L’escrimeur Boris Sanson, un des espoirs bordelais de médailles aux Jeux Olympiques de Pékin


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Publication PUBLIÉ LE 04/08/2008 PAR Nicolas César

“Il a le potentiel pour battre tout le monde”, assure Jean-Philippe Dau­relle, son entraîneur. Bordelais de naissance et de cœur, le sabreur Boris San­son a en effet tous les atouts pour décrocher une médaille aux Jeux olympi­ques de Pékin cet été. A 27 ans, son palmarès est déjà riche : champion du monde par équipes en 2006, troisième au Cham­pion­nat d’Europe en 2003…

“Plus qu’un sport, un art”
Remplaçant avec l’équipe de France aux Jeux d’Athè­nes, en 2004, il sera cette fois titulaire avec les Bleus à Pékin. Son objectif est de décrocher une médaille d’or. Pour cela, il s’entraîne deux fois par jour. “Comme un sportif professionnel, même si nous ne sommes qu’amateurs, car l’escrime ne suffit pas pour vivre”, rappelle-t-il.

En même temps, il mène de front, là aussi avec succès, ses études de kiné, en deuxième année à Paris. Entre les études et le sport, ses journées sont très chargées, mais l’amour de la discipline lui permet de tenir le rythme. Pour lui, l’escrime n’est pas seulement un sport : “C’est un art. La beauté de l’escrime me passionne. J’ai­me­rais arriver à un niveau où cela devient un art.” Cet­te passion lui a été transmise par Jacky Lam­bert, son tout premier en­traî­neur au club athlé­tique municipal (CAM), à Bor­deaux, qu’il vient de quitter pour des rai­sons pra­tiques, au profit du Lagardère Paris Racing.
Aujourd’hui, une seule chose l’habite : réussir les Jeux olympiques. “Je prépare les JO depuis quatre ans”, rappelle-t-il. Cette saison, ses résultats n’ont pas été à la hauteur de ses espoirs. “Il a fait une saison moyenne”, confirme Jean-Phi­lippe Daurelle, son en­traî­neur actuel. Mais “l’important est d’être prêt le jour J aux Jeux olympiques. Je préfère faire une saison moyenne et être champion olympique”, avance t-il. Ce qui passe par un important travail tactique, et sur le mental, ainsi que par de nombreux débriefings pendant et après la compétition. “C’est comme un puzzle que l’on construit. L’es­crime est un jeu d’échecs sur une piste.” En tout cas, quel que soit le résultat, assure-t-il, “j’aurai mis tou­tes les chances de mon côté”.

Nicolas César

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