Pascalain va régaler les Parisiens au salon Made in France


Fabricant de spécialités culinaires limousines, Pascalain fait partie des douze entreprises artisanales labellisées « Artisan gourmand » qui représenteront la Nouvelle-Aquitaine au salon du Made in France à Paris du 10 au 13 novembre.

trois personnes présentent leurs produitsCorinne Merigaud | Aqui

Sabrina Cano, gérante de Pascalain, sa mère et son frère proposeront leurs spécialités limousines aux Parisiens.

Copier le lien Partager sur FaceBook Partager sur Twitter Partager sur Linkedin Imprimer
Temps de lecture 2 min Nombre de vues

Publication PUBLIÉ LE 10/11/2022 PAR Corinne Merigaud

Pour cette nouvelle édition du MIF, la Région Nouvelle-Aquitaine accompagne 112 entreprises néo-aquitaines qui mettront en avant leur savoir-faire. Parmi elles, quarante-deux seront accueillies sous le pavillon régional. Et pour la première fois, douze artisans gourmands, label sans équivalent en France décerné par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Nouvelle-Aquitaine, formeront un pôle gastronomique. Pour l’entreprise familiale Pascalain, c’est une première un an après le label.

« Nous avons démarré le 1er novembre 1997 dans notre cuisine se souvient Patricia Castel, puis on a travaillé dans le garage et comme c’était trop petit, on s’est installé dans un ancien moulin de 100 m² à Limoges. Nous y sommes restés vingt ans. » En 2007, sa fille salariée a repris la gérance et son fils les a rejointes voilà cinq ans.


Ce salon est une vitrine, on espère des commandes pour Noël

C’était le coup de feu mardi, veille du départ pour Paris. Les pâtissiers terminaient le glaçage au chocolat des derniers « Limousins », un fondant à la châtaigne. Au printemps, les Bordelais ont découvert leurs spécialités au MIF, c’est aujourd’hui au tour des Parisiens. « Nous avons préparé 2 000 petits gâteaux annonce Sabrina Cano la gérante, nous n’avons pas d’appréhension particulière, cela fait plus de vingt-cinq ans que nous faisons de la vente directe sur les foires artisanales et les marchés. On est plus inquiet par rapport à Paris, au stationnement, à la logistique… Ce salon est une vitrine pour nous faire connaître, en espérant des commandes sur notre site d’e-commerce pour Noël. »

Depuis septembre 2021, l’entreprise a pris un virage en s’installant à Feytiat dans un laboratoire de 300 m². La crise sanitaire a contraint l’entreprise à se réinventer. « Nous sommes restés quatre mois sans activité car seuls les marchés de producteurs étaient autorisés se souvient-elle, puis on a repris doucement avec trois marchés par semaine au lieu de sept. On a eu l’opportunité d’avoir un stand aux Halles en partenariat avec Tripes et Cie. Cela évitait à nos clients de faire des kilomètres pour chercher nos produits. »


Plus 30 % de chiffre d’affaires en deux ans


Une révolution pour Pascalain qui n’avait jamais eu de point de vente fixe. Le succès a rapidement été au rendez-vous dans ce temple de la gastronomie. « On a fait plus 15 % de chiffre d’affaires en un an » calcule-t-elle.

Pour approvisionner le stand, l’entreprise devait augmenter sa production et pousser les murs. Sabrina Cano part en quête d’un local et en retient un près d’un axe très fréquenté menant à l’A20. Le contraire du précédent, bien à l’abri des regards. « On recherchait avant tout un local plus grand, pour produire dans de bonnes conditions mais toujours de manière artisanale » insiste-t-elle. Des fours et des chambres froides supplémentaires ont été installés. Des collaborateurs sont également venus renforcer l’effectif qui est passé de huit salariés en 2019 à quatorze.

Quelques 2 000 petits gâteaux sont prêts à déguster au MIF.

Une boutique a été aménagée avec vue sur le laboratoire. On y retrouve les spécialités maison comme le pâté de pommes de terre et viande et le Périgourdin à la noix, mais aussi des produits de partenaires et fournisseurs locaux. « Depuis l’ouverture, le chiffre d’affaires a encore grimpé de 15 % pour arriver à 700 000 euros hors taxes signale-t-elle. Maintenant on attend d’avoir une certaine stabilité pour notre prochain objectif, faire le salon de l’agriculture de Paris en 2024, ce serait un rêve. »

Ça vous intéresse ?
Partagez l'article !
Copier le lien Partager sur FaceBook Partager sur Twitter Partager sur Linkedin Imprimer
Laissez vos commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

On en parle ! Haute-Vienne À lire ! ÉCONOMIE > Nos derniers articles