Les Détrivores ramène “l’assiette à l’assiette”


Les Détrivores, propose un service de sensibilisation, collecte et compostage des déchets organiques et s'inscrit dans une démarche d'inclusion sociale et d'emploi sur le territoire

Frédéric PETIT, Philippe CARNERO (EDEA) et Laurent TOURNIER (UMIH 33)Aqui.fr

Frédéric PETIT, Philippe CARNERO (EDEA) et Laurent TOURNIER (UMIH 33)

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Publication PUBLIÉ LE 15/07/2021 PAR Margaux Renaut

Les Détrivores, Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) au nom bien explicite, a ouvert les portes, ce jeudi 8 juillet, de sa plateforme de compostage située 16 quai de Brazza à Bordeaux et lieu emblématique de son écosystème. Convivialité et partage étaient au rendez-vous pour découvrir cette entreprise qui, depuis 2015, agit pour la mise en place de solutions environnementales innovantes en proposant un service de sensibilisation, collecte et compostage des déchets organiques.

L’ambition des Détrivores est simple : œuvrer pour une utilisation raisonnable des ressources naturelles et lutter contre le gaspillage alimentaire. Pour cela, les Détrivores proposent, à l’échelle du territoire bordelais, un service de sensibilisation, de collecte, de valorisation et de compostage des déchets organiques générés par les restaurateurs, les collectivités, la restauration collective et les particuliers. Frédéric Petit, président de la SCIC, explique « qu’il est nécessaire d’apporter au sein de la ville et de la métropole, un outil dédié à la collecte des biodéchets qui deviendra d’ailleurs une obligation dès le 1er janvier 2024. L’idée est donc de mettre en place des moyens, qu’ils soient logistiques ou financiers afin d’inciter le maximum de restaurateurs à séparer la fraction organique des ordures ménagères ».
Effectuées grâce à des vélos-cargos en centre-ville, et des camions en périphérie, les collectes des biodéchets permettent et facilitent l’action du tri. Les intéressés peuvent s’inscrire sur l’application dédiée, Clic&Compost, en renseignant adresse et créneau horaire, afin de permettre aux « récolteurs » de parcourir la ville pour récupérer les seaux de biodéchets. La période d’essai gratuite de l’application laisse place à un mode d’achat par tickets de récolte, 9 € l’unité environ, qu’il est possible d’acheter par paquets de 10. À destination de l’ensemble des professionnels producteurs de biodéchets, l’application Clic&Compost a été pensée afin de faciliter le retrait des déchets organiques, mais surtout de limiter le nombre de kilomètres parcourus entre le gisement des biodéchets et l’unité de traitement.
Après la collecte, les biodéchets seront compostés grâce à un processus bien précis, puis réutilisés et vendus sous forme de compost. Un cycle économique, en ressources et en moyens qui permet, comme le résument bien les membres de l’équipe, de « ramener l’assiette à l’assiette »


Boite de compost Les DétrivoresBoite de compost “Maître Compost” des Détrivores 

Nouveau statut, même ambition

En 2020, l’entreprise est passée d’un statut associatif à celui de Société Coopérative d’Intérêt Collectif. Un changement de statut motivé par la crise sanitaire, mais qui d’après Frédéric Petit, a permis de « renforcer sa volonté de rassembler l’ensemble des acteurs engagés sur le territoire de la Nouvelle-Aquitaine vers la construction d’une économie plus inclusive, organique et responsable ». En effet, la restauration commerciale représentant alors 75% du marché des Détrivores, la crise sanitaire et la fermeture des restaurants a compliqué les choses. Frédéric Petit, explique que « beaucoup de questions se sont posées et parmi elles, celle de fermer définitivement l’association, surtout dans un contexte aussi difficile et insécure ».
C’est ainsi que l’équipe s’est lancée dans une réflexion partagée autour des nouvelles façons d’entreprendre en gardant à l’esprit la problématique de l’inclusion sociale par l’emploi. En un temps record, la demande de changement de statut, d’association à Société Coopérative d’Intérêt Collectif était lancée. Résultat, un nouveau statut et surtout une meilleure séparation entre le privé et le public, puisque d’après Frédéric Petit, « le marché public représente désormais 70 % des clients des Détrivores ».
Tout ça, dans une démarche « d’inclusion et de création d’emplois sur le territoire », insiste-t-il.

En effet, chez les Détrivores, l’insertion professionnelle, ce n’est pas qu’un concept. L’équipe, en tout une quinzaine d’employés, est composée majoritairement de personnes en difficultés professionnelles, c’est-à-dire qui n’ont jamais travaillé auparavant ou qui ne possèdent pas de diplôme ou de formation. Perrine Mercier, chargée de communication chez Les Détrivores, explique que l’objectif est « d’accompagner la création du projet professionnel sur le long terme, mais surtout de donner les moyens d’améliorer l’employabilité ». Comprendre améliorer l’autonomie et permettre l’enrichissement professionnel et personnel, au moyen notamment de formations autour des outils numériques, qui favorisent indéniablement l’inclusion sociale. Des services civiques et alternants devraient rejoindre l’équipe dans les mois à venir, avec très probablement « des perspectives d’embauches à la fin de la période de formation ». 
Les Détrivores a pu compter sur le soutien de partenaires qui partagent la même ambition et qui désormais font partie intégrante de l’écosystème de l’entreprise. Parmi eux, l’UMIH 33, syndicat des métiers de l’industrie et Véolia, entreprise de référence de la transformation écologique.

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