La conversion numérique de la filière viti-vinicole


Ce mardi 28 juin, les acteurs de la filière viti-vinicole ont rendez-vous à Mérignac pour découvrir près d'une quarantaine d'innovations numériques et robotiques dédiées à la vigne et au chai.

Un robot dans les vignesNicolas DUPREY/ CD 78

Un robot dans les vignes

Copier le lien Partager sur FaceBook Partager sur Twitter Partager sur Linkedin Imprimer
Temps de lecture 3 min Nombre de vues

Publication PUBLIÉ LE 24/06/2022 PAR Cyrille Pitois

Ce mardi 28 juin, le Château Luchey-Halde, terrain d’expérimentation de Bordeaux sciences agro, héberge Vi-Tic, un événement dédié à l’innovation numérique et robotique dans les vignes et les chais. Le parcours élaboré au cœur du vignoble va permettre de découvrir les innovations au travers d’un chapelet de démonstrations. Au total 38 exposants à découvrir pour les viticulteurs et les prescripteurs d’outils numériques comme les conseillers viticoles, les techniciens, les enseignants, ou les étudiants et les entreprises de la filière.

Le numérique est partout dans la vie quotidienne. Il fait aussi son entrée à la vigne et dans les chais. Les applications sont multiples et touchent différents champs de l’activité viti-vinicole. On parle beaucoup de capteurs qui permettent de stocker et d’analyser des données, de type station météo mais aussi d’informations collectées par des machines qui réalisent une autre tâche à proximité et encore de capteurs embarqués en télé détection, par exemple dans des avions ou sur des drones.

“Des solutions qui répondent aux attentes des producteurs comme à celles des consommateurs”

« L’idée est de collecter des informations qui devront être transformées pour devenir outil d’aide à la décision soit pour le conseiller du viticulteur soit pour le viticulteur lui-même, » explique Nathalie Toulon, ingénieure dans l’équipe numérique de Bordeaux Sciences agro et co-responsable de la chaire Agro’tic qui traite du numérique dans l’agriculture. 

Des données précieuses pour optimiser le temps de travail du viticulteur, décider à quel moment agir ou moduler ses actions d’apports d’intrants. Selon les applications, des outils autour de la traçabilité sont également développés pour améliorer les flux de la vigne jusqu’au chai en contrôlant l’évolution de la fermentation ou le niveau des liquides. « Il s’agit d’outils qui vont aider à produire bien, dans le champ de la quantité pour améliorer le revenu et dans le champ de la qualité avec une prise en compte de l’impact environnemental et du respect du travail humain. Ce sont des solutions qui répondent aux attentes des producteurs comme à celles des consommateurs, » constate Nathalie Toulon. Et l’ambition n’est pas limitée à l’activité commerciale des entreprises. Il est ici question de transition à opérer face à l’urgence climatique, pour piloter le vignoble autrement avec la perspective de modification des périodes de vendanges. 

Tester, participer, expérimenter et communiquer

Vi-Tic est une première rencontre d’échanges qui vient compléter le digilab de Bordeaux sciences agro. « Le digilab permet de tester des solutions numériques à la demande des entreprises, de participer à leur mise au point, d’expérimenter et montrer et communiquer sur les dispositifs. Pour ce qui est de la météo, les solutions sont éprouvées et l’application est vraiment une aide à la décision pour savoir quand traiter. Sur d’autres sujets comme l’estimation de rendement, ou la détection des maladies, on est plus dans l’expérimentation. » Avec la prise en main des outils par les équipes du château Luchey-Halde, le digilab peut même valider les utilisations au sein d’une exploitation grandeur nature, qui a aussi ses contraintes et vérifier que l’objectif espéré est bien validé.

Vi-Tic permet de valoriser les échanges autour de ces technologies : « Entre les freins techniques inhérents à la maturité des solutions, et les freins liés aux coûts, il faut un accompagnement dans l’appropriation de la technologie. Une station météo c’est  500 euros. Mais pour un robot très cher, l’utilisation peut faire peur si la solution n’est pas accompagnée d’un service de formation et d’accompagnement. C’est dans un niveau raisonnable d’attente qu’on peut espérer une bonne adoption de la solution. Attention aux attentes exagérées ! »  prévient Nathalie Toulon.   


Château Luchey-Halde à Mérignac
Gratuit de 14 h à 18 h 30. Inscription ici 

Ça vous intéresse ?
Partagez l'article !
Copier le lien Partager sur FaceBook Partager sur Twitter Partager sur Linkedin Imprimer
Laissez vos commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

On en parle ! Mérignac / Gironde À lire ! ÉCONOMIE > Nos derniers articles