Automobilistes : une nouvelle taxe va faire son apparition à partir du 1er janvier 2026, voici les véhicules concernés

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À partir du 1er janvier 2026, le marché des véhicules d’occasion en France va connaître une évolution significative. La loi de finances 2025 introduit un malus écologique rétroactif applicable lors de la revente de certaines voitures, principalement celles immatriculées après 2015 et ayant initialement bénéficié d’une exonération partielle ou totale du malus écologique. Le gouvernement avance l’argument de « l’équité écologique » pour justifier cette mesure, mais associations et experts expriment déjà leurs inquiétudes quant à son impact financier sur les acheteurs et sur le dynamisme du marché de l’occasion.

Modalités précises d’application de la nouvelle taxe

La nouvelle taxe s’applique uniquement lors de la revente de véhicules d’occasion soumis au malus écologique et ayant profité, lors de leur première immatriculation, d’une exonération. Sont concernés notamment les véhicules acquis par des titulaires de la carte mobilité inclusion, les familles nombreuses ou encore les diplomates. Contrairement aux règles habituelles, le montant du malus ne suit pas le barème de 2026 : il est calculé selon le barème de l’année d’origine du véhicule, puis réduit selon l’âge et le kilométrage.

La décote progressive dépend de l’ancienneté du véhicule : une voiture de dix ans verra ainsi son malus réduit de plus de 70 %. Cependant, malgré cette réduction, la somme à régler peut atteindre plusieurs milliers d’euros, surtout pour les SUV puissants et les berlines diesel récentes, qui dépassent fréquemment le seuil d’émissions déclenchant le malus écologique en raison de leur poids élevé. Par ailleurs, l’évolution récente du marché met en lumière la hausse du prix des carburants qui pèse également sur le budget des automobilistes.

Critères d’éligibilité et catégories de véhicules concernés

Selon la Direction générale des finances publiques, seuls les véhicules d’occasion immatriculés après 2015 sont concernés par cette réforme fiscale. L’existence d’une exonération initiale lors de la première carte grise demeure la condition principale d’assujettissement. Cette limitation restreint le nombre total de transactions affectées, même si l’impact financier reste notable pour chaque cas individuel.

Un représentant du ministère de la transition écologique précise : « Les acquéreurs devront être particulièrement attentifs à l’historique administratif et fiscal du véhicule, sans quoi ils risquent de devoir payer un malus lors de la mutation ». Il est à noter que les voitures anciennes, non concernées par le périmètre du malus écologique, échappent à ce dispositif.

Calcul du malus écologique : fonctionnement et exemples

Le calcul du malus écologique rétroactif repose sur le barème de l’année de mise en circulation du véhicule. À ce montant initial s’ajoute une décote déterminée par l’âge exact du véhicule et son kilométrage. Par exemple, une voiture de dix ans affichant 120 000 kilomètres bénéficiera d’une réduction du malus comprise entre 70 et 80 %, mais le montant final peut rester significatif.

Plusieurs situations concrètes illustrent l’effet de la mesure : un SUV acheté neuf à 50 000 euros et exonéré lors de sa première immatriculation pourrait engendrer un malus résiduel de près de 3 500 euros dix ans plus tard, selon un conseiller fiscal. Ce phénomène concerne principalement les véhicules dont le prix d’achat reste élevé sur le marché de l’occasion. Certains projets liés aux infrastructures de transport, tels que les travaux pour la réouverture de lignes TER, incluent aussi des réflexions sur la fiscalité environnementale dans le secteur routier.

Conséquences sur le marché de l’occasion et vigilance requise

L’annonce de cette réforme fiscale suscite de fortes préoccupations chez les professionnels de l’automobile et les particuliers. Même si seule une minorité de transactions sera directement touchée, la hausse potentielle du coût d’acquisition risque de ralentir certaines ventes et d’alourdir les démarches liées à l’obtention de la carte grise. Les futurs acquéreurs doivent impérativement vérifier si une exonération a été appliquée lors de la première immatriculation afin d’éviter toute surprise financière.

En revanche, la majorité des véhicules récents restent exclus de cette obligation, sauf dans des cas spécifiques impliquant certains profils (titulaires de la carte mobilité inclusion, familles nombreuses, diplomates). Cette réforme introduit également une distinction supplémentaire entre types d’acheteurs et catégories de voitures, renforçant la nécessité de vigilance lors des mutations administratives.

Principales critiques et risques identifiés

De nombreuses associations d’automobilistes et experts dénoncent une mesure jugée injuste : « Cette taxe pèse de façon disproportionnée sur une faible part d’usagers et complexifie davantage les démarches », estime un porte-parole associatif. Certains pointent aussi le risque d’erreur lors du calcul ou de la vérification des exonérations initiales, pouvant entraîner des litiges financiers.

L’aspect rétroactif de la réforme est également critiqué : des propriétaires pourraient être sanctionnés à la revente d’un véhicule acquis légalement, sans avoir pu anticiper le changement réglementaire. Il est devenu fréquent de voir des discussions surgir lors des transactions concernant l’attribution ou non du malus écologique.

Position du gouvernement et objectifs poursuivis

Du côté des pouvoirs publics, le gouvernement invoque la justice environnementale et l’équité devant la fiscalité. Selon le rapporteur de la loi de finances, l’objectif est d’éviter que certains véhicules continuent à bénéficier indéfiniment d’exonérations malgré des caractéristiques techniques incompatibles avec les engagements climatiques de la France (émissions de CO2, poids du véhicule).

Un porte-parole du ministère souligne : « Cette mesure vise avant tout les véhicules polluants, puissants ou lourds ; elle n’a pas vocation à bloquer massivement le marché de l’occasion ou à pénaliser les conducteurs modestes », avant d’ajouter que la recette attendue restera marginale comparée à d’autres taxes existantes.

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5 réponses

  1. C’est quoi un VEHICULE POLLUANT ?

    Un véhicule de 1500cc diesel turbo de 120 CVx DIN qui parcours 25 000Kms / AN ?
    ou
    une voiture plaisir de 4 litres V8 essence de 400 Cvx DIN qui parcours 4000 Kms / AN ?

    Je crois que le bon sens et l’intelligence ne font pas partie de l’équation, seul le RACKET D’ETAT sous couvert D’ECOLOGIE FEINTE compte !

  2. Je m’etonnes pas de ce gouvernement. Pour détruire un autre aspect d’économie, concernant la classe moyenne et la classe ouvrière.

  3. On nous fabrique et on nous vends légalement des véhicules polluants et c est de notre faute!!!! On nous fabrique et nous vends légalement des cigarettes mortels et c est de notre faute!!!! On nous fabrique et nous vends légalement des matériaux toxiques pour nos logements pour ensuite nous le reprocher lors de la revente , ça aussi c de notre faute!!!! Nous sommes les coupables idéal , le pot de terre contre le pot de fer

  4. La MAFIA VA FRAPPÉ
    FORT DANS LES POCHES DES GENS QUI BOSSE ET QUI ON BESOIN DE UN VEHICULE
    PAR COONTRE LES ASSISTER NE CRAIGNE RIEN

Répondre à ANTONBRANDI Eric Annuler la réponse

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