pour Elise, experte en référencement web, c’est le « partage des moyens, des ressources et des projets pour faciliter le développement » qui l’a séduite, sans oublier « la valeur de bienveillance » que le réseau national met en avant. Pour Christine, la graphiste de la bande, « c’est la possibilité de prendre du recul sur une activité que j’exerce seule toute la semaine » qui l’a motivé et, comme d’autres, « constater que nous avons des problématiques communes à partager » l’a conforté dans son choix. De quoi mettre à bas la fameuse « solitude de l’entrepreneur.e ».

Marianne Gardelle, directrice d’un centre de formation destinée aux chefs d’entreprise, n’a pas tout a fait eu la même démarche. Elle reconnaît être « d’abord venue pour élargir mon cercle d’experts à conseiller à mes clients. Ici, j’ai face à moi des cheffes d’entreprise jeunes, relativement disponibles, avec des compétences, que je connais et que je peux recommander sans crainte ».

Autant de motivations premières qui sont bien là les forces du réseau Bouge ta boîte: une entraide, des conseils et la recommandation par ses paires. Tous les 15 jours une réunion « Bouge up » vient formaliser selon une méthode bien rodée, l’ensemble de ces objectifs. Une réunion qui donne aussi l’occasion de « brainstromer » ensemble autour d’une problématique bloquante pour l’une de leur membre. « L’idée est bien de repartir avec une solution », précisent les bougeuses, qui chassent toute idée de concurrence interne au cercle. C’est d’ailleurs bien pour ça, qu’une activité ne peut être représentée qu’une fois aux seins d’un cercle. C’est la règle.

Objectif : 25 membres
Les bougeuses paloises lancent d’ailleurs un appel à candidature pour que de nouvelles catégories de métiers intègrent leur cercle, et permettent d’élargir un peu plus leur réseau. Conciergerie d’entreprise, bien être et santé, artisanat, avocat, traiteur, agence d’intérim, tourisme, événementiel… la palette des places est encore large. Objectif atteindre les 25 membres. Mais attention, pour être admise dans le cercle, il faut l’unanimité des voix. A cela s’ajoute 190 € de frais d’entrée et une adhésion au réseau national obligatoire de 490 euros par an, pouvant être mensualisée.

« C’est toujours moins cher qu’un commercial » arguent les « bougeuses » !

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