Alzheimer : vieillir heureux à Mérignac


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Alzheimer : vieillir heureux à Mérignac

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Temps de lecture 2 min

Publication PUBLIÉ LE 07/10/2017 PAR Alizé Boissin

Ensemble, ils répètent les paroles depuis quelques semaines déjà. D’abord parce que « la musique a des vertus thérapeutiques » selon le neuropsychologue Thibaut Bellettre, mais aussi pour célébrer cette belle journée ensoleillée.  Les patients du centre Alzheimer « Les Parentèles de Mérignac » sont fin prêt pour l’inauguration. C’est en mars 2017 que le centre a ouvert ses portes. Les Parentèles de Mérignac sont le 6ème établissement du genre en France. Leurs particularités ? Une approche par la stimulation, loin des thérapies médicamenteuses.

Une architecture bien pensée

Répartis en Parentèles, type d’appartements, les 65 résidents déambulent librement dans les 6000 m2 d’espaces verts. Larges couloirs, grands espaces et chambres communicantes, à première vue, l’établissement n’a rien à voir avec un centre pour malades. Mieux encore, l’architecture est travaillée de manière à réduire le stress et les troubles du comportement. La directrice du centre, Isabelle Etesse, en est persuadée « l’enfermement peut aggraver le comportement d’un patient, ici on a de très bons résultats ; notre premier résident, gravement atteint, s’est remis à marcher peu après son arrivée. Aujourd’hui, il se croit chef d’entreprise mais on le sent plus épanoui ! ». De la revue de presse quotidienne pour rester éveiller sur le monde extérieur, aux chambres d’invités pour conserver le lien familial, le centre de Mérignac préserve le bien-être malgré l’évolution de la maladie.  Afin d’adoucir la rupture que peut représenter le placement dans ce centre, les animaux de ses résidents sont aussi acceptés ! Chien, chat, poule et lapin cohabitent dans un joyeux tohu-bohu.

Soigner par le plaisir 

Chaque semaine le planning est renouvelé avec de multiples activités pour plaire au plus grand nombre. La journée commence en général en douceur avec l’éveil corprorel. S’en suit la traditionnelle revue de presse, puis les patients rejoignent leurs « Parentèles » aux noms de la région comme Mérignac ou Aracachon. Des moyens mémo-techniques qui permettent de continuer à stimuler la mémoire. Au-dela des chambres, le Centre de Mérignac comporte un salon de coiffure, un piano, une salle dédiée à la stimulation des sens. C’est grâce à ces installations que l’équipe médicale prétend maintenir les fonctions cognitives et sensorielles des résidents : « mémoire, parole, odorat … mais également des émotions comme la tendresse, l’amitié ou l’amour » précise Thibaut Bellettre, neuropsychologue du centre. 

Pour l’inauguration, le maire de Mérignac, Alain Anziani, a fait le déplacement. Fier d’accueillir Les Parentèles dans sa ville, le maire félicite celui qui est à l’origine de ces centres : le docteur Alfred Saillon. C’est en 1986, que Alfred Saillon a créé le premier établissement Alzheimer, persuadé que les méthodes douces étaient des alternatives aux médicaments. Si la médecine ne sait pas encore guérir cette pathologie, le maire, lui, assure « Rien dans la vie n’est jamais terminé ».

Malgré une vraie demande dans la région – le centre est déjà rempli à 80% – celui-ci peine à recruter du personnel soignant «compétents pour accompagner les patients » selon sa directrice. Une difficulté qui n’entache pas pour le moment le bon fonctionnement.

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