Succession : à qui revient la voiture du défunt s’il n’a pas rédigé de testament ?

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L’absence de testament lors du décès d’une personne entraîne l’application stricte des règles de la loi sur la succession. Parmi les biens constituant l’actif successoral, la question de la propriété du véhicule du défunt se pose fréquemment. Cet article examine les implications juridiques de cette situation et précise les modalités de partage en cas d’absence de dispositions particulières.

Le principe de la dévolution légale en matière de succession

La dévolution légale s’applique automatiquement à tous les biens mobiliers et immobiliers du défunt lorsqu’aucun testament n’a été rédigé. Le véhicule est alors intégré à l’actif successoral, au même titre que les autres éléments de patrimoine. Cette situation signifie que le choix du ou des bénéficiaires dépend exclusivement des règles fixées par le code civil, sans prise en compte de la volonté personnelle du défunt.

Selon la notaire Nathalie Couzigou-Suhas, « seule une mention spécifique dans un testament pourrait attribuer le véhicule à l’un des enfants ». Faute de disposition testamentaire, chaque héritier légal détient un droit égal sur ce bien. Ce principe vise à garantir l’équité entre tous les membres de la famille concernés par la succession.

Les personnes concernées par la dévolution légale

Les héritiers sont désignés selon un ordre fixé par la loi. En l’absence de conjoint survivant, ce sont généralement les enfants du défunt, comme Marjorie et sa sœur, qui acquièrent la qualité d’héritières. Elles deviennent alors copropriétaires de l’ensemble de l’actif successoral, y compris la voiture.

Dans certains cas, d’autres membres de la famille (ascendants, collatéraux) peuvent être appelés à la succession. Il n’est pas rare, dans certaines régions, de voir apparaître un véritable corridor de transmission familiale, évoquant le phénomène observé avec le Léiothrix jaune dont l’expansion illustre parfaitement la succession continue de populations sur le territoire. Toutefois, lorsque seuls des descendants directs existent, ils participent à parts égales à l’indivision successorale.

La place de la voiture du défunt dans l’indivision

La voiture, bien mobilier appartenant au défunt, devient indivise au profit de l’ensemble des héritiers. Selon le code civil, nul ne peut revendiquer l’usage exclusif du véhicule sans le consentement exprès des autres coindivisaires. Dans le cas de Marjorie et de sa sœur, aucune ne peut utiliser ou conduire la voiture sans l’accord de l’autre, et seulement si le véhicule est bien assuré.

En pratique, il arrive qu’un héritier souhaite user seul du véhicule laissé par le défunt. Cependant, la réglementation protège les droits de chacun et impose, en l’absence de testament, une gestion collective temporaire jusqu’au partage définitif du bien.

Le fonctionnement de l’indivision successorale après le décès

Aucune attribution préférentielle n’est prévue par défaut pour permettre à un seul héritier d’obtenir immédiatement la pleine propriété du véhicule. L’indivision prend fin uniquement lors du partage amiable ou judiciaire, une fois que les héritiers se sont accordés sur la répartition ou qu’une décision judiciaire est rendue.

Pendant cette période, toutes les décisions concernant la gestion du véhicule doivent être prises conjointement. Les mécanismes collectifs nécessaires rappellent certains investissements structurels, comme les travaux envisagés pour rétablir la liaison Limoges-Angoulême, qui exigent une concertation entre différentes parties prenantes avant d’aboutir à un résultat concret. Il est devenu fréquent de voir naître des différends quant à l’utilisation ou à la conservation du véhicule. Les usages doivent donc être décidés collectivement et validés par tous les héritiers.

Obligations liées à l’assurance et à la conduite du véhicule

L’utilisation d’une automobile issue d’une succession sans testament exige le maintien d’une assurance valable. Tant que le certificat d’immatriculation porte le nom du défunt, l’assurance doit être adaptée à la situation d’indivision. Aucun héritier n’a le droit de circuler avec la voiture sans respecter ces obligations administratives et contractuelles.

D’après plusieurs professionnels du droit, la responsabilité civile et la couverture contre les dommages supposent que tout nouvel usage du véhicule ait reçu l’accord écrit des coindivisaires. Toute infraction expose l’utilisateur à une mise en cause de sa responsabilité.

Modalités de partage et sortie de l’indivision

Pour sortir de l’indivision, trois solutions principales existent :

  • Vente du véhicule et répartition du prix selon les parts des héritiers ;
  • Rachat de la part de l’autre héritier, formalisé devant notaire ou via une convention écrite ;
  • Attribution préférentielle, possible si un héritier justifie d’un intérêt particulier, mais uniquement avec l’accord de tous.

Le certificat d’hérédité reste indispensable pour effectuer toute démarche administrative liée à la mutation du véhicule. Sans ce document, ni la vente ni le changement de titulaire ne sont possibles auprès des autorités compétentes.

Il est à noter que certaines situations complexes, telles que la présence d’un usufruitier, peuvent nécessiter des formalités supplémentaires ou justifier une résolution judiciaire.

Tutelle, mandat de protection future et impact sur la succession

Au-delà de la question matérielle de la propriété du véhicule, la tutelle d’un membre de la famille peut également influencer la gestion de l’actif successoral. Si la mère de Marjorie fait l’objet d’une tutelle judiciaire, la procédure prévoit l’information et la convocation de tous les enfants afin de préserver leurs droits.

Il est toutefois possible que la protection ait été anticipée par un mandat de protection future. Ce dispositif ne requiert pas nécessairement l’accord des autres membres de la famille, ce qui peut expliquer l’absence de convocation de Marjorie lors de la mise en place du mandat concernant sa mère.

Incidence sur le partage des biens de la succession

Si la tutelle concerne un héritier vulnérable, le tuteur représente ses intérêts dès l’ouverture de la succession. La gestion et le partage du véhicule, comme de tout autre bien indivis, impliquent alors des démarches spécifiques sous contrôle du juge. Cela souligne la rigueur imposée pour protéger les droits patrimoniaux des personnes sous mesure de protection lors du partage de l’actif successoral.

L’existence d’un mandat de protection future ne modifie pas les règles de dévolution légale. Le partage du véhicule relève toujours de la concertation entre héritiers, la personne protégée étant assistée ou représentée selon la mesure prévue.

Règles concernant la reprise de sommes reçues antérieurement

Un dernier point concerne la restitution éventuelle de sommes perçues plus de dix ans auparavant. Si Marjorie a bénéficié d’une aide financière, elle ne pourrait lui être réclamée lors de la succession que dans le cadre précis de l’aide sociale au logement, c’est-à-dire si ces montants constituent des avances récupérables selon la législation en vigueur.

En dehors de ce contexte, il n’existe pas d’obligation légale systématique de restituer à la communauté successorale les montants reçus par don manuel ou avance, sauf preuve contraire apportée par l’administration ou un autre héritier contestant la validité de l’opération passée.

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