Bernard Cazeneuve, à Bordeaux, pour rassurer la communauté musulmane


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Bernard Cazeneuve, à Bordeaux, pour rassurer la communauté musulmane

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Publication PUBLIÉ LE 25/02/2015 PAR Nicolas César

C’est un euphémisme de le dire. Les musulmans ne se sentent pas représentés par le Conseil français du culte musulman (CFCM). Pour « renforcer le dialogue avec l’islam de France », le gouvernement a donc décidé mercredi 25 janvier de créer une « instance de dialogue » avec les musulmans. Rassemblée deux fois par an autour du premier ministre, elle pourra examiner des questions comme la formation des imams, la sécurité ou l’abattage rituel. Deuxième axe de ce plan : la formation des imams. Une mesure capitale dans un contexte de « grande sensibilité à la radicalisation ». Ils seront désormais incités à suivre un diplôme universitaire de formation civique, dans douze établissements d’ici à la fin de l’année, contre six aujourd’hui. 

La République assurera « une protection sans failles des musulmans »Pour montrer sa détermination à réformer l’islam en France, le ministre de l’Intérieur est venu à Bordeaux sur le terrain et s’est rendu dans trois mosquées. A la mosquée de Cenon, il a échangé pendant près d’une heure avec la communauté musulmane. Un échangen sans langue de bois, dans une ambiance cordiale, où Bernard Cazeneuve a été interpellé sur le mal-être des musulmans en France. « J’ai peur dans la rue aujourd’hui », a confié une étudiante en pharmacie. Certaines questions « taboues » ont été également posées, notamment sur l’interdiction de porter le voile à l’école en France ou sur le terme d’islamo-fascisme employé récemment par Manuel Valls. Le ministre a distillé des messages forts pour apaiser leurs inquiétudes : « la République assurera votre protection sans failles » ou encore « je veux des musulmans fiers de leur religion et amoureux des valeurs de la République ». Le ministre a insisté sur l’école qui a un rôle fondamental à jouer pour lutter contre les préjugés nés de l’ignorance », car « personne ne naît raciste, antisémite ou anti-musulman ». Une méthode et des mesures, qui ont séduit Tariq. Cet agent d’assurances de l’agglomération bordelaise se réjouit de voir que « les choses avancent ». 

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