Un plan d’investissement à 65 millions d’euros à Périgueux


Delphine Labails, maire de Périgueux et ses adjoints ont dévoilé les grands projets pour la ville d'ici 2026. Les investissements représentent 65 millions d'euros.

Delphine Labails et ses adjointsClaude-Hélène Yvard | Aqui

Delphine Labails et ses adjoints

Copier le lien Partager sur FaceBook Partager sur Twitter Partager sur Linkedin Imprimer
Temps de lecture 4 min Nombre de vues

Publication PUBLIÉ LE 21/09/2021 PAR Claude-Hélène Yvard

L’équipe municipale de Périgueux a présenté il y a quelques jours son plan pluriannuel d’investissement. Construit sur la base du contrat municipal avec la population et sur ses cinq piliers : action écologique, participation citoyenne, attractivité, solidarité, éducation et sport, il se veut au service des habitants. Il se chiffre à 65 millions d’euros d’investissement sur la durée du mandat. Il doit se faire sans augmentation de la fiscalité. 30 millions seront investis sur des grands projets dont le réaménagement du parc des sports et de loisirs, qui comprend le stade Francis Rongieras.

Delphine Labails, maire de Périgueux entourée de ses adjoints, a évoqué un plan ambitieux pour la ville, au service de la population, avec des investissements structurants, concourant à favoriser l’attractivité, financés sans endetter la collectivité, ni augmenter la fiscalité. Le plan pluriannuel d’investissement, présenté en fin de semaine dernière, est doté d’une enveloppe de 65 millions d’euros. Près de 30 millions seront investis dans ce que l’équipe municipale qualifie de grands projets. Un des plus importants est le réaménagement global du parc des sports et des loisirs, qui comprend le stade Francis Rongieras, pour une somme de 7,8 millions d’euros. Le chantier devrait démarré en 2022. L’équipe municipale souhaite en faire un lieu de vie et un équipement de proximité ouvert à tous. Le deuxième est le réaménagement de l’ancien site de la SEITA, pour 6,8 millions d’euros avec la création d’un Master arts et design et politiques publiques dont les étudiants de la première promotion feraient leur rentrée en 2024.
Pour le centre-ville, les élus souhaitent construire “une vraie politique d’attractivité”. Un des projets attendus par les commerçants est la réhabilitation de halle du Coderc, prévue entre 2022 et 2025. “Nous débuterons une concertation avec l’architecte des bâtiments de France, précise la maire. Les travaux sont estimés à 2,4 millions d’euros. La ville entend poursuivre ses opérations de plantations d’arbres, dans les rues, parcs et jardins pour une somme de 1,8 million d’eurosLa place Plumancy devrait être entièrement réaménagée pour laisser davantage de place aux piétons et aux vélos”, souligne François Carême, adjoint à l’urbanisme et aux mobilités. 

 Des écoles rénovées

Concernant les affaires scolaires, le plus gros chantier consiste à la réhabilitation de l’école élémentaire André Boissière, pour un montant de 2 millions d’euros. Les travaux débutent d’ici quelques semaines. D’ici la fin du mandat, la maternelle Solange Pain verra la création d’une salle périscolaire, l’agrandissement de la cour de récréation et la création d’une coursive, prévue en 2025, pour un montant de 800 000 euros. Enfin, l’école du Toulon devrait être totalement réhabilitée d’ici 2026, pour une somme de 3 millions d’euros. Et Marie-Claire Bécret-Dallé, adjointe à l’éducation, de citer parmi les projets engagés : “la deuxième année d’accompagnement scolaire. Nous lançons sur les temps périscolaires, une expérimentation à l’école du Gour de l’Arche. Le but est de proposer des cours de musique avec le conservatoire de la ville, des arts plastiques ou encore du sport et de laisser le choix d’une de ses activités d’ici la fin de l’année”. Cette expérimentation pourrait être étendue à d’autres établissements dans les mois à venir. Des rues scolaires et la mise en place de pédibus seront aussi expérimentées.

Sport et culture

Avec l’éducation, le sport et la culture font partie des axes prioritaires de l’action municipale. La ville a mis en place un soutien actif aux acteurs sportifs avec l’instauration du dispositif local d’accompagnement pour les associations employant des salariés. Elle souhaite poursuivre ses actions en faveur de l’ouverture et la pratique du handisport. La politique en faveur du sport s’accompagne d’un effort inédit en faveur des équipements sportifs : parc de la Source, moulin du Rousseau, gymnase Bertran de Born. Du côté de la culture, on note le réaménagement des espaces de la salle du Sans Réserve et la végétalisation du parking et la création du pôle des arts et du design (voir ci-dessus). 

Urbanisme et mobilités

Une des volontés de la majorité est de rénover l’espace public pour faciliter les transports et améliorer le cadre de vie. La finalisation du BHNS (bus à haut niveau de service) est enfin au programme. Plusieurs rues vont être réaménagées (rue Denis Papin à la gare, la rue du Maréchal Juin) pour faciliter la cohabitation entre les différents modes de déplacements. L’usage du vélo devrait être favorisé avec le développement des espaces partagés.  L’expérimentation des 30 km/ h devrait être généralisée, du moins étendue. 

Une ferme urbaine en projet

Dès l’an prochain, la ville pense mettre en oeuvre une ferme urbaine destinée à fournir la restauration collective : elle sera implantée au Gour de l’Arche. Elle entend reprendre la gestion des cantines scolaires dès la rentrée 2023, sous la forme d’une régie municipale. Les légumes cultivés devront servir à la restauration scolaire. Les serres municipales seront donc déménagées et reconstruites au Gour de l’Arche près de la chaufferie municipale pour un montant estimé à 1,2 million d’euros. La surface libérée par les serres devrait permettre de créer un espace vert dans ce quartier où la demande de ce type d’espace est forte. Ces actions et projets s’inscrivent dans le projet alimentaire territorial. Dans le cadre de ses actions et projets, l’équipe municipale a souhaité associer les citoyens en créant des conseils d’arrondissement auxquels participeront des responsables associatifs et des citoyens. 240 personnes âgées de 18 à 92 ans sont inscrites pour en faire partie. Ces conseils seront opérationnels l’an prochain. 

Ça vous intéresse ?
Partagez l'article !
Copier le lien Partager sur FaceBook Partager sur Twitter Partager sur Linkedin Imprimer
Laissez vos commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

On en parle ! Périgueux / Dordogne À lire ! POLITIQUE > Nos derniers articles