C’est officiel : le permis est désormais retiré à tous les automobilistes qui font cette infraction quotidienne, voici le département concerné

syb banner design element.png

Depuis octobre 2025, l’usage du téléphone au volant dans le département des Landes expose les automobilistes à une sanction radicale : la suspension immédiate du permis de conduire pouvant aller jusqu’à six mois, conformément à l’article 224-7 du Code de la route. Cette évolution majeure, annoncée par Gilles Clavreul, préfet des Landes, intervient dans un contexte où la faute banale sur la route, souvent minimisée, est devenue un facteur déterminant d’accident de la route. Les autorités estiment toutefois que cette mesure, bien que significative, pourrait rester insuffisante si elle ne s’accompagne pas d’un changement profond des comportements.

La nouvelle réglementation prévoit une phase d’expérimentation : avant toute suspension du permis de conduire, les contrevenants recevront un avertissement préfectoral rappelant la gravité de l’infraction. Si le comportement persiste, la sanction ferme sera appliquée. L’objectif affiché est de provoquer un « choc des consciences », selon l’expression des pouvoirs publics, à l’image des campagnes menées contre l’alcool au volant, tout en renforçant durablement la sécurité routière.

Un contexte alarmant lié à la distraction numérique au volant

L’erreur fréquente au volant que constitue l’usage du téléphone demeure préoccupante malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation. Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, près de 80 % des conducteurs reconnaissent utiliser leur smartphone lors de leurs trajets, que ce soit pour passer des appels, consulter le GPS, écrire des SMS ou réagir à des notifications.

La gravité de cette infraction se confirme chaque année : en 2023, la distraction numérique a été responsable de près d’un quart des accidents corporels et de 390 décès, comme l’a rappelé Gilles Clavreul. Il est à noter que ces chiffres concernent toutes les catégories d’usagers et soulignent la nécessité d’agir face à une pratique qui ne touche plus seulement les jeunes conducteurs mais l’ensemble de la population.

Durcissement des sanctions : du simple avertissement préfectoral à la suspension effective

Jusqu’ici, l’usage du téléphone au volant était sanctionné par une amende de 135 € et un retrait de trois points sur le permis de conduire, mesures jugées insuffisantes pour endiguer l’explosion des accidents. Dès octobre 2025, la perte immédiate du permis de conduire deviendra la norme pour cette infraction routière, marquant un tournant décisif dans la politique de prévention.

Selon l’article 224-7 du Code de la route, il suffira d’une constatation de l’infraction pour enclencher une suspension du permis de conduire d’une durée maximale de six mois. Cette sanction radicale vise à provoquer une prise de conscience immédiate des risques encourus et à réduire significativement les accidents de la route liés à la distraction.

Mise en œuvre progressive et modalités pratiques

La première étape du dispositif consiste en l’envoi d’un avertissement préfectoral aux personnes prises en flagrant délit. Ce courrier officiel rappelle non seulement la gravité du danger mais exige aussi un engagement écrit de ne pas récidiver. Gilles Clavreul précise : « L’idée n’est pas de sanctionner massivement d’emblée, mais d’obtenir un sursaut du public ».

En cas de récidive, la suspension du permis de conduire sera appliquée sans délai supplémentaire, traduisant la volonté des autorités de lier étroitement prévention et fermeté. Cette approche graduée doit permettre d’évaluer l’efficacité du dispositif avant une généralisation éventuelle.

Objectifs poursuivis et comparaisons internationales

Les autorités souhaitent instaurer un choc des consciences comparable à celui observé lors des campagnes contre l’alcool au volant. L’objectif principal est d’empêcher que l’usage du téléphone au volant reste perçu comme une infraction secondaire alors qu’il est devenu une cause majeure d’accident de la route.

Dans certains pays européens, comme le Royaume-Uni, la perte immédiate du permis de conduire est déjà appliquée en cas de récidive ou de mise en danger manifeste. La France s’inscrit ainsi dans une dynamique européenne visant à renforcer la sécurité routière par des mesures dissuasives.

