L’essentiel à retenir : la fusion technique RSI-SSI a effacé des trimestres entiers pour des millions d’indépendants. Cette faille informatique menace directement le montant des pensions futures. Une vérification immédiate du Relevé Individuel de Situation s’impose pour rectifier ces erreurs avant l’échéance de janvier 2026 : le préjudice financier peut s’élever jusqu’à 500 euros de perte mensuelle.
Des millions de travailleurs non-salariés s’exposent à une baisse irréversible de leur pension suite aux bugs informatiques de la fusion RSI-SSI. Pour contrer cette faille administrative, nous analysons les erreurs types de votre relevé de carrière et la marche à suivre pour les contester efficacement. Voici la méthode pour récupérer vos droits avant janvier 2026 et éviter un manque à gagner de plusieurs milliers d’euros.
Faille retraite indépendants : 2 millions de carrières menacées par la fusion
Après des années de réformes, des millions de travailleurs non-salariés en France sont confrontés à une faille administrative dans leurs relevés de carrière. Ce bug risque de réduire leur pension de retraite si des corrections ne sont pas apportées avant janvier 2026.
Migration RSI-SSI : les bugs invisibles du transfert de données
La fusion entre le RSI et le régime général a provoqué des pertes de données massives lors des migrations. Ce basculement technique explique l’origine des erreurs. Les fichiers ont mal supporté le transfert.
Des trimestres entiers ont disparu des serveurs à cause de logiciels incompatibles entre les anciennes caisses. Ces anomalies informatiques restent fréquentes.
Cette présentation de la sécurité sociale éclaire le fonctionnement du système. Les indépendants sont responsables de leurs déclarations malgré ces failles. Vous devez surveiller vos droits.
Ces erreurs sont invisibles sans un contrôle humain rigoureux. Le risque est réel.
Statuts multiples : le piège des carrières entre salariat et auto-entreprise
Passer de l’auto-entreprise au salariat ou à la SASU multiplie les risques de mauvais report de points. Les caisses de retraite peinent à réconcilier ces différents statuts juridiques dans un dossier unique. Les parcours morcelés créent des trous. La vigilance s’impose.
Les anciens auto-entrepreneurs devenus gérants de sociétés sont les plus exposés aux ruptures de calcul. Leurs droits sautent souvent.
Lire Préparer sa retraite : le plan pour sauver vos revenus aide à anticiper. La chute brutale de revenus surprendra beaucoup.
Un dossier complexe est souvent un dossier erroné par l’administration. La fragilité est systémique.
Perte de pension : jusqu’à 500 euros de manque à gagner mensuel
Au-delà des chiffres abstraits, ces oublis administratifs se traduisent par une baisse concrète et définitive de votre pouvoir d’achat futur.
Décote définitive : le coût réel d’un seul trimestre manquant
Le mécanisme est brutal : un trimestre manquant suffit pour rater le taux plein. Cette carence active une minoration irréversible sur la totalité de votre pension. C’est une sanction mathématique immédiate.
Pourtant, il n’est pas trop tard pour agir avant la liquidation. Le Rachat trimestres 60 ans permet souvent de rectifier le tir. Cette démarche reste une solution efficace pour limiter la casse.
Cette perte financière s’accompagne d’un sentiment d’injustice tenace. Vous avez cotisé toute votre vie, mais le système ignore vos efforts.
C’est une double peine. L’erreur administrative se transforme en dette perpétuelle pour le retraité.
Calcul de préjudice : estimer sa perte sur 25 ans de pension
Une simple erreur de calcul mensuelle devient une somme astronomique sur deux décennies.
Imaginez une perte de 200 euros par mois : le trou atteint 60 000 euros sur 25 ans. Car des millions de travailleurs non-salariés en France sont confrontés à une faille administrative dans leurs relevés de carrière qui efface l’épargne d’une vie.
Comparez ce déficit avec la Retraite : montant d’une pension idéale. L’écart avec vos besoins réels devient alors insupportable.
