ImmunRise : Des biopesticides à base de microalgues


ImmunRise lève 5M€ pour son biopesticide à base de microalgues, visant une mise sur le marché en 2026.

Photos des microalgues pour biopesticidesImmunRise

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Publication PUBLIÉ LE 18/07/2022 PAR Léo Marchandon

La startup bordelaise spécialiste de la transition agroécologique ImmunRise Biocontrol lève 5M€ pour son biopesticide à base de microalgues, visant une mise sur le marché en 2026 en France et en Europe.

La startup bordelaise ImmunRise, engagée dans la transition agroécologique, annonce avoir bouclé une levée de fonds de 5M€ pour accélérer le développement de son biopesticide à base de microalgues. « Cette levée de fonds nous permettra de franchir les dernières étapes qui nous séparent de la mise sur le marché de notre produit en 2026, préalable au déploiement de notre activité en Europe » déclare Laurent de Crasto, PDG d’Immunrise Biocontrol.

Un biopesticide à base de produit marins

Les microalgues sont des organismes aquatiques, trouvables dans l’ensemble des milieux marins et d’eau douce, invisibles à l’œil nu. Il en existe plusieurs centaines de milliers d’espèces différentes.

Celle dont il est question ici, « Amphidinium carterae » de son petit nom, ImmunRise l’a identifiée en 2016. Pulvérisée sur les champs dans une solution aqueuse, elle inhibe la production de spores de certains champignons, et donc leur reproduction. Efficace notamment sur le mildiou, terreur des vignes, la solution d’ImmunRise fonctionne sur d’autres espèces s’attaquant au blé ou encore aux tomates.

Testée de manière intensive sur des exploitations viticoles en conditions réelles depuis 2016, cette solution a démontré son plein potentiel. La startup a réalisé plus d’une centaine de traitements sur des parcelles de la Nouvelle-Aquitaine, et sur la base de ces expérimentations ImmunRise annonce une efficacité à 95% contre le mildiou de la vigne. Autre chiffre évocateur : 350 tonnes de microalgues suffiraient à traiter 100% du marché du blé et de l’orge en France.

Accélérer la transition agricole

L’un des grands avantages de ce nouveau biopesticide réside dans sa simplicité d’utilisation. La microalgue est diluée dans de l’eau et doit être simplement pulvérisée sur les cultures, avec un pulvérisateur manuel standard : pas besoin d’outils spécifiques ou de transformer toutes les méthodes de culture.

Quant à la récente levée de fonds, elle est un peu particulière : aux habituels fonds d’investissement se substituent deux industriels impliqués dans le secteur. Se retrouvent désormais au capital de la startup le groupe lot-et-garonnais De Sangosse, leader international du biocontrôle, et le groupe Baron Philippe de Rothschild pour qui un tel investissement « est une nouveauté qui montre leur motivation à pousser le développement d’une agriculture sans pesticides de synthèse », selon Laurent de Crasto. Près de 75 000 tonnes de pesticides de synthèse sont encore utilisés chaque année en France, et notamment dans la vigne qui en reste, pour le moment, le secteur le plus consommateur.

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