Un nouvel incubateur ouvert à Limoges pour les projets


A Nexon, "La cantine" accompagnée par l'incubateur, a ouvert ses portes le 29 juillet pour proposer un nouveau modèle d’alimentation territoriale solidaire.

A Nexon, la cantine a ouvert ses portes le 29 juillet pour proposer un nouveau modèle d’alimentation territoriale solidaireOBV et Corinne Merigaud

A Nexon, la cantine a ouvert ses portes le 29 juillet pour proposer un nouveau modèle d’alimentation territoriale solidaire

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Publication PUBLIÉ LE 08/10/2021 PAR Corinne Merigaud

Depuis neuf mois, les porteurs de projets ont la possibilité d’intégrer le nouvel incubateur L’IESS, à Limoges, pour bénéficier d’un accompagnement de 12 à 18 mois. Cette nouvelle structure est sans équivalent en Nouvelle-Aquitaine car elle regroupe un collectif de six acteurs à savoir l’Union régionale des sociétés coopératives et participatives, la coopérative d’entrepreneurs Cesam Oxalis, la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire, l’Association inter-consulaire de la Haute-Vienne, France Active Limousin et BGE Limousin. Maud Caruhel, nouvelle vice-présidente régionale en charge de l’économie sociale et solidaire, de l’insertion et de l’économie circulaire a récemment visité les locaux et rencontré les partenaires.

L’IESS de la Haute-Vienne est né de la rencontre de six acteurs oeuvrant dans le champ de l’économie sociale et solidaire ou dans l’accompagnement de porteurs de projets. Ce secteur connaît un fort développement (14 % de l’emploi salarié régional) d’autant que la crise sanitaire a incité certains à se reconvertir. Un domaine que connaît bien Maud Caruhel, la nouvelle vice-présidente régionale en charge de l’ESS qui a récemment visité l’incubateur.

La Région a été pionnière dans ce domaine en créant une direction à l’ESS.« J’ai toujours travaillé dans l’insertion, j’ai bougé un peu partout en France avant de diriger une structure dans le Lot-et-Garonne, des modes de fonctionnement et des approches différents permettent des échanges de pratiques positifs » constate-telle. A Limoges, elle a été agréablement surprise par le nombre de partenaires impliqués. « Le but de mes visites est de voir ce qui fonctionne pour essaimer sur le territoire et de faire en sorte qu’aucun ne soit désertifié par l’ESS » confie-t-elle.

L’Incubateur L’IESS accompagne les porteurs de projets dans le domaine de l’économie sociale et solidaire OVB et Corinne Merigaud

L’Incubateur L’IESS accompagne les porteurs de projets dans le domaine de l’économie sociale et solidaire

Sept projets accompagnés

L’incubateur L’IESS accueille sept incubés. « Le but était de créer le meilleur modèle possible en s’appuyant sur les demandes et besoins pour proposer un accompagnement des initiatives dès l’origine, précise Marion Bergognon l’animatrice. L’incubateur s’adresse à des collectifs qui veulent créer une entité à but non lucratif avec une gouvernance démocratique et collective sur le principe un homme une voix, le modèle ESS étant résilient.» Un atelier sera mis en place en fin d’année pour définir cette notion.

Une vingtaine de porteurs de projets a déjà poussé la porte de l’incubateur qui bénéficie de financements de la Région (40 000 €), de la Banque des Territoires, de l’Académie de Limoges et de l’État. L’accompagnement est assuré par les six structures et des partenaires extérieurs. « C’est une forme d’économie qui n’est pas marginale, témoigne Maud Caruhel, mais qui reste à inclure dans les politiques publiques ». Parmi ces projets, on trouve un tiers-lieu à Coussac-Bonneval, un atelier de réemploi de matériaux à Limoges pour fabriquer des instruments de musique et « La cantine » à Nexon, ouverte depuis le 29 juillet, grâce à l’association Ouvre-boîtes. « L’idée est née suite au confinement, lorsque les restaurants ont fermé raconte Natacha Margotteau, elle est portée par un collectif de 17 personnes autour d’un projet de solidarité territoriale alimentaire. Le but était de créer une dynamique autour d’une alimentation saine et locale ».

Un local de 45 m² a été mis à disposition par la commune pour deux ans. La Région a soutenu la création d’un emploi, le fonds de soutien de Familles rurales et la Fondation d’entreprise AG2R La Mondiale ont accordé des subventions pour aménager le local en cuisine partagée parfaitement aux normes. Un jour par semaine c’est « midi gamelles », chacun apporte son repas pour consommer sur place et discuter avec ses voisins de table. Les tablées ouvertes proposent de la petite restauration avec un plat à partager. « Le repas est préparé le matin à partir d’invendus donnés par des producteurs locaux ou des jardiniers et préparés lors d’un atelier de cuisine participative précise-t-elle, le prix du repas est libre et conscient, chacun paye en fonction de ses moyens mais tout est détaillé. Nous attendons que des professionnels se saisissent de cette cuisine tremplin pour tester leur projet d’installation ». Une autre façon de consommer sans gaspiller.

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