Corriger cette anomalie est votre meilleur investissement. Vous risquez de réduire votre pension de retraite si des corrections ne sont pas apportées avant janvier 2026.
Audit du Relevé Individuel : 3 points de contrôle pour sauver ses trimestres
Pour ne pas subir ces pertes, vous devez reprendre la main sur votre dossier en effectuant un diagnostic précis.
Années blanches : repérer les périodes d’activité sans cotisations
Connectez-vous sur info-retraite.fr pour télécharger votre Relevé Individuel de Situation (RIS). Des millions de travailleurs non-salariés doivent examiner chaque ligne avec une attention particulière pour sécuriser leurs droits.
Identifiez les anomalies sans attendre. Les revenus affichés à zéro lors d’une année d’activité pleine sont des alertes rouges immédiates.
Passez par le site de L’Assurance retraite. L’outil de mise à jour de carrière en ligne permet de rectifier ces oublis. C’est le seul moyen fiable de régulariser votre dossier.
Une vigilance accrue s’impose. Les « années blanches » cachent souvent des bugs techniques de migration RSI.
Retraite complémentaire : vérifier le décompte des points RCI
Concentrez-vous sur le RCI. Le régime complémentaire des indépendants utilise un système de points souvent mal calculé par l’administration. Une erreur sur le revenu de base entraîne automatiquement un déficit de points annuels acquis. C’est une réalité mathématique pour votre pension.
Faites la corrélation des données. Vérifiez que les cotisations versées correspondent exactement au nombre de points inscrits sur votre relevé.
Consultez cette étude du Credoc. Elle rappelle que l’ignorance des droits sociaux est un problème historique majeur.
Exigez une double vérification. Ne négligez jamais la part complémentaire de votre future pension.
Régularisation administrative : le guide pour agir avant janvier 2026
Une fois les erreurs identifiées, il faut passer à l’offensive administrative pour rétablir vos droits avant l’échéance fatidique.
Preuves matérielles : rassembler ses avis d’imposition et déclarations CA
Exhumez vos archives : avis d’imposition et appels de cotisations originaux sont requis. Ce sont les seules preuves valables face à l’administration pour contester une faille administrative. Sans eux, la régularisation devient impossible.
Pour les auto-entrepreneurs, les déclarations de chiffre d’affaires mensuelles ou trimestrielles sont indispensables. Elles valident vos droits.
Conservez ces documents précieusement, même après une première correction. Les erreurs informatiques reviennent parfois.
Voici les pièces maîtresses pour bétonner votre dossier et éviter toute décote :
| Document à fournir | Utilité pour la caisse | Période couverte | Importance |
|---|---|---|---|
| Avis d’imposition | Preuve du revenu net | Annuelle | Critique |
| Déclaration CA | Validation trimestres | Trimestrielle | Haute |
| Appels RSI | Preuve de paiement | Variable | Moyenne |
| Bulletins de salaire | Périodes mixtes | Mensuelle | Haute |
| Attestation URSSAF | Absence de dette | Ponctuelle | Moyenne |
| Kbis / Statuts | Preuve du statut | Début/Fin | Basse |
Recours CNAV : sécuriser sa demande par courrier recommandé
Envoyez votre dossier complet par lettre recommandée avec accusé de réception à la CNAV. Cette trace juridique est fondamentale pour prouver la date de votre demande de régularisation. C’est votre assurance contre les délais administratifs.
Utilisez aussi votre espace personnel en ligne pour doubler l’envoi. Cela accélère souvent le traitement du dossier.
Relancez les services tous les deux mois sans réponse. La persévérance est la clé du succès.
Suivez l’évolution des barèmes via notre dossier Retraites – Aqui. Restez informé des revalorisations actuelles.
Ne laissez pas les bugs de la fusion RSI amputer votre retraite. L’échéance de janvier 2026 est formelle : vérifiez immédiatement votre Relevé Individuel de Situation sur info-retraite.fr. En cas d’anomalie, adressez vos preuves à la CNAV par recommandé. Agir aujourd’hui, c’est sécuriser définitivement votre avenir financier face aux erreurs administratives.







