Un Nordiste court 100 marathons en 100 jours pour le climat


A 30 ans, Nicolas Vandenelsken est un sportif invétéré et un citoyen engagé. Il s'est lancé dans un défi fou, courir 100 marathons en 100 jours à travers la France pour alerter autour du dérèglement climatique. Il est de passage en Nouvelle-Aquitaine

Au premier plan, tee-shirt orange sur les épaules, et tout sourire, le jeune Nicolas Vandenelsken court sur une route de campagne, qui longe des prés enherbés et une végétation abondante que l'on aperçoit derrière lui.Jérôme Habasque

Toujours le sourire aux lèvres et le moral au maximum, Nicolas Vandenelsken aime discuter et partager avec tous les volontaires prêts à courir ou à pédaler à ses côtés.

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Publication PUBLIÉ LE 24/10/2022 PAR Sylvain Desgroppes

Armé de sa force physique et de son courage, il court à travers la France pour faire passer son message. Nicolas Vandenelsken sait s’engager pour les causes justes. Son parcours est autant atypique que son activité aujourd’hui, et témoigne de sa nature. « J’ai un rapport particulier avec le sport-santé. De l’âge de 3 ans à la classe de 4e, j’étais obèse. Après, je suis tombé dans l’anorexie », commence sans tabou le nordiste.

« Je me suis alors trouvé dans le handball jusqu’à rentrer au pôle espoir de Dunkerque. Mais cette mentalité n’était pas la mienne », juge-t-il. Il continue le handball de haut niveau en club et s’essaie en Staps. Mais, nouveau revirement, il part finalement suivre un master en management du sport et entame sa carrière professionnelle. Chef de projet événementiel, il travaille notamment sur le Tour de France cycliste.

Mais Nicolas Vandenelsken est un homme entier, de conviction. « Après cinq ans dans mon entreprise, je cherchais un sens à mon métier. J’ai quitté mon travail et j’ai ”pété” mon empreinte carbone en partant en Nouvelle-Zélande six mois », explique le coureur. À son retour au printemps 2020, il voit les choses autrement et met en place ses idées pour s’engager pour la planète, lassé par exemple de courir et de voir des déchets en bord de route.

Un projet sociétal

Il construit un premier projet pendant l’année 2020, qui voit finalement le jour à l’été 2021. Du 14 août au 18 décembre, il parcourt 4612 kilomètres en 127 jours pour un tour de France sur le sujet de la collecte des déchets en bord de route et la pollution. L’association Uni-Vert Sport, dont il est le seul salarié et qui compte une soixantaine de bénévoles et de membres, se crée pour l’accompagner sur la logistique.

Au premier plan au centre de la photo, le marathonien Nicolas Vandenelsken, qui fend une foule de jeunes disposés à droite et à gauche en deux rangées. Des élèves tout sourire de taper dans la main de l'athlète.Jérôme Habasque

À chaque fois qu’il est accueilli dans les écoles, Nicolas Vandenelsken se fait une joie de prendre le temps de partager des moments de convivialité, tout en faisant passer ses messages sur le sport et sur le climat.

Devant le succès de l’opération, un nouveau défi, GreeNico Tour 2, est lancé en 2022. Courir 100 marathons en 100 jours, voilà de quoi interpeller et donner encore de la visibilité à sa cause, recentrée autour du dérèglement climatique. Chaque jour, après son marathon le matin, il rencontre divers publics l’après-midi, avec un objectif, convaincre. La semaine, il s’agit de scolaires, pour des actions de sensibilisation.

« On a la fresque du climat, la fresque du sport sur les dérives du sport-business… Il y a un temps d’échange avec les enfants, mais surtout des activités, le but est de faire bouger les jeunes avec des courses de relais, des chasses au trésor, tout en leur apprenant des choses sur le climat », décrit Nicolas Vandenelsken. Les week-ends, ses interventions se font auprès d’associations sportives ou de collectivités.

Un projet sportif

Si le message est noble, la performance sportive est remarquable. Cette année, partant de Montargis, il va traverser 11 régions et 49 départements. Les 80 premières étapes vont lui permettre de revenir à Montargis, le tracé de son parcours dessinant un symbole sur la carte de France. Les vingt dernières étapes, dessinées par des écoles et collèges, vont le ramener chez lui, à Valenciennes. Et chaque jour est un éternel recommencement.

Un départ tôt, entre 7h30 et 8h30, pour arriver à destination si possible autour de midi, chacun étant invité à l’accompagner pendant son effort. L’athlète mange sur place, s’accordant un temps de récupération, puis anime des ateliers pendant l’après-midi. Après quelques soins éventuels, il rejoint son hébergement du soir. À la mairie, à l’école, chez un particulier, l’objectif est de ne plus bouger jusqu’au prochain départ.

Infos pratiques !

Nicolas Vandenelsken passe par la Nouvelle-Aquitaine, avec 10 étapes dans la région. Cela a commencé par l’étape 49 le 21 octobre entre Montcuq (46) et Fumel (47), et finira avec l’étape 58 le 30 octobre entre Marans (17) et Luçon (85). Ses villes étapes, dans l’ordre chronologique : Fumel (47), Villeréal (47), Bergerac (24), Mussidan (24), Aubeterre-sur-Dronne (16), Châteauneuf-sur-Charente (16), Matha (17), Surgères (17), Marans (17).
Pour suivre Nicolas Vandenelsken dans son aventure, il faut se rendre sur le site internet de Uni-Vert Sport : https://uni-vertsport.fr

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