Madic prend le virage de la voiture propre en Gironde


Fraîchement installé à Saint-André-de-Cubzac (Gironde), le groupe nantais MADIC y déploie une usine futuriste consacrée au domaine de la mobilité et des énergies nouvelles.

vue extérieure de la nouvelle usine MADICEmmanuelle Diaz | Aqui

Récemment inauguré, le site de Saint-André-de-Cubzac (Gironde) est la vitrine technologique du groupe dans le secteur de la mobilité et des énergies nouvelles.

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Publication PUBLIÉ LE 15/12/2022 PAR Emmanuelle Diaz

Implanté sur un terrain de 6 hectares, le nouveau pôle technologique que MADIC Group vient d’inaugurer à Saint-André-de-Cubzac (Gironde) en impose. D’un coût de 21 millions d’euros (dont 10% financés par l’État et la Région), le bâtiment de 18 000 m2 (dont 4 000 m2 de bureaux), est une véritable vitrine technologique dans le secteur de la mobilité et des énergies nouvelles, pour cette entreprise spécialisée dans le domaine des énergies et de l’environnement automobile, des paiements sans surveillance et du parcours client “datalisé”.

Une usine du futur au service de l’avenir

Un bâtiment également très connecté et orienté vers les économies d’énergie puisque, avec bientôt 5 000 m2 de panneaux photovoltaïques installés sur sa toiture _ pensée pour être intégralement couverte d’ici 5 ans _ le site devrait, à terme, être auto-suffisant d’un point de vue énergétique.

Mais surtout, ce lieu va constituer le centre névralgique des activités industrielles et de R&D du groupe MADIC, avec pour objectif de développer la mobilité et les paiements de demain. Cette usine du futur placée sous le signe du « made in France », envisage à travers ses trois branches (industrielle, services et digitale), la fabrication d’une large gamme de produits tels que des bornes de recharge pour véhicules électriques, des terminaux de distribution d’hydrogène, des distributeurs d’hydrogène pour la mobilité et des automates de paiement pour stations-service ; domaine dans lequel elle est déjà leader au plan national avec 70% du marché et 25 000 automates installés en France.

Alain Rousset, président de Nouvelle-Aquitaine a été accueilli par Christian Blossier, président-fondateur du groupe et sa fille Sophie Blossier, directrice communication de Madic Holding.

 

Un site de production flexible et évolutif

Tourné vers l’avenir, c’est à dire vers une mobilité propre, le groupe (qui fabrique aussi des nano-stations essence), envisage donc déjà les énergies de demain. « On accompagne le virage de la transition énergétique et on ne sait pas, dans cinq, dix ou quinze ans, quelle sera la part réservée aux carburants liquides (fossiles ou non), à l’énergie électrique et à celle de l’hydrogène. Donc on a fait une usine capable de s’adapter à n’importe quelle proportion », explique Christian Blossier, fondateur et président du groupe. Aussi, les 11 lignes de production du site ont été conçues de manière 100% modulaire.

Quant aux études sur les énergies de demain, elles représentent aussi un investissement notable : « On ne peut pas aller trop vite car une station hydrogène coûte très cher (minimum 2M€) et comme il n’y a pas assez de voitures, ce n’est pas rentable. On est un peu dans le brouillard mais on se dit qu’on est obligé d’y aller car dans 5 ans, il sera trop tard : les concurrents auront pris le marché », précise le dirigeant pour qui, « avant l’hydrogène, il faut bien répondre au présent et le présent c’est l’électrique ». Aussi, MADIC Industries (ex-Lafon), qui se positionne depuis une dizaine d’années sur le marché des charges moyennes (entre 22 et 50 kWh), songe aujourd’hui à renforcer son expertise sur le marché des fast chargers (entre 100 et 400 kWh). Ce qui permettrait de recharger les voitures en moins de 10 minutes. Autre défi du groupe ? La maintenance des bornes de recharge électrique. Un marché lucratif, à l’heure où l’on estime qu’en France, plus de 20% de ces bornes sont en panne.

Fort d’un chiffre d’affaires de 220 millions d’euros et de 1 300 collaborateurs (dont 200 sur le site de Saint-André-de-Cubzac), le groupe MADIC, qui a bénéficié du Plan France Relance, envisage de recruter pour son nouveau pôle technologique une centaine de personnes dans les trois prochaines années.

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