Un étudiant bordelais crée des bellyboards en bois


L’ambition à l’origine de ces planches en bois : réduire la présence du plastique sur les plages.

Un bellyboard KifooKifoo

Un bellyboard Kifoo

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Publication PUBLIÉ LE 20/07/2022 PAR Nolwenn Tournoux

Étienne Quifille, 23 ans, est étudiant à Bordeaux et surfeur depuis 7 ans. En décembre 2021, le jeune homme a créé la société Kifoo, marque de bellyboards en bois. Les planches, plus longues que les bodyboards, permettent de prendre les vagues et glisser en restant allongé. Kifoo a décroché la 2e place et le prix impact sociétal du dispositif Ubooster. L’ambition à l’origine de ces planches en bois : réduire la présence du plastique sur les plages.

« J’ai bossé pendant cinq ans sur les plages à Soulac, en tant que nageur sauveteur, » raconte l’étudiant. « Je voyais, 3 bodyboards cassés par jour. Ce sont des planches très fragiles, composées d’une plaque de polystyrène recouverte de tissus. Cela m’agaçait de savoir que ça s’émiette, part dans l’océan, reste sur le sable … Certains baigneurs les mettent à la poubelle, d’autres les laissent sur la plage. »

Alors, le surfeur songe à une solution pour remplacer ces bodyboards. Après plusieurs recherches, il découvre l’existence, en Angleterre, du bellyboard. « J’en ai fabriqué plusieurs, je les faisais tester à des potes. Cela nous plaisait, donc je me suis lancé. »

Une planche (presque) tous publics

Depuis le mois de décembre, Étienne Quifille a vendu entre 150 et 200 planches sur des marchés, des évènements et sur le site de Kifoo. Le bellyboard coûte entre 110 et 120€, selon le modèle. Il en existe 4, dont 3 en fonction des gabarits et un plus performant, pour les surfeurs confirmés. Étienne fabrique lui-même les planches. « Je fais faire un collage avec du bois d’okoumé et de peuplier. Ensuite, je les fais chauffer dans une étuve à vapeur qui ramollit les fibres du bois puis je les plie dans un rac, » détaille le jeune entrepreneur. Une finition à l’huile de lin et à la résine de pin permet d’étanchéifier la planche, d’empêcher l’apparition d’échardes et donner de l’adhérence au bois.

« Finalement, je n’ai pas vraiment trouvé la solution pour remplacer les bodyboards pour les enfants de moins de 10 ans, » reconnaît l’étudiant. « C’est une planche pour aller s’amuser mais il faut savoir bien l’utiliser. Cela peut faire plus mal qu’un body en polystyrène. » Les planches sont destinées aux enfants de plus de 10 ans, aux adolescents et adultes de tout âge.

« Les débutants et les surfeurs qui n’ont plus la capacité physique d’aller surfer l’achètent et vont s’amuser. Les surfeurs confirmés ajoutent le bellyboard dans la housse de leur planche ; lorsqu’il y a trop de vent ou des vagues un peu molles ils l’utilisent. » Étienne Quifille ne renonce pas à son idée d’origine et continue sa recherche pour remplacer les bodyboards auprès des plus jeunes. « C’est dans les tiroirs, » assure l’entrepreneur.

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