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Rémy Ferret : le fils d’éleveur devenu maraîcher
Selon le jeune agriculteur de Condezaygues (47), le dispositif du parrainage gagne à être mieux connue pour une transmission réussie entre cédants et porteurs de projet d'installation
Rémy Ferret, installé en cultures végétales à Condezaygues en Lot-et-Garonne - La Ferme de LamotheFelicitas Ezquerra-Secouet

Rémy Ferret, installé en cultures végétales à Condezaygues en Lot-et-Garonne - La Ferme de Lamothe

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Publication PUBLIÉ LE 11/05/2021 PAR Felicitas Ezquerra-Secouet

Rémy Ferret est un homme heureux : ce jeune agriculteur a eu « la chance » (c’est le terme sur lequel il insiste) d’avoir bénéficié d’une aide à l’installation pour son exploitation agricole à Condezaygues en Lot-et-Garonne. Il nous a accueilli à la ferme de Lamothe qu’il a reprise en 2019, où il fait de l’arboriculture et du maraîchage, et dont il commercialise les fruits principalement en vente directe. Retour sur le parcours de ce jeune pourtant parti, et formé, pour être éleveur.

C’est en 2018, « par le biais de la Chambre d’Agriculture, que j’ai eu connaissance de cette exploitation de 60 hectares dont les deux gérants associés allaient partir à la retraite et cherchaient un repreneur ». Il s’y est installé après un an de parrainage. Une année pendant laquelle il était salarié à moitié par l’exploitation et à moitié par Pôle Emploi ». Ce stage de parrainage, cet apprentissage, m’a permis de suivre les conseils des anciens exploitants, d’acquérir des compétences sur l’arboriculture et le maraîchage _les méthodes de culture, les bons gestes, le savoir-faire_ que je n’avais pas. Et pour cause, sa formation initiale c’était l’élevage. « J’ai fait des études spécialisée sur l’élevage, une licence pro… Mon père élève des Blondes d’Aquitaine », explique-t-il.

” La transmission c’est génial “
« En tant que fils d’agriculteur, petit-fils et arrière-petit-fils d’agriculteur, précise-t-il en souriant, j’aime ça, j’ai toujours baigné dans le monde agricole en contact avec les bêtes. J’ai été maquignon dans les Landes pendant 5 ans mais je ne voulais pas faire ça toute ma vie. Mais c’est compliqué de s’installer en élevage, ça demande de gros investissements pour une moindre rentabilité, ça vous freine. Pour s’installer c’est long. » Jusqu’à ce que l’opportunité de la ferme Lamothe se présente et qu’il la saisisse pour une installation qui s’est fait en deux temps. « En 2019, j’avais repris 50% des parts en GAEC puis 100% au 1er juillet 2020 quand les cédants sont partis à la retraite ». Le GAEC continue avec mon père, nous rassemblons nos deux structures, lui est dans l’élevage à Soturac dans le Lot, de l’autre côté de la « frontière », plaisante Rémy (la ferme de Lamothe est située non loin du fleuve Lot). « Ce que je fais ici, c’est complémentaire ».

Et de poursuivre : « La transmission c’est génial. Et dans beaucoup de cas, ça ne se passe pas ainsi : un jour “l’ancien” est là, le lendemain c’est un nouveau et il a tout à apprendre. Quand on sort des écoles, on croit tout savoir… C’est une expérience qui fait réfléchir ! Je souhaite à tous de faire une installation comme ça, comme la mienne, la propose-t-on à tous aussi bien ? Moi, je ne connaissais pas le parrainage, la communication devrait se faire davantage dans les écoles ».

Etude économique, plan prévisionnel, perspective de revenu…
Rémy se lève et prend dans l’armoire de son bureau pour nous le montrer, un épais dossier d’installation, contenant, explique-t-il, une étude économique, un plan prévisionnel et des calculs sur 5 ans qui dégagent des perspectives de revenu. « Fait par la Chambre d’Agriculture, c’est bien pratique », commente-t-il.

Dans son parcours d’installation, il se souvient de la première étape, un premier rendez-vous au Point d’Accueil Installation de la Chambre d’Agriculture qui consistait à répondre à un questionnaire, puis, d’un stage de 21 heures qui fait parie du plan de professionnalisation personnalisé (P.P.P.). « On y apprend beaucoup de choses, on vous explique les rouages du monde agricole. La partie juridique, salariale, la comptabilité, et tout ce qui gravite autour de l’agriculteur ».

La vente au Cabanon

Sur les désormais 170 hectares de son exploitation, résultat du rapprochement avec l’exploitation poaternelle , il cultive en arboriculture pêchers, nectarines, abricots, pruniers d’ente et en maraîchage melons et fraises, dont il compte au moins 7 variétés, de la gariguette à la jolie Joly, cultivées en agriculture raisonnée avec en apport du fumier de bovins. Elles rougissent sous les serres qu’il a ajoutées en reprenant l’exploitation. Mais il cultive également du tabac de Virginie, du maïs semences, des céréales.

Satisfait d’avoir fait et de faire “quelque chose de ses mains”, il privilégie la vente directe de ses fruits (fraises au printemps, melons, prunes en été) qu’il propose au “Cabanon du Rond-Point ” de Condezaygues, sur un axe routier Villeneuve-sur-Lot/Cahors bien fréquenté. Au total, Rémy Ferret est satisfait du chemin parcouru et estime son installation très réussie : “C’est gratifiant !” conclut-il.

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