Renforcement des contrôles et implication des professionnels

Pour garantir l’effectivité de la nouvelle mesure à partir d’octobre 2025, les contrôles routiers seront intensifiés, notamment dans les zones urbaines où la surveillance vidéo facilite la constatation de l’usage du téléphone au volant. Les forces de l’ordre bénéficient d’une formation spécifique afin de détecter plus efficacement cette faute banale sur la route.

L’attention est également portée sur les transporteurs professionnels, fortement exposés aux risques de suspension du permis de conduire du fait de la pression liée aux délais de livraison. Cette vigilance accrue répond à l’augmentation des livraisons rapides et à la nécessité de protéger tous les usagers.

Sensibilisation renforcée auprès des jeunes conducteurs

Le dispositif expérimental inclut de nouveaux modules éducatifs dans le cursus du permis de conduire, axés sur la prévention des distractions numériques et la sécurité routière. Les auto-écoles devront délivrer des attestations spécifiques en fin de formation, attestant de l’intégration de ces enseignements.

L’efficacité de la mesure sera évaluée à partir de la variation du nombre d’accidents et du niveau de conscience du risque chez les titulaires d’un permis récent. Le Ministère de l’Intérieur considère que ces retours permettront d’ajuster la pédagogie pour mieux cibler les profils les plus exposés à l’erreur fréquente au volant.

Principales infractions routières visées par des mesures similaires

  • Usage du téléphone au volant sans kit mains libres
  • Consultation d’applications – GPS, réseaux sociaux, messages
  • Récidive d’excès de vitesse importante
  • Refus de priorité ayant causé un accident de la route
  • Conduite sous l’emprise de substances illicites ou alcoolisées

Ce panorama met en évidence la sévérité croissante des sanctions face aux risques liés à la distraction et à la dangerosité sur la route. L’enjeu dépasse la logique punitive et tend à inscrire durablement la notion de vigilance partagée entre tous les usagers et les autorités compétentes.

Facebook
Twitter
LinkedIn

7 réponses

  1. Beaucoup de travail est lié au permis de conduire…
    N’y a-t-il pas assez de chômeurs ?
    Les voitures d’aujourd’hui sont tellement puissantes, et une journée un peu rude peut vous faire oublier de fixer le compteur…
    Je trouve cette nouvelle loi, tellement injuste….
    (Facile de pondre ça, quand on est trimballé toute l’année par un chauffeur, de n’avoir pas d’enfant, et surtout un boulot pépère, qui ne pose aucun soucis de fin de mois…)
    Qui ose dire que c’est soucis de sécurité routière ? (Amandes, voiture confisquée, et retrait du permis.)
    A qui profite ces sanctions ? Faites le calcul… C’est vraiment gratifiant pour le législateur….

  2. Consultation GPS ça veut dire quoi précisément ? Dès qu’on touche l’ecran avec la main alors qu’on utilise Waze ou Maps? Ou dès qu’on quitte la route des yeux pour regarder l’écran ?

    1. En fait l’état ne veut plus qu’on utilise waze car c’est ce qui nous indique les radars… Là ils mettent en pratique…
      Je trouve ça complètement absurde…

  3. Comme d’habitude, le gouvernement fais n’importe quoi et passe son temps à taper sur les honnetes automobolistes pour le moindre argument ! Je me souvient qu’il y a environ deux ans de cela, j’ai eu un travers avec un autre conducteur, certes j’avais grillé une priorité, mais c’étais sans faire exprés et je suis descendu de la voiture pour lui hurler dessus à cause de son comportement dangereux (à mes yeux, il roulais trop vite !), un policier a assister à la scene et c’est moi qui ai pris une prune ! C’est scandaleux ! Je ne l’ai meme pas toucher, je lui ai seulement hurlé dessus, c’est du grand n’importe quoi !
    J’en ai marre de ce gouvernement, ça me donne envie de dessendre dans la rue et de tout cassé !

    1. Ne vous faites pas passer pour la victime. On ne descend pas de son véhicule pour aller « hurler » sur le conducteur d’en face.

  4. Moins de permis et de plus en plus de refus d’obtempérer, c’est logique.. pourquoi s’arrêter ? Surtout qu’on ne risque généralement rien. Mais tik-tok, WhatsApp, FB, Snap ou autre, en conduisant, faut être inconscient, vivement les véhicules autonomes.

Répondre à Renaud Paule Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *