Une journée avec Franck Crugeon, conducteur de bus


Franck Crugeon, 54 ans, est conducteur pour TBM sur la ligne 4 depuis 2017. Il raconte son quotidien, et les avantages comme les inconvénients de son métier, qui fait face à une difficulté importante de recrutement.

Manon Gazin | Aqui

Franck Crugeon dans son bus, lors de sa mise en service.

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Publication PUBLIÉ LE 07/11/2022 PAR Manon Gazin

Le contact avec la clientèle : voilà pourquoi selon ses propres mots, Franck Crugeon, conducteur de bus TBM depuis 2017, adore son travail. Âgé de 54 ans, ce dernier collabore depuis 2008 avec Transports Bordeaux Métropole, et opère depuis quatre ans sur la ligne 4, en tant que “volant”. Il raconte son quotidien.

Première étape : la mise en service du bus. Ce vendredi là, Franck Crugeon part à 9h44 du dépôt TBM situé sous le pont d’Aquitaine, à Bordeaux. Depuis 7h50, il est d’astreinte. “Toutes les semaines, je change de service. Je peux commencer à 5 heures du matin, comme 18h ou 22h”, explique-t-il.

“On n’est jamais seuls”

Après avoir débranché le pistolet de gaz qui a rechargé toute la nuit et contrôlé le bus, le conducteur peut démarrer. Plusieurs vérifications s’imposent : il faut s’assurer que le bus n’est pas tagué, que la sécurité des portes automatiques et de la rampe fonctionnent, ou encore que les feux sont tous en état de marche. Un logiciel l’aide à évaluer sa conduite, et un bouton d’urgence, qu’il a dû utiliser “deux fois”, le relie directement au PC sécurité. “On n’est jamais seuls”, affirme-t-il. “Le PC, il nous suit”

Franck Crugeon va rouler de Bassins à Flot à Pessac Magonty, le terminus de la ligne 4, avant de repartir dans le chemin inverse. Il va conduire “cinq heures et vingt minutes d’affilée” durant cette journée. Pendant près de 1h30, il parcourt la ligne, en un peu moins de 60 arrêts. La journée est calme, ponctuée des habituels appels de phares et signes de la main entre conducteurs de bus qui se croisent. “On fait ce geste pour savoir si tout va bien”, rit Franck Crugeon.

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Ce vendredi 28 octobre, Franck Crugeon va conduire “cinq heures et vingt minutes d’affilées”.

Certains usagers prennent la peine de dire au revoir avant de descendre, d’autres lui demandent leur chemin. “Le chauffeur, il va te faire descendre !”, dit une usagère à son fils qui tape du pied contre les parois du bus. Franck Crugeon discute avec certains clients, et se permet parfois des blagues. Sa plus grande crainte, semble être la cohabitation sur la route : “Les vélos et les trottinettes, c’est notre hantise”, explique le quinquagénaire, qui pointe également du doigt les livreurs et usagers qui se garent sur les arrêts de bus. 

Une difficulté à recruter

“J’adore la ligne 4, parce que l’on passe par du centre-ville et de la campagne, des vignes”, explique en souriant le conducteur. Vers 10h30, le bus arrive à Pessac, dévoilant des vignobles et des châteaux. Un peu avant 11h10, le terminus est là. Après “11 minutes d’arrêt”, il faut faire le retour dans l’autre sens. Ce vendredi, la journée du conducteur se terminera à 15h14.

L’inconvénient de son métier selon lui ? “Les temps de pause”, qui peuvent être de plusieurs heures dans une journée. Un avis que partage Rodolphe Marcelon, manager des 60 conducteurs des lignes 4 et 8. “C’est un métier qui implique des contraintes, comme les horaires ou le fait de travailler les week-ends”, explique-t-il. TBM fait actuellement face à un manque de 40 conducteurs, malgré un salaire de 2069 euros bruts à l’embauche, et diverses primes. Face à la difficulté globale de recruter des conducteurs de bus et de cars scolaires, la Nouvelle-Aquitaine propose notamment une formation 100 % financée et accessible aux débutants

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