Un espace de biodiversité urbain


Le Grand Périgueux crée un espace de biodiversité spécifique pour la faune et la flore dans le cadre des aménagements du quartier de la gare de Périgueux

Les chiroptères vont profiter d'un nouvel habitatClaude-Hélène Yvard | Aqui

Les chiroptères vont profiter d'un nouvel habitat

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Publication PUBLIÉ LE 10/06/2021 PAR Claude-Hélène Yvard

Le Grand Périgueux développe un espace de biodiversité sur une jachère de 3000 m2 à proximité de la gare de Périgueux, secteur qui verra naître le futur quartier d’affaires et où sera implanté le futur siège de l’agglomération. La première réalisation concrète de cette action est l’installation de deux abris à chauves-souris. Sur cet espace de biodiversité, un travail va être également mené au niveau des espèces végétales, en collaboration avec le conservatoire d’espaces naturels d’Aquitaine. L’accès à cet espace sera restreint pour ne pas compromettre la vie de la faune et de la flore.

Des nichoirs à chauves-souris et un monticule ont vu le jour, au fond d’une parcelle de 3000 mètres carrés, sur un secteur qui abritera le futur quartier d’affaires de Périgueux. Ces réalisations sont la concrétisation des mesures compensatoires de ce vaste projet d’urbanisme. “Suite à la démollition des vieux bâtiments, dont ceux de la Sernam, l’étude environnementale réalisée a permis d’identifier la présence de chiroptères. Il y a des remblais  de terre, nous avons décidé de les utiliser comme un atout, explique Yannick Bidaud, vice-président du Grand Périgueux délégué au climat et à la transition énergétique. Le grand Périgueux a fait réaliser deux habitats à chauves-souris par l’association “Pour les enfants du Pays de Beleyme”, dans le cadre d’un chantier d’insertion. Sur cet ancien terrain, se trouvaient de nombreux résidus industriels, des traces de métaux lourds, liés aux anciens locaux et à leur activité. Le Grand Périgueux a donc cherché à identifier les impacts du projet global sur l’environnement, pour les réduire, les éviter et les compenser. 

De l’habitat pour les chauves-souris

Pour l’agglomération, c’était une obligation de créer un habitat pour les chauves-souris. La collectivité a passé une convention avec le Conservatoire d’espaces naturels d’Aquitaine (CEN). “L’étude menée a mis en évidence quatre espèces de chauves-souris, des espèces courantes mais protégées, notamment la Pipistrelle commune ou de Kulh. Par convention, nous allons faire un suivi pendant dix ans sur ces deux nichoirs. Ils doivent être occupés, sinon, on devra trouver d’autres solutions”, explique Maxime Cosson, le responsable en Dordogne du CEN. Toutes les conditions doivent être réunies pour que les chauves-souris s’y plaisent, y trouvent de quoi se nourrir. L’éclairage public sera aussi adapté afin de ne pas gêner la faune et de limiter la pollution lumineuse. 

La dépollution du site passe par tout un ensemble de mesures environnementales destinées à favoriser la biodiversité. “Les plantes qui poussent sur ce terrain sont du trèfle, de la luzerne, des plantes melifères. Tout un travail va être mené au niveau des espèces végétales. Nous allons planter des arbres et des jeunes arbustes, sur une partie du terrain, pour maintenir les terres et limiter l’érosion du sol”, précise Yannick Rolland conseiller délégué à la biodiversité au Grand Périgueux. L’accès à cette parcelle sera restreint pour ne pas compromettre la vie de la faune et la flore. Des ouvertures ponctuelles à l’occasion de fêtes de la nature, ou d’actions pédagogiques vis-à-vis des scolaires sont prévues. 

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