Un Concours National Bazadais porté par la jeunesse !


28 élevages bazadais participent ces jours-ci au concours national bazadais organisé sur le Salon de l'agriculture de Nouvelle-Aquitaine. La relève est assurée.

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Concours national bazadais sur le Salon de l'agriculture Nouvelle-Aquitaine

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Publication PUBLIÉ LE 28/05/2022 PAR Solène MÉRIC

Côté Aquitanima, le dernier week-end du Salon de l’agriculture de Nouvelle-Aquitaine se consacre au Concours national de la Race Bazadaise. Un événement dans l’événement placé sous le sceau de la convivialité, de la saine émulation entre éleveurs mais aussi de la jeunesse. Car la race, toujours en progression en nombre de têtes, séduit aussi et de plus en plus dans les rangs des jeunes éleveurs. Ils sont d’ailleurs nombreux à concourir cette année à Bordeaux et obtiennent de belles récompenses. Rencontres en bord de ring avec Richard Béziat, président de l’Organisme de sélection Excellence Bazadaise, Nathalie Morlot, présidente de la Race en Gironde, et Maxime Gouze, jeune éleveur béarnais primé à plusieurs reprises pour sa première participation.

« C’est un beau succès en termes de participation d’éleveurs, un beau succès aussi quand on voit le nombre de spectateurs autour du ring! » La première journée du Concours national Bazadais n’était pas encore achevée que déjà Nathalie Morlot, présidente de la race en Gironde ne cache pas sa satisfaction sur la réussite de l’événement. Cerise sur le gâteau, « il y a beaucoup de jeunes éleveurs passionnés qui participent au concours ».

Une joie qui fait aussi écho à la fierté pour la présidente du syndicat départemental de la race de recevoir le concours national dans le département même du berceau de la Bazadaise. Tout un symbole. Et le déroulement du concours dans le cadre du Salon de l’agriculture, qui accueille le grand public, est aussi évidemment un atout à ses yeux.

Promotion de la race
Les événements tels que le concours national, au-delà d’un temps de convivialité entre éleveurs, contribuent à la promotion de la race à la belle robe grise. « Ca nous permet de montrer les qualités bouchères et maternelles de la race, lorsque, notamment une vache concoure avec son veau » , explique Richard Béziat, président gersois de l’organisme de sélection de la race, lui-même candidat au concours du jour. Mais si la bazadaise a du succès dans les élevages, c’est qu’elle possède d’autres qualités liées à sa rusticité, comprendre « sa facilité de vêlage et d’entretien » pour l’éleveur.

Pour faire bref, « c’est une vache qui coûte moins cher à produire que d’autres races », synthétise le président, satisfait de compter 28 élevages présents sur le concours pour une centaine d’animaux. Si la plupart vient de la Gironde, des Landes et des Pyrénées-Atlantiques, sont aussi présents sur la manifestation des élevages venus de Creuse, Charente-Maritime, Haute-Pyrénées ou même encore de Vendée !

“La race a de l’avenir”
Ce développement de la race n’était pourtant pas un pari gagné d’avance. La Bazadaise revient de loin. « On ne peut pas dire qu’elle était en voie de disparition, mais dans les années 60 et 70, la race était assez mal engagée… Grâce à différents plans de relance, on a pu la remettre au goût du jour », rappelle Richard Béziat. Mais le passé, c’est le passé ; « désormais la race est en augmentation constante depuis une dizaine d’années, avec un cheptel national d’environ 10 000 animaux, et 4 500 reproducteurs inscrits au herd-book, l’outil qui permet de certifier la qualité des reproducteurs ».

Côté chiffres encore, 160 élevages sont inscrits à l’organisme de sélection, « c’est un chiffre en légère augmentation, avec une moyenne d’âge qui se rajeunit », appuie le président national. Une jeunesse visible sur le concours, que les « anciens » voit arriver avec satisfaction. « Ils sont passionnés comme nous l’étions, ça montre que la race à de l’avenir » sourient les deux responsables.

Reconnaissance par ses pairs
Parmi cette nouvelle génération d’éleveurs présents à Bordeaux, Maxime Gouze, la petite trentaine, installé en GAEC avec sa sœur à Cubloucq dans les Pyrénées-Atlantiques. Il est venu avec 2 animaux, Ramses, et Sisi, qui ont chacun emporté le premier prix de leur section ! Une sacrée reconnaissance par ses pairs. Eleveur de volailles (poulets), il s’est lancé en 2018 dans l’élevage de la Bazadaise, avec l’achat d’un premier lot de génisses lui permettant de mener ses premiers vêlages. « Désormais j’ai une quinzaine de vêlages, c’est un petit troupeau en extensif qui me permet de valoriser l’herbe des coteaux sur une quinzaine d’hectares ».

Si l’exploitation a un temps, connu l’élevage de Blonde d’Aquitaine, arrêté en 2013 « ce sont des copains d’enfance qui m’ont amené à la Bazadaise. C’est une race rustique qui valorise très bien l’herbe, et, plus petite que la Blonde, elle plus « maniable » », explique-t-il.

Quant à sa participation au concours, là aussi Maxime remercie d’autres copains d’enfance de Garlin et d’Arzacq, eux-mêmes éleveurs de père en fils de Blondes ou de Charolaises. Il accompagne ses amis et leurs familles « depuis tout petit » sur les concours. « Ils m’ont donné le virus en quelque sorte ! Tant qu’à avoir des bêtes autant avoir des bêtes qui ont du potentiel, et essayer de faire de la sélection ». Un essai plus que réussi puisque les deux animaux primés sont les premiers produits de son exploitation. Le jeune éleveur démarre fort ; « Je suis très content, ça donne envie de continuer ! », lâche-t-il enthousiaste et plus que jamais motivé.

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