Frelon asiatique : La découverte inattendue d’un nouveau prédateur surprend tous les spécialistes

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En décembre 2025, une découverte surprenante vient bouleverser le champ de l’entomologie et attire l’attention des spécialistes. Selon une vidéo relayée par Allo Frelons, la martre européenne, un petit mammifère autrefois considéré comme nuisible, adopte un comportement inédit en Europe : elle s’attaque aux nids affaiblis de frelons asiatiques pour y consommer les larves. Cette découverte inattendue met en lumière le rôle potentiel de certains animaux dans la dynamique des espèces invasives, soulevant des questions sur l’avenir des apiculteurs, la biodiversité locale et la gestion durable du frelon asiatique.

Origine de la découverte et réactions des spécialistes

La scène observée montre avec précision une martre européenne fouillant un nid de frelons asiatiques visiblement fragilisé à la recherche de larves. D’après les spécialistes, il s’agit d’une “première en Europe”. Jusqu’à présent, ce comportement opportuniste n’était documenté qu’en Asie chez une espèce cousine de la martre.

L’annonce a suscité surprise et intérêt parmi les experts de la faune sauvage. Un biologiste du Muséum national d’Histoire naturelle commente : “Il est rare qu’une adaptation de ce type soit documentée si tôt après l’installation d’une espèce invasive.” La rapidité d’adaptation de la martre à cette nouvelle ressource alimentaire illustre l’évolution possible des réseaux trophiques locaux sous la pression du frelon asiatique.

L’impact sur la vision des espèces dites nuisibles

La martre européenne, longtemps classée parmi les espèces nuisibles, a été retirée de cette liste en mai 2025. Cette décision fait suite à une meilleure compréhension de son rôle écologique. Désormais, plusieurs voix considèrent que certains animaux jusque-là mal perçus pourraient devenir des alliés naturels face aux espèces invasives.

Un gestionnaire de milieux naturels précise : “Ce changement de statut tombe à point nommé. Il devient fréquent de voir des liens positifs se créer entre prédateurs naturels et régulation des espèces invasives. Notre approche doit évoluer en conséquence.”

Un phénomène isolé ou émergent ?

Les données actuellement disponibles restent limitées : seuls quelques cas d’attaques de nids par la martre ont été documentés. L’ampleur réelle du phénomène demeure inconnue. Des campagnes de suivi sont prévues afin de déterminer si davantage de groupes de martres adoptent ce comportement et dans quelles conditions environnementales il apparaît.

Selon un spécialiste interrogé, “l’habitude pourrait mettre du temps à se généraliser, car les martres doivent d’abord apprendre à exploiter cette nouvelle niche écologique. Une adaptation plus large dépendra aussi de la disponibilité des nids affaiblis sur leur territoire.”

Quelles conséquences pour la lutte contre le frelon asiatique ?

La prédation observée ne suffit pas à inverser la dynamique de l’espèce invasive. Il est justifié de rappeler que, malgré cette nouveauté, la gestion humaine reste indispensable pour traiter efficacement les colonies actives de frelons asiatiques. Toutefois, la martre européenne représente désormais, à petite échelle, un soutien inattendu dans la lutte biologique contre cet envahisseur.

Un expert entomologiste explique : “La martre intervient principalement sur les nids déjà fragilisés, soit par les conditions hivernales, soit après un traitement partiel. Sa contribution consiste surtout à limiter ponctuellement les populations locales, sans éliminer le problème globalement.” Les apiculteurs soulignent également qu’aucun impact direct n’a été constaté sur les attaques subies au début de la saison.

L’intégration de nouveaux alliés naturels dans les pratiques de gestion

Les débats sur le rôle des animaux indigènes dans les équilibres écologiques prennent de l’ampleur. L’émergence d’un nouveau prédateur naturel, tel que la martre européenne, suggère que la conservation de certains carnivores locaux peut avoir des effets bénéfiques insoupçonnés pour la biodiversité.

Certains gestionnaires recommandent déjà de préserver les haies et boisements qui favorisent la présence de la martre, estimant que cela renforce l’offre de services écosystémiques par la prédation indirecte sur les frelons asiatiques.

Limitations et complémentarité des méthodes actuelles

La présence de la martre européenne constitue une piste prometteuse, mais son action complète seulement les dispositifs existants. Actuellement, les méthodes principales demeurent le repérage systématique des nids et leur destruction mécanique ou chimique.

Il est à noter que la prédation naturelle concerne essentiellement les nids secondaires présents en hiver ou en fin de cycle, sans que cela ne réduise significativement les grandes colonies très actives en pleine saison. Un responsable de la lutte contre les espèces invasives rappelle : “La vigilance collective reste indispensable, car seul un ensemble coordonné d’actions permet de contenir l’expansion du frelon asiatique.”

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