Face à la recrudescence des appels indésirables, de nombreux consommateurs recherchent une technique efficace pour y mettre fin. En France, le démarchage téléphonique persiste malgré les réglementations strictes mises en place dès le début de l’année 2023. Pourtant, il existe des « mots magiques », simples mais puissants, qui permettent d’obtenir la suppression du numéro des fichiers commerciaux et de faire respecter son refus explicite de tout démarchage futur. Cette méthode repose sur un cadre légal précis et sur la crainte des sanctions encourues par les démarcheurs.
Le contexte actuel du démarchage téléphonique en France
Depuis janvier 2023, plusieurs mesures ont été adoptées afin de protéger les particuliers contre le démarchage téléphonique. La législation française interdit formellement l’utilisation de numéros commençant par 06 ou 07 pour ce type d’appels, ces plages étant réservées aux lignes personnelles. De plus, les créneaux horaires autorisés sont désormais encadrés : du lundi au vendredi uniquement, entre 10h et 13h puis de 14h à 20h.
Malgré ces restrictions, il est devenu fréquent de voir certaines entreprises contourner les règles ou persister dans leurs sollicitations, générant ainsi une multiplication des plaintes auprès des autorités compétentes. Selon la DGCCRF, des milliers de signalements sont enregistrés chaque mois, preuve que le problème demeure préoccupant pour les usagers. Par ailleurs, il n’est pas inutile de rappeler qu’aucun démarchage commercial n’est associé au chèque énergie.
Pourquoi les appels indésirables persistent-ils ?
Les organismes de contrôle disposent de moyens de sanction, mais certains acteurs exploitent encore des failles techniques ou s’affranchissent délibérément des règlements. La prospection commerciale représente pour eux une source importante d’opportunités, ce qui explique leur insistance, parfois malgré les refus exprimés.
Il est à noter que beaucoup de consommateurs hésitent à engager une réclamation officielle, faute d’information sur leurs droits ou de maîtrise des démarches à effectuer. Cette méconnaissance permet à certains démarcheurs de poursuivre leurs pratiques à la limite de la légalité. Pour plus d’informations sur le fait qu’aucune sollicitation bancaire ne doit être liée à l’aide gouvernementale, consultez cet article détaillant la sécurisation autour du versement du chèque énergie.
Quels sont les trois mots magiques pour arrêter les appels ?
La meilleure astuce pour arrêter les appels non sollicités repose sur une combinaison de mots simples mais redoutablement efficaces. Prononcés distinctement, ils obligent juridiquement l’interlocuteur à entamer une procédure de suppression du numéro et, en général, dissuadent toute relance ultérieure.
Ces mots constituent une formule reconnue qui protège le particulier et place le professionnel devant ses responsabilités. Il s’agit avant tout de rappeler la loi sur la protection des données personnelles, tout en affichant sa détermination face à la poursuite éventuelle des contacts.
Première étape : demander le retrait immédiat du numéro
Le premier réflexe consiste à déclarer clairement : « Retirez mon numéro ». Ce geste vise la suppression du numéro de toutes les listes commerciales utilisées par le démarcheur. Selon les dispositions du RGPD, chaque citoyen peut exiger cette mesure sans avoir à justifier davantage sa demande.
Le responsable du fichier doit alors procéder à ce retrait et ne plus recontacter la personne concernée. En cas de manquement, il s’expose à des sanctions administratives importantes. Ainsi, demander explicitement la suppression de ses données reste la première défense face au démarchage téléphonique abusif.
Deuxième étape : annoncer un possible signalement à la DGCCRF ou à la CNIL
En complément, il est recommandé de mentionner la possibilité de signaler l’appel à la DGCCRF ou à la CNIL. Cette menace rappelle la gravité d’un éventuel non-respect de la réglementation.
De nombreux centres d’appels prennent alors rapidement conscience du risque : outre l’amende administrative, ils exposent leur société à la suspension de toute activité de prospection. Le poids du signalement officiel motive généralement l’arrêt des sollicitations.
Troisième étape : signifier un refus explicite de tout démarchage futur
Enfin, exprimer catégoriquement son refus explicite de recevoir d’autres appels clôt efficacement la discussion. Cette affirmation, conforme au droit à l’opposition reconnu par la loi informatique et libertés, oblige l’entreprise à cesser toute démarche vis-à-vis du consommateur.
L’enchaînement de ces trois étapes maximise les chances d’être définitivement retiré de la liste de sollicitation. Il devient alors rare que la société rappelle après avoir reçu cet avertissement structuré et fondé légalement.
Comment utiliser concrètement cette technique lors d’un appel ?
Au moment où le démarcheur commence son argumentaire, il suffit de formuler calmement la demande suivante : « Je vous demande de retirer mon numéro, je vais signaler cet appel à la DGCCRF (ou à la CNIL) si je suis rappelé, et je refuse tout démarchage futur. »
L’effet de surprise est souvent notable. La plupart des collaborateurs de plateformes connaissent les conséquences attachées à ces demandes et notent immédiatement l’information afin de respecter la procédure interne. Des témoignages confirment l’efficacité de cette astuce pour arrêter les appels.
- Demander le retrait du numéro de la base de données
- Évoquer un signalement auprès de la DGCCRF ou de la CNIL en cas de récidive
- Signifier un refus explicite de tout processus de prospection ultérieur
Que faire si les appels indésirables continuent malgré tout ?
Si, malgré la prononciation des mots magiques, les appels indésirables persistent, plusieurs recours restent accessibles. Il est possible de déposer une plainte auprès de la CNIL, en apportant la preuve des sollicitations répétées. Des échanges enregistrés ou récapitulés par écrit renforcent la recevabilité de la démarche.
Une autre solution consiste à renseigner le numéro du démarcheur sur des plateformes de signalisation officielles. Ces dernières recueillent un grand nombre d’alertes et facilitent l’identification des pratiques illégales ou non conformes à la législation en vigueur.







