À compter du 1er janvier 2026, une nouvelle revalorisation de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), également désignée sous le nom de minimum vieillesse, entre en application. Cette hausse, fixée à 0,9 %, modifie à la fois le montant mensuel garanti aux bénéficiaires et les plafonds annuels de ressources à ne pas dépasser pour prétendre à cette aide sociale. Le dispositif prévoit également des modalités précises d’évaluation des revenus ainsi que des règles spécifiques relatives au cumul avec des revenus professionnels et à la récupération sur succession.
Nouveaux montants du minimum vieillesse en 2026
Le montant mensuel de l’Aspa connaît une augmentation de 0,9 % en 2026, conformément à l’objectif de préserver le pouvoir d’achat des retraités disposant de faibles ressources. Cette allocation constitue un soutien majeur pour les personnes âgées respectant les conditions d’attribution définies par la réglementation sociale.
En 2026, les montants garantis sont les suivants :
- 1 043,59 € par mois pour une personne seule
- 1 620,18 € par mois pour un couple ou ménage
Cette évolution s’inscrit dans la continuité des précédentes revalorisations afin de compenser partiellement l’inflation affectant les biens essentiels. Selon le ministère chargé des Solidarités, il est justifié de “garantir un niveau de vie décent” aux retraités modestes. Il est à noter que ces valeurs maximales font l’objet d’une réévaluation annuelle, conformément à l’article L815-9 du Code de la sécurité sociale.
La comparaison avec 2025 met en évidence une légère hausse du minimum vieillesse, permettant ainsi d’ajuster le dispositif aux évolutions économiques récentes.
Nouveaux plafonds de ressources pour percevoir l’Aspa
L’accès à l’Aspa reste strictement conditionné au respect d’un plafond annuel de ressources. Ces seuils sont actualisés chaque année selon l’article R815-22 du Code de la sécurité sociale, afin de garantir l’équité entre les différentes catégories de demandeurs.
Il existe des dispositifs encore peu connus pour bénéficier d’une retraite minimale significative même sans avoir cotisé soi-même durant sa carrière. Par exemple, il est possible d’atteindre un certain niveau de pension grâce à certaines aides réservées aux seniors disposant de très faibles ressources. Pour illustrer ce point, découvrez comment certains retraités obtiennent jusqu’à 1 605 € de retraite sans avoir travaillé.
Pour bénéficier du minimum vieillesse en 2026, il convient de ne pas dépasser les plafonds suivants :
- 12 523,14 € annuels pour une personne seule (contre 12 411,44 € en 2025)
- 19 442,21 € annuels pour un couple ou ménage (contre 19 268,80 € en 2025)
Cette revalorisation des plafonds vise à tenir compte des évolutions de revenu et à permettre à davantage de personnes d’accéder à l’allocation. Les montants englobent toutes les ressources du foyer, sauf exceptions prévues par la loi, comme certaines prestations familiales ou majorations spécifiques de retraite.
Les revenus pris en compte sont évalués sur une période de trois ou douze mois, selon la situation du demandeur. Un agent instructeur précise : “l’étude s’appuie sur la période la plus représentative des ressources actuelles”, avant d’ajouter qu’une analyse individualisée est systématiquement réalisée pour éviter toute exclusion injustifiée.
Conséquence d’un dépassement de plafond
Lorsque les ressources dépassent le plafond autorisé, le montant de l’Aspa est réduit proportionnellement ou supprimé. Ce mécanisme garantit que le total des aides versées n’excède jamais le seuil applicable au statut familial du demandeur. L’article R815-24 rappelle ce principe de proratisation intégrale, sans que cela ne concerne le maintien temporaire lors de variations exceptionnelles de revenus.
Par exemple, si une personne seule perçoit 13 000 € de ressources en 2026, elle devient inéligible à l’Aspa, le plafond réglementaire étant franchi. Pour les situations fluctuantes, un suivi régulier permet d’adapter rapidement l’aide en cas de baisse soudaine des revenus.
Mise à jour annuelle des seuils
Le mode de calcul automatique assure une gestion cohérente du budget national tout en tenant compte de l’indice des prix à la consommation hors tabac. La revalorisation annuelle des plafonds et montants s’aligne sur les prescriptions législatives, assurant la stabilité du dispositif.
La publication officielle des nouveaux seuils intervient chaque année au Journal officiel et sert de référence aux organismes payeurs tels que les caisses de retraite du régime général ou la MSA pour les exploitants agricoles.
Cumul partiel de l’Aspa avec des revenus professionnels
Il est devenu fréquent de voir certains allocataires cumuler l’Aspa avec des revenus professionnels, dans la limite d’un abattement spécifique. Ce cumul partiel vise à encourager l’activité occasionnelle ou réduite durant la retraite sans entraîner une perte totale de l’allocation.
Pour 2026, l’abattement annuel applicable s’élève à :
- 6 565 € pour une personne seule
- 10 942 € pour un couple ou ménage
Seuls les revenus supérieurs à ces seuils sont intégrés dans le calcul des ressources comparées au plafond annuel Aspa. Ce dispositif favorise la reprise ou la poursuite d’une activité professionnelle tout en maintenant le droit à l’aide sociale. Selon le dernier rapport de la Drees, près de 5 % des bénéficiaires profitent actuellement de ce système d’abattement.
Le respect de cette règle contribue à l’autonomie financière des retraités tout en préservant leur accès à la solidarité nationale.
Récupération sur succession et autres mesures spécifiques
La réglementation prévoit que l’Aspa soit récupérable sur la succession du bénéficiaire après son décès, lorsque le patrimoine transmis excède un certain seuil fixé à 39 000 €. Dans ce cas, les sommes versées peuvent être réclamées auprès des héritiers dans la limite du montant dépassant ce seuil.
Cette mesure a pour objectif de réserver l’aide aux ménages les plus modestes, limitant ainsi l’effet d’aubaine. Plusieurs associations de retraités considèrent que cette disposition rétablit une certaine équité entre générations, bien que son application puisse susciter des incompréhensions parmi certains ayants droit.
D’autres spécificités s’appliquent selon la nature des ressources déclarées. Par exemple, certains avantages en nature comme un logement gratuit ou une pension alimentaire reçue font l’objet d’une estimation forfaitaire, afin de garantir l’égalité de traitement entre tous les demandeurs.
Enfin, toute fausse déclaration ou omission volontaire expose le demandeur à des sanctions administratives, voire pénales, conformément aux articles du Code de l’action sociale et des familles relatifs à la lutte contre la fraude aux prestations sociales.








5 réponses
Bonne fete france
Les bénéficiaires d’une retraite française vivant à l’étranger ont ils droit à l’ASP?
Il faut impérativement vivre sur le sol français? L’ASPA N’est pas « exportable »
Bonsoir. J’ai 65,5 ans.Je voulais savoir si j’avais des avantages et des droits.Merci
Es ce que aah est prise en compte pour le calcul de aspa