Soin et santé : les quotas de formations revus à la hausse


Infirmiers, aide-soignants, auxiliaires de vie : plus de 1800 nouvelles places vont être ouvertes en 2021 et 2022 dans les formations sanitaires et sociales de Nouvelle-Aquitaine. Le Ségur de la santé est passé par là.

Solène MÉRIC | Aqui

Le nombre de formations sanitaire et sociale va considérablement augmenter dans les 2 ans à venir

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Publication PUBLIÉ LE 23/03/2021 PAR Solène MÉRIC

Au total d’ici septembre 2022 en Nouvelle-Aquitaine : ce sont 1828 places de formations supplémentaires qui auront été créés permettant de proposer un total de 6939 places. Le nombre de place de formation pour les infirmiers passant ainsi de 2656 à 3312, celui pour les aides soignants de 2152 à 2867, et pour les auxiliaire de vie (plus précisément les formations AES) de 303 à 760.

Refonte des quotas et maillage des offres
Une refonte des quotas de ces formations sur laquelle avait déjà travaillé et mise en œuvre la Région Nouvelle-Aquitaine depuis septembre 2020 dans le cadre du PIC (Plan d’Investissement dans les Compétences). Mais les annonces liées au Ségur de la Santé et les concertations qui les ont suivies entre Etat et Région ont permis d’accélérer le déploiement de nouvelles places pour ces métiers dont les acteurs locaux constataient bien les carences.
« Jusqu’à récemment le nombre d’infirmiers et d’infirmières était suffisant. Le déséquilibre, s’est fait à bas bruit, progressivement depuis septembre 2019, et il a explosé avec la crise du Covid 19, détaille Françoise Jeanson. On a cru qu’il y avait un désintérêt pour la profession mais en fait depuis que les formations sont répertoriées sur Parcours sup, et donc qu’elles gagnent en visibilité, ce sont un million de vœux qui sont déposées chaque année pour une disponibilité de 40 000 places au niveau national ! Nous ne sommes pas inquiet sur le recrutement ».

Nous avons souhaité que les personnes puissent être formées sur l’ensemble du territoire plutôt que dans quelques gros centres 

Pour ce qui est des aides soignantes et auxiliaires de vie, la carence en personnel était déjà présente et connue avant même la crise sanitaire. Avec la difficulté cette fois chronique de l’attractivité de ces métiers « jusque là à la fois mal rémunérés et difficiles » et pourtant si nécessaires en milieu hospitalier, en EHPAD et à domicile pour la région de France qui a le plus grand nombre de personnes âgées. Pour plus d’attractivité sur ces formations, « le choix de la Région a été de territorialiser le plus possible l’ouverture de ces places, explique François Jeanson. Nous avons souhaité que les personnes puissent être formées sur l’ensemble du territoire plutôt que dans quelques gros centres ». Un maillage qui répond à la fois à la réalité des besoins « qui sont partout sur le territoire », et à ce que « les gens formés puissent être près de chez eux pour se former et pour ensuite exercer leur métier ».

Expérimentations
Conséquence pratique : 9 antennes délocalisées d’instituts en formation d’aide-soignant et 6 antennes d’institut en travail social formant les AES, ont été créées dans les territoires et notamment dans des locaux de MFR et de lycées professionnels. « Cela permet de mutualiser des équipements et d’ouvrir des perspectives d’avenir. Par exemple des élèves de MFR proposant des bac pro permettant d’accéder à ces métiers seront d’autant plus enclin à poursuivre leur formation si l’institut de formation se trouve dans leur lycée », selon l’élue.

Mais des expérimentations du même genre sont aussi lancées du côté de la formation des infirmiers et infirmières avec la création de 2 nouveaux instituts en soins infirmiers. L’un à Bergerac, qui est une émanation de l’FISO de Bagatelle de Talence, l’autre à Limoges avec la création d’une antenne de l’IFSI d’Ussel dans les locaux même de l’Université. L’amorçage ici de la création d’une licence en soins infirmiers. Autre expérimentation validée par l’Etat dans le cadre de cette concertation Ségur » : la création au sein de l’Université de Bordeaux d’une spécialité en « soins infirmiers », afin de permettre aux étudiants ayant échoué en PASS (Parcours Accès Santé Spécifique), d’entrer directement en 2ème année de formation infirmier.

Le ruissellement des formations sur l’ensemble de la région est un sens nouveau qu’il faut donner à cette politique du soin

Autant d’initiatives ajoutée à la mise en place d’une plateforme numérique de mutualisation des cours des enseignants universitaires (e-noticia) qui « permettent d’élever le niveau des formations tout en homogénéisant les formations dans toute la région », selon Alain Rousset, pour qui aussi « le ruissellement des formations sur l’ensemble de la région est un sens nouveau qu’il faut donner à cette politique du soin, de l’accompagnement et de la santé ».

Pour l’ensemble de ces nouvelles places, le montant total alloué par l’Etat à la Région Nouvelle-Aquitaine, pour 2021 et 2022, sera de 28 446 800 euros. Cela dit précise le Conseil régional, pour permettre la plupart de ces ouvertures dès la rentrée de septembre 2021, la Région va réaliser une avance de près de 10 millions.

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