Un film pour restaurer le lien nature-enfants


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Un film pour restaurer le lien nature-enfants

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Publication PUBLIÉ LE 10/03/2017 PAR Matthias Hardoy

Dans le cadre de ses soirées cinéma, La maison éco-citoyenne  projettait jeudi soir le documentaire Le Lien de Frédéric Plénard, réalisateur girondin. Manon, Éva, Moufida, Mikaël, Dylan et Murat, sont six enfants de 9 à 17 ans qui habitent les cités défavorisées de la Ville de Pessac: Saige Formanoir et la Chataigneraie. A l’été 2015 grâce à l’association Fête  le mur et à Education Environnement 64, ils sont partis pour la première fois une dizaine de jours en pleine montagne en Vallée d’Aspe dans les Pyrénées. Frédéric Plenard à l’origine du projet a filmé tout le périple et a demandé à Dominique Cottereau, chercheuse en science de l’éducation, spécialiste de l’éco-formation de commenter cette aventure.
Selon elle, les enfants des cités urbaines «connaissent très mal la nature, c’est au mieux une toile de fond lointaine pour eux, au pire une ennemie!» Le documentaire souvent drôle met en valeur l’évolution de ces pré-adolescents qui finissent par s’approprier ces paysages montagneux qu’ils avaient beaucoup de mal à imaginer et à décrire au début du film. Dormir sous la tente ou à la belle étoile, se laver dans l’eau des torrents, apprendre à reconnaître les plantes, cuisiner autour du feu, fabriquer des outils, s’occuper d’animaux; autant d’activités qu’ils réalisent grâce à Kellie, Bruno et Saber, leurs animateurs patients et passionnants. Ces enfants parfois violents reviennent calmes et apaisés.
Le réalisateur est également professeur de SVT, l’éducation au respect de l’environnement ne peut marcher selon lui que grâce à ses séjours en pleine nature. « Quand je fais cours, je vois bien que la théorie et la morale n’ont aucun effet en la matière, c’est à travers le contact direct avec la nature que le rapport des enfants à leur environnement peut réellement changer. Ce qui est dommage, c’est que le nombre de colos, et de classes vertes diminuent alors que l’on a besoin de ces séjours pour restaurer le lien des enfants avec la nature. Comment la  »nécessaire transition énergétique » pourrait elle voir le jour sans leurs participations actives? »

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