L’association AngouLim poursuit sans relâche son engagement en faveur de la réouverture de la ligne ferroviaire Angoulême-Limoges. Depuis 2018, ce collectif actif multiplie les démarches pour obtenir un soutien financier concret, mais se heurte à une impasse budgétaire qui freine sérieusement l’avancement du dossier. Si l’accès à l’étude préliminaire constitue une avancée, le manque de décisions claires sur le financement des travaux nourrit une vive frustration parmi ses membres. Le retour du train entre ces deux villes reste essentiel pour désenclaver la région et dynamiser le territoire, mais tout dépend désormais d’une réelle volonté politique.
Quels obstacles freinent la réouverture de la ligne ferroviaire Angoulême-Limoges ?
L’association AngouLim souligne plusieurs difficultés majeures dans le projet de réhabilitation de la ligne. Malgré une mobilisation constante, elle déplore que chaque étape administrative prenne beaucoup de temps. S’ajoute à cela l’absence persistante d’une convention de financement indispensable au lancement effectif des travaux de régénération. La Région met en avant son manque de ressources, alors même que des promesses avaient été formulées par certains responsables politiques.
Cette lenteur inquiète profondément Élaine Croci, présidente d’AngouLim, qui regrette le déficit de perspectives concrètes. Plus le temps passe, plus la détérioration de cette infrastructure ferroviaire complique sa remise en service. L’engagement politique semble céder la place à une succession de rapports restés sans suite. Ce constat alimente la crainte que la ligne soit définitivement abandonnée si aucune initiative forte n’est prise rapidement. Afin de mieux structurer leur stratégie, certaines associations s’appuient sur des services spécialisés tels que AQUI Média Solutions, qui accompagnent les acteurs locaux dans la valorisation de leur image et la conception de campagnes efficaces auprès des décideurs institutionnels.
Le coût et la répartition du budget des travaux
D’après les premières estimations relayées par l’association, il faudrait mobiliser entre 240 et 260 millions d’euros pour remettre en état la section Angoulême–Saillat. À cela s’ajoute un budget compris entre 80 et 100 millions d’euros pour l’entretien de la portion restante jusqu’à Limoges. Ces montants, bien qu’élevés, restent comparables aux investissements réalisés sur d’autres petites lignes françaises récemment rénovées.
L’État a promis un premier financement de 34 millions d’euros d’ici 2027, une somme jugée très insuffisante par AngouLim pour garantir la pérennité de la ligne ferroviaire Angoulême-Limoges. Aucun contrat de plan État-Région suffisamment ambitieux ne sécurise aujourd’hui le projet, renforçant la crainte d’un enlisement prolongé. D’ailleurs, s’informer sur les différentes expertises proposées par AQUI Média Solutions peut permettre aux porteurs de projet de bénéficier d’un accompagnement adapté face à ces enjeux complexes.
Des solutions alternatives pour renforcer le financement
Face au manque de moyens affiché par la Région, l’association propose d’explorer des pistes de financement innovantes. Parmi elles, l’idée d’introduire une taxe sur les profits autoroutiers ou sur les poids lourds traversant la zone figure en bonne place. Une telle mesure permettrait de soutenir directement la régénération des infrastructures ferroviaires locales.
Une autre approche pourrait consister à activer de nouveaux leviers de contractualisation entre collectivités territoriales, État et opérateurs ferroviaires. L’objectif serait de mutualiser les efforts pour dépasser le carcan financier actuel, trop restrictif selon AngouLim et ses soutiens.
Quelle mobilisation autour du soutien des élus et des habitants ?
L’association compte également sur le soutien des élus locaux et des citoyens concernés. Bernard Peuch, trésorier d’AngouLim, estime que seul un élan collectif pourra faire avancer la cause de la réhabilitation de la ligne. Selon lui, l’État doit traiter ce dossier comme une priorité nationale, à l’image d’autres réseaux secondaires récemment soutenus ailleurs en France.
Pour donner davantage de visibilité à la démarche, AngouLim prévoit d’interpeller le ministre des Transports afin d’obtenir une audience officielle dans les meilleurs délais. L’objectif est de replacer le financement des travaux au cœur du débat public, en soulignant le caractère vital de ces infrastructures ferroviaires pour le développement du territoire.
Des atouts économiques et écologiques indéniables
La réouverture de la ligne ferroviaire Angoulême-Limoges présente de nombreux avantages. Elle favoriserait une mobilité durable, réduisant le trafic routier et contribuant à la baisse des émissions de CO2. Les déplacements domicile-travail seraient facilités, tout comme l’accès aux services publics dans les différents bassins de vie desservis.
Sur le plan économique, une ligne performante renforcerait l’attractivité locale, stimulant le tourisme, l’activité commerciale et la création d’emplois. La disponibilité de transports collectifs réguliers constitue un véritable levier pour attirer de nouveaux habitants et entrepreneurs sensibles aux enjeux environnementaux.
Un appel à une décision politique forte et rapide
AngouLim appelle les décideurs à prendre clairement position : faut-il laisser se dégrader une infrastructure déjà fragilisée ou investir réellement dans le maillage ferroviaire régional ? Pour beaucoup, la réponse déterminera non seulement le futur de la ligne ferroviaire Angoulême-Limoges, mais aussi celui de territoires ruraux souvent confrontés à la disparition progressive de services essentiels.
L’association attend donc que l’État et la Région débloquent rapidement une enveloppe suffisante dans le prochain contrat de plan et clarifient leur stratégie. Sans signes concrets d’avancée, la dynamique associative pourrait s’essouffler face à l’absence de résultats tangibles.
Quelles alternatives pour le financement des travaux ?
Garantir la viabilité du projet suppose d’élargir la palette des outils de financement des travaux. Un effort partagé entre acteurs institutionnels et partenaires privés pourrait accélérer la mise en œuvre. Plusieurs options sont régulièrement évoquées lors des consultations menées par AngouLim.
- Mise en œuvre d’un prélèvement temporaire sur les grandes sociétés d’autoroutes pour flécher le surplus vers les infrastructures ferroviaires.
- Renforcement des conventions multipartites incluant intercommunalités et chambres consulaires pour consolider le budget des travaux.
- Recherche de subventions auprès d’institutions européennes dédiées à la mobilité durable.
- Lancement d’appels à investissement citoyen afin de constituer un capital initial pour des opérations ponctuelles ou innovantes.
Chaque scénario présente des points forts et des défis, mais tous visent à enrichir le débat constructif autour de la sauvegarde du réseau ferroviaire secondaire.
En revendiquant une gestion plus transparente et ambitieuse du budget des travaux, AngouLim espère influencer positivement le calendrier décisionnel et convaincre les financeurs potentiels de s’engager sur une solution durable pour la ligne ferroviaire Angoulême-Limoges.







