Un plan pour mieux se déplacer


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Un plan pour mieux se déplacer

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Temps de lecture 2 min

Publication PUBLIÉ LE 18/12/2017 PAR Claude-Hélène Yvard

La question des déplacements des salariés de la Ville, du Centre d’action sociale et de Bordeaux métropole faisait partie des dossiers à l’ordre du jour du conseil municipal de lundi. Pour les 9.000 agents de la Ville, de la Métropole, et du centre communal d’action sociale, il s’agit de mettre en œuvre en 2018 un vaste plan de déplacement des employés (PPE). Il a pour objectif d’inciter les salariés à délaisser leurs voitures au bénéfice de solutions alternatives, vélo, transports en commun, covoiturage, train, marche à pied.
Un agent de la ville parcourt en moyenne chaque jour, 18,1 kilomètres aller retour, contre 28,6 kilomètres pour un agent de la métropole. Pour se rendre au travail, 52,8 % des agents de la ville et du CCAS utilisent les transports en commun, 54 % des agents de la Métropole ont recours à la voiture. Le vélo est pratiqué par 28,2 % des agents de la ville et du CCAS et par 22 % des agents de la Métropole.
Ce plan consiste à créer de nouveaux aménagements  sécurisés pour les cyclistes, prévoit  de développer un parc à vélos à assistance électrique, de privilégier les véhicules électriques dans le cadre du renouvellement du parc automobile et de développer des outils utiles au télétravail ou, encore, le déploiement d’outils numériques pour l’organisation de réunions à distance, ou participation à des conférences. L’opposition socialiste et écologiste a voté en faveur de ce plan, en émettant des réserves, le trouvant trop peu ambitieux au regard des défis environnementaux à relever collectivement.
Ce plan  de déplacement des employés a été l’occasion pour le maire de Bordeaux d’évoquer la congestion routière et l’engorgement de la rocade, qui a t-il rappelé « est la propriété de l’Etat ». Il a affirmé qu’il n’avait pas eu de réponse de l’Etat concernant sa proposition d’adossement d’une partie de la rocade au réseau des concessionnaires autoroutiers ni sur le grand contournement. « Le projet GPSO est gelé et le fret ferroviaire c’est la glaciation », a commenté Alain Juppé. Il juge également que le réseau des trains TER « n’est pas à la hauteur, avec 50.000 voyageurs par jour ». Il  propose au Conseil régional de s’intéresser à la création de liaisons de cars express, sur voie dédiée, par exemple entre Libourne et le parking relais de la Buttinière à Lormont. Il se prononce aussi en faveur de la création d’un syndicat mixte de transports sur la Gironde.
Parmi les autres dossiers, la Ville va construire un centre d’accueil d’hébergement pour demandeurs d’asile (CADA) de 80 places, à la Bastide, dans un contexte de déficit d’hébergement. Alain Juppé a rappelé que l’accueil des personnes en situation de précarité était une responsabilité de l’Etat qui s’était engagé à financer ces dispositifs à hauteur de 1.000 euros par place. Sur le territoire de la Métropole, on trouve aujourd’hui 1.148 places au total, qui sont complètement saturées. 